20/05/2015

Top 10 des excuses pour ne pas prendre mon vélo ...

no-bikes.gifBon, le vélo électrique (voir billets précédents) n'est pas une grande réussite pour moi pour l'instant. Avec un nombre de kilomètres parcourus de 0 et un nombre de sorties de 0.

 

 

Voici dans par ordre d'importance croissant les raisons (excuses ?) qui jalonnent mon expérience.

  1. il pleut (un cycliste quotidien m'a assuré qu'il ne pleuvait que quatre fois par an, il y a déjà eu trois fois ce mois-ci, ça devrait aller mieux après)
  2. il fait chaud et j'ai peur de transpirer dés le matin (j'aime le côté nature des choses, mais pas trop, et je ne suis pas adepte du côté "pull qui gratte, chaussures de marche, odeur de transpi" - alerte cliché)
  3. je n'ai aucune idée du temps de parcours pour la gare, avec fixation du vélo 
  4. je n'arrive pas à me décider pour un trajet, en partie parce que cette stupidité de gare de Liège-Guillemins n'est pas prévue pour être traversée en vélo
  5. certains jours, avec mon ordi portable, mon sac est trop lourd
  6. je ne sais même pas à quoi ressemble le parking à vélo de la gare et je ne suis pas sur de pouvoir y attacher mon vélo correctement (voir point 9 et 10)
  7. si je vais chercher les enfants, après je dois marcher à côté de mon vélo qui fait 22 kilos sans assistance, avec le poids des mallettes qu'on va immanquablement me refiler et qui ne tiennent pas sur le porte-paquets)
  8. j'ai peur qu'on me vole la roue avant
  9. j'ai peur qu'on me vole des pièces mobiles du vélo (selle, pompe, sonnette)
  10. j'ai peur de me faire voler ou détériorer mon vélo et devoir payer 1500 € (que je n'ai pas) à la ville de Liège

Noter que "circuler dans le trafic" n'en fait pas partie.

 

 

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30/04/2015

Prendre de l'assurance pour rouler en vélo en ville ...

Ce billet est la suite de : Mise à disposition d'un vélo électrique par la ville de Liège

vélo (2 sur 4).jpg

Ce matin, douche froide au saut du lit de la part de mon assureur. J'étais plutôt optimiste, mais pour pouvoir assurer un vélo électrique, il y une série de conditions :

  • il faut une copie de la facture d'achat,
  • pour certains assureurs, il faut un (coûteux) cadenas portant la certification ART, délivré par une fondation sise au Pays-Bas (pour consulter la liste des cadenas certifiés, c'est sur le site de www.stichtingart.nl. Ce label semble encore inconnu à la maison des cyclistes que j'ai contacté par téléphone hier en fin d'après-midi,
  • il faut être propriétaire du vélo.

Ces conditions excluent toute possibilité de m'assurer contre le vol et la casse. Evidemment, les RC et assurances d'autres usagers me couvrent bien pour les dégâts matériels et physiques. Une chute ou un accident lors d'un déplacement domicile travail seraient couverts. Mais en cas de vol, ou en cas de chute en solo (en raison d'un défaut de la chaussée), qu'en est-il ?

Au fait, la roue avant a une attache rapide, "non mais allo quoi", c'est pourtant un basique des recommandations antivol ?? La question a été évoquée à la maison des cyclistes, mais apparemment c'est le modèle de série qui est ainsi proposé.

A propos du vol, je vous livre une petite anecdote vécue qui date du temps de l'ancienne gare des Guillemins.

