Remue-Méninges & Remue-Ménages

  • Les parfums de la semaine - jour 5 - #31bloggingdays

    Je me replonge avec plaisir et nostalgie dans mes archives de blog à la recherche d'inspiration pour ce cinquième jour du #31bloggingdays. Je me rends compte que cette façon de tenir un journal est un peu datée, elle me semble si lente par rapport à Twitter ou même Facebook. Ces endroits où on résume en une formule lapidaire l'humeur du jour. On y parle de soi, mais on se met en scène. On se la raconte plus qu'on ne se raconte.

    J'avais déjà pris un peu le pli de faire court et rapide avec mes billets tagués "Entre2lignes". Mais à l'époque où je m'occupais de ce blog avec régularité, j'avais également pris l'habitude de parler de mes "parfums de la semaine". Une bonne vieille liste spontanée de ce que j'aime ou n'aime pas à l'heure du "t", à l'instant du café. 

    Alors, ces jours-ci j'aime:

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    • le pendentif "Mjolnir, marteau de Thor" en acier damast que mon frère m'a forgé ... il s'en dégage quelque chose de fort et de mignon, tout à fait moi (nan, je déconne ... je suis juste mignon)
    • les bulletins des enfants qui ont assuré et rassuré
    • les petits moments de sucre dans le grand noir
    • retrouver le temps d'une soirée les amis de guindaille avec lesquels j'ai vécu des moments forts et des moments fondateurs de l'adulte que je suis
    • mon concert au MrBricolage à Liège qui m'a donné de belles retombées sur les réseaux sociaux
    • le boulot qui se passe bien pour le moment (pourvu que ça dure)
    • reprendre un peu l'écriture sur ce blog, même si c'est difficile et que cette façon d'écrire est dépassée, je retrouve des sensations plaisantes un peu oubliées 
    • écrire le soir le billet à paraître le lendemain, au calme, sans pression 
    • ma guitare qui est juste (ou un peu moins fausse que d'habitude)

    Je n'aime pas :

    • tout ce qui est cassé dans nos vies: la patience, la gentillesse, la tolérance, la tempérance, l'ouverture d'esprit
    • le nuage de laid qui semble tout avaler les dernières années 
    • les supporters stupides qui gâchent une rencontre qu'ils sont en train de gagner, et ceux qui mettent un terme peu sportivement à une rencontre qu'ils sont en train de perdre, mais où rien n'est joué
    • que tant d'amis soient absents aux soirées de retrouvailles, certains déjà pour toujours
    • ne pas avancer sur mon projet de CD de compositions
    • le manque de moyens criant pour réaliser nos objectifs professionnels
    • voir mes parents prendre de l'âge, la vieillesse est une vieille dame un peu classe dans ces débuts, avant de devenir une vilaine sorcière malfaisante au fil du temps
    • les retards de train
    • les ogres insatiables qui dévorent la planète en creusant les fossés entre nous en saccageant l'économie, le tissu social et l'environnement. Ils nous tirent vers le bas en contrepoids de leur ascension vertigineuse.

    A demain ... pour le jour 6.

  • Comment je suis devenu fan du Standard de Liège - jour 4 - #31bloggingdays

    drapeau1.jpgLe dimanche est un moment parfait pour raconter un peu ma vie. Avant, je n'ai jamais vraiment été fan de foot. Mais ça c'était avant.

    Pendant mes études, le foot ne m'intéressait pas. Pour commencer, je n'avais pas la télé. La seule anecdote dont je me souvienne est la fois où j'ai dû courir vite et loin pour échapper à des supporters du Standard. Par hasard j'étais habillé en noir et blanc un jour de derby Standard-Charleroi. Chemise à carreau noire et blanche, des bretelles noires et un foulard noir et blanc. Avec une tenue pareille mon cadavre flottant dans la Meuse aurait été facile à identifier, mais c'étaient les années 90 et leurs looks notoirement improbables. J'étais au Cadran à Liège en haut de la rue Hocheporte, bien loin du Stade et bien loin de me douter que ma tenue était au couleurs de l'équipe d'en face. Quand une voiture s'est arrêtée à ma hauteur et que j'ai croisé les regards vides et haineux, que j'ai vu les portières aux fenêtres lardées d'écharpes s'ouvrir, je me suis dit que toute explication serait une perte de temps. La fuite m'a semblé la meilleure option. 

    Des années plus tard, quand j'ai commencé à travailler à Bruxelles, TOUS les lundis matins j'y avais droit : Alors le Standard à encore perdu ? Une ritournelle un peu lassante. Mes collègues étaient majoritairement supporters d'Anderlecht et à leurs yeux tout liégeois était forcément supporter du Standard de Liège. Ils n'ont sans doute jamais entendu parler du FC Liège, mais ça, c'est une autre histoire.

    Pendant la période 2006-2009, le Standard de Liège commence à bien tourner. Sur le terrain, on trouve quelques joueurs qui font maintenant partie d'équipes prestigieuse et qui jouent pour nos Diables rouges. 

    Le championnat prend une autre tournure. Tout à coup c'est amusant de taquiner les collègues. Le dimanche je jette un œil sur le match, en préparant ma petite vanne. En plus j'ai déménagé non loin du stade et l'ambiance bon enfant dans le quartier proche est contagieuse. Je me mets à suivre le devenir des joueurs, les aléas sur le terrain et dans le vestiaire. Certains diront que je suis un "supporter de la victoire", mais je suis resté fidèle dans la défaite aussi. Il faut dire qu'avec le Standard de Liège, qui est capable du meilleur comme du pire, les émotions sont garanties jusqu'à la dernière minute du match. Les mauvaises langues diront que pour le pire, c'est le meilleurs. Mais certaines défaites sont plus belles que pas mal de victoires, en raison du courage qui anime l'équipe. J'avoue que la fronde contre la direction du Club et les entraîneurs successifs (parfois malgré de bons résultats) m'a moins intéressée.