En sortant de la gare, je vois un voiture avec une remorque garée en double file près du bâtiment de l'ancienne poste. Un escalier sur le côté est bordé d'une petite grille en fer forgé à laquelle sont attachés de nombreux vélos, genre vieux vtt un peu pourri sans accessoires, mais aussi des vélos plus récents. Un type avec une énorme pince coupe calmement les cadenas, tandis qu'un ado attrape les vélos et les jette sur la remorque. Calme, déterminé et efficace, littéralement sous le nez d'une foule qui va et vient. Je sonne à la police, pour m'entendre dire

  • de ne surtout pas m'interposer, pour ma propre sécurité
  • que le numéro de plaque ne sert à rien
  • qu'ils n'ont pas de patrouille disponible pour l'instant, malgré le joli flag que je leur offre

J'insiste un peu et on me répond "qu'on va voir ce qu'on peut faire", je traduis "lâche-nous, merci", pendant que les voleurs prennent la rue du plan incliné pour rejoindre l’autoroute avec une dizaine de vélos.

Tranquille, calme et déterminé ... et en toute impunité donc. 

Bref, je ne suis ni assuré, ni rassuré ...

Une autre piste pour mettre mon précieux deux-roues à l'abri était le parking à vélos payant, clôturé, surveillé et sécurisé, mais il est complet depuis sa création (je me demande si son usage est audité, et si il existe des "vélos-ventouses").

Si le but du projet est de "donner de l'assurance" aux gens pour les inciter à rouler en vélo, c'est tout de même un sérieux obstacle de savoir qu'en cas de vol, je devrai payer environ 1450 € pour un vélo qui ne m'aura jamais appartenu et ne m'appartiendra jamais. Ma première pensée a été qu'il resterait plus souvent attaché dans mon garage que sur la route ou pire, attaché quelque part, malgré le cadenas balèze. On est à l'opposée de l'objectif proposé par le projet.

Oui, je le confesse, avoir une épée de Damoclès de 1500 euro-boules au dessus de ma tête EST un obstacle à la jouissance du vélo en ville. J'étais disposé à payer une somme mensuelle de mon côté (mettons 20-30 €) pour compenser la gratuité de la mise à disposition par une sorte de "loyer pour ma tranquillité d'esprit". Mais visiblement les gens ont 1500 € à perdre à froid, ce qui n'est pas mon cas. Pour être franc, j'hésite même à rendre le vélo, malgré mon intérêt pour le projet en général et le vélo en ville en particulier. 

Certes, sans doute que pas mal de monde dispose de possibilités pour mettre un vélo en sécurité ou semi-sécurité sur son lieu de travail. Dans mon cas, qui implique un déplacement domicile-gare de quelques kilomètres, avant de prendre le train pour Bruxelles, je dois laisser le vélo la journée à la gare.

A froid, il me semble que le pliant non-électrique semble la meilleure option dans ce cas de figure, puisqu'il peut être emporté dans le train puis casé au bureau, même dans les étages sans susciter de commentaires (surtout dans un Service public fédéral de ... l'environnement), mais du coup pas d'assistance électrique pour sortir de la vallée réservée aux voitures (la plupart des aménagements pour vélos ne se prolongent pas au delà de la place général Leman).

A suivre ...

13:40 Publié dans Actualité, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vélo, mobilité, vélo électrique, cycliste, ville, urbain, assurance | |  Facebook |

29/04/2015

Mobilité : Test d'un vélo électrique mis à disposition par la ville de Liège

Voilà, je reviens à l'instant de la séance de remise officielle d'un vélo électrique pour une période d'environ 2 mois 1/2.

Remise en présence des autorités et de la presse, selon la formule consacrée. Un petit verre de l'amitié, faire connaissance avec les autres participants autour d'un sandwich (l'une des participantes a reconnu le guitariste que je suis, le début de la célébrité - mais nan, j'déconne).

Nous sommes huit à recevoir les vélos aujourd'hui. 

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J'ai échappé aux interviews des participants, avec un léger regret, j'aurais aimé exposer mes motivations que je rumine depuis une semaine et qui sont :

  • tester une alternative plus robuste que ma trottinette sur un trajet accidenté
  • pouvoir opter pour des trajets plus vallonnés, pour plus de sécurité ... (les grands axes de pénétration dans la ville, sur le plat, sont historiquement réservés aux voitures)
  • échapper aux horaires variables et aux correspondances foireuses du train Sclessin-Liège
  • lutter contre la sédentarité ausi (si si !)
  • tester la faisabilité et la viabilité de la solution vélo électrique en général et en particulier
  • suivre les questions d'environnement
  • avoir des trucs à raconter sur le blog (aussi)
  • découvrir la maison des cyclistes et le point vélo des Guillemins

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Le vélo est un Diamond Liberty Lady super bien équipé ... 8 vitesses, freins à huile, moteur de 400 w, suspension à la selle et à la fourche avant. Il est équipé d'un cale-roue et d'un cadenas du genre balèze qui résiste(rait) à la disqueuse.

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Nous avons droit à une petite séance de rappel du code de la route, et des conseils sur la conduite vélocipédique urbaine ...

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Nous enfourchons les vélo pour un petit tour de chauffe sur l'esplanade devant la gare des Guillemins.

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La sensation de l'assistance électrique est déroutante quelques instants, on a l'impression d'avoir des mollets sous stéroïdes. Chaque coup de pédale est littéralement amplifié par le vélo. Le pédalage est aisé et fluide à toutes les vitesses du coup. L'assistance électrique a plusieurs position : off - eco - tour -sport et turbo, qui permettent de doser l'assistance. L'autonomie est évidemment tributaire de la puissance demandée, du dénivelé du trajet et, malheureusement pour moi du poids de l'utilisateur.

Ensuite, nous faisons un petit tour dans le quartier pour nous frotter (mais pas de trop près) à la circulation en ville).

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Le maître mot est "prendre sa place pour rouler en sécurité". N'en déplaise aux automobilistes, il est déconseillé de se coller au bord de la route, au risque de se faire dépasser "à frottement dur" et de se faire prendre entre les voitures stationnées et les obstacles dépassant des trottoirs et les véhicules en mouvement. Rien de plus dangereux qu'une voiture ne faisant pas un véritable dépassement.

La bordure instable du caniveau est un piège à éviter également. La distance de sécurité est d'environ un mètre. Et tant pis pour les impatients, un coup de klaxon n'a jamais tué personne.

Avec mon casque et mon gilet fluo, j'ai sans doute l'air un peu ridicule, mais là aussi, le ridicule ne tue pas, les accidents si !

Notre instructeur prend un peu le large pour laisser le peloton s'étirer et nous donner les sensations de la navigation en solo au milieu du trafic. 

Retour à la maison des cyclistes pour la remise administrative ... signature du contrat et dernières instructions.

Le contrat comporte quelques notions juridiques moins plaisantes, comme l'absence de responsabilité en cas d'accident et l'absence d'assurance en cas de vol ou de casse. De mon côté je pense souscrire une assurance pour ne pas devoir payer 1450 € en cas de vol du précieux deux roues.

IMG_3010.JPGAutre bémol, au terme du test, pas de possibilité de location longue durée ou d'achat à tarif préférentiel. J'imagine que les vélos achetés par la ville iront gonfler le parc de véhicules officiels de la ville. Néanmoins, faire progresser le vélo en ville par la pratique du terrain me semble un objectif louable et suffisant pour tenter l'aventure, même si elle reste sans lendemain. Pour ma part, en effet, je ne vois pas l'achat de ce coûteux vélo comme l'alternative évidente à l'achat d'une seconde voiture. Mais peut-être que je changerai d'avis en cours de route, allez savoir. Comme je ne le perçois pas comme une alternative à une seconde voiture, je m'interroge aussi sur le cycle de vie environnemental de l'ensemble vélo, électronique et batterie.

J'enfourche mon précieux et repars par la colline de Cointe, histoire de tester en conditions un peu plus rudes. Et bien, ça monte bien ... 13 km/h dans la montée sans se fatiguer. Les arrêts au feux rouges ne sont pas la fin du monde, ça repart tout seul, d'un coup de pédale. Arrivé à la maison, je remonte ma rue, "pour le plaisir" c'est dire.

Contacter mon assureur pour trouver une solution, apprendre qu'il faut un certain type de cadenas, une copie de la facture d'achat ... une solution semble se profiler à suivre, mais on pédale encore un peu.

A suivre ...

15/03/2015

La beauté des choses simples ...

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11:35 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

22/02/2015

Carnet rose: Alex et Tom - "portrait officiel février 2015"

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14/02/2015

Bonne Saint-Valentin à tous !

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13/02/2015

C'est de l'humour ... c'est raciste et sexiste, mais c'est de l'humour ...

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Encore une agence de com qui trébuche avec une campagne sexiste, un politicien qui se prend les pieds dans le tapis avec une affirmation raciste. Le plus petit commun dénominateur entre les deux ? La pathétique ligne de défense "Relax, c'est de l'humour !".

Racisme et sexisme ont ce point commun de se réfugier derrière d'une part, la liberté d'opinion, dont on a amplement débattu dernièrement, et d'autre part, derrière l'humour.

L'humour cherche à faire percevoir l'absurde par l'observation du monde qui nous entoure, en attirant l'attention sur nos travers avec une certaine légèreté. 

Avant toute chose, il convient de clarifier un point, ce que vous racontez est raciste ou sexiste (point).

C'est précisément parce que votre propos est raciste ou sexiste qu'il était supposé être drôle et soutirer des rires francs (ou consternés), voire des cris de protestations. Ce que vous racontez imite ou caricature en décrivant ou en traitant avec férocité une situation initialement empreinte de racisme ou de sexisme.

Inutile de nier, ce serait pire que tout. Si tenir un tel propos sous couvert d'humour ne fait pas forcément de vous une personne sexiste ou raciste, nier de bonne ou de mauvaise foi l'existence d'un problème dans votre propos montre que vous n'avez pas le recul nécessaire sur la situation que vous décrivez.

Je ne suis pas raciste (ou sexiste), mais ...

La question de savoir pourquoi c'est supposé être drôle est toujours intéressante, car vous devez être conscient que vous véhiculez des stéréotypes, des clichés qui alimentent le racisme et le sexisme ordinaire, celui qui n'est pas de l'humour. Celui qui fait le quotidien des personnes qui en souffrent.

 

Je vais te raconter une blague raciste ! J'en ai une bonne, pas très sympa à propos des femmes !

Au moins vous ne faites pas semblant de feindre ignorer que votre propos est problématique et ne pourrait ne pas être perçu comme amusant ou divertissant par tout le monde.

Passé cette première étape d'admettre qu'un chat est un chat, il devient plus facile d'admettre que devant certains publics, dans certaines situations ou face à l'actualité il est possible qu'un tel propos puisse blesser. On agira donc en connaissance de cause. 

On admettra également que cette indignation est parfaitement légitime, ne constitue pas une atteinte à votre liberté d'opinion et ne doit pas être balayée du revers de la main, mais assumée.

Le sel relève les plats, mais sur une plaie ça pique !

Rire est un excellent moyen de dénoncer et de réfléchir, tant pour le rieur que pour le narrateur. Ce n'est qu'en pratiquant cette forme de rire de manière parfaitement lucide, consciente et assumée que vous pouvez espérer réconcilier les rieurs autour de vous, y compris ceux dont vous dénoncez le manque d'auto-dérision.

Si on se réfugie derrière le prétexte de l'humour, on occulte l'indispensable recul que le rire aurait pu amener.

Le sel sur une plaie, ça pique, mais ça peut aider à désinfecter et cicatriser. Alors racontez des histoires racistes ou sexistes, mais au moins, assumez-les en dénonçant les clichés qu'elles véhiculent.

14:18 Publié dans Actualité, Général, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, blague, racisme, raciste, sexiste, sexisme, phallocrate, publicité | |  Facebook |