    Le dimanche on a le choix entre la formule un, où sauf accident les deux trois mecs qui partent en tête finissent en tête, et le cyclisme qui voit une horde d'asthmatiques drogués s'adonner à un interminable simulacre de sport, au milieu de paysages qu'ils gâchent de leur présence bruyante et chamarrée. Au moins le foot procure des émotions qui me tiennent en alerte les lendemains de sortie.

    Le titre de 2008 est un tournant, après un championnat passionnant, le Standard bat Anderlecht 2-0 et devient Champion de Belgique. Je suis content, mais un peu surpris que la défaite affecte tant, et au premier degré, ceux qui ont perdu. Moi qui pensais que cette gué-guerre était bon-enfant. Au boulot, c'est la soupe à la grimace pour certains. 

    J'avoue, je reste un supporter à deux balles, j'ai parfois du mal à retenir les noms de certains nouveaux qui jouent quelques instants avant d'être reversés ailleurs ou de finir la saison sur le banc. L'équipe connait des bons moments, des passages à vide, des changement d'effectif plus ou moins heureux et j'ai parfois du mal à suivre. Je n'y connais toujours pas grand chose au foot - mais moi au moins, je ne fais pas semblant d'être sélectionneur, arbitre, gardien de but, défenseur et buteur depuis mon gros cul devant la télé. Même si parfois je me prends d'une affection ou d'une désaffection déraisonnable pour certains joueurs, surtout en équipe nationale (Lukaku - GO HOME !).

    Depuis, sans en faire une affaire d'état, j'aime bien mon petit match du dimanche après-midi. Mon fauteuil, ma bière, le match. Parfois je me demande si j'aime vraiment le foot, ou si je suis "juste" supporter du Standard.

  • Facebook, Twitter, les trolls et les cuistres - jour3 #31bloggingdays

    Je ne nie pas mon statut de troll occasionnel. Je pratique également une certaine forme de cuistrerie.

    Il m'arrive régulièrement de poster des sujets légèrement polémiques, si possible sous un angle constituant ce qu'on appelle parfois un appeau à trolls. Les débats sur Facebook ou Twitter sont généralement très polarisés et fonctionnant à coup de punchlines brèves ayant un impact élevé. tout en prêtant par nature le flanc à la critique pour leur côté caricatural et monolithique, l'engueulade ne tarde jamais.

    Dans ce genre de débat personne ne raisonne à charge ou à décharge, on charge et on décharge. Le plaisir coïtal de la saillie est renforcé par l’anonymat relatif, le confort physique de pouvoir s'invectiver sans la nuisance des postillons et de la mauvaise haleine de son vis-à vis, en sachant qu'on ne prendra pas un poing dans sa gueule pour le manque élémentaire de savoir-vivre, même quand on dépasse les bornes. Au pire, outrage suprême, on bloque l'autre, on les renvoie au silence gêné du mec qui se demande ce qu'on dira de lui, une fois la porte refermée.

    Face à face, on trouve deux protagonistes : le troll et le cuistre.

    Le cuistre

    Le cuistre use d'arguments d'autorité, d'un discours biaisé, et d'une supériorité intellectuelle supposée. Comme le dit le dictionnaire: Cuistre, homme pédant, vaniteux et ridicule, souvent fier d’étaler son savoir mal assimilé devant des gens qu’il croit moins éclairés que lui.

    Il se veut le prosélyte de la vérité et le pourfendeur de l'obscurantisme. Comme tout homme de foi prosélyte, il ne remet jamais en question les fondements de sa pensée. Ses actes sont légitimés par la puissance de son raisonnement, peu importe que les prémisses en soient biaisés jusque à l'os. Sa mission sacrée ne connait pas le doute.

    Il est habituellement un expert dans TOUTES les matières suivantes: 

    Logique, Mathématiques, Informatique, Informatique théorique, Mathématiques discrètes, Biologie, Chimie, Physique, Physico-Chimie, Géosciences, Anthropologie, Criminologie, Science de la Conception, Économie, Géographie, Histoire, Linguistique, Musicologie, Psychologie, Sciences de l'éducation, Sciences de la communication ou sciences de l'information et de la communication, Sciences des religions, Science politique ou Politologie, Sciences juridiques, Sciences médicales et paramédicales, Sociologie.

    Ainsi que de tout autre nouveau domaine du savoir qui aurait échappé à cette liste.

    Ici, j'insère une image avec un rappel essentiel:

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    Selon un ami, que ne je citerais pas pour qu'il vienne m'invectiver, le fonctionnement du cuistre repose sur un ensemble de règles simples. 

    • Règle 1 : mes arguments sont des faits, vos arguments sont, au mieux, des opinions, au pire, des fantasmes.
    • Règle 2 : si, malgré la règle 1, vous tentez d’appuyer vos opinions/fantasmes ou de contester mes faits, mes sources seront fiables et indépendantes, vos sources seront suspectes et partiales.
    • Règle 3 : si néanmoins vous tentez de recouper mes sources ou vos sources par d’autres sources, voir règle 2.
    • Règle 4 : si vous tentez de légitimer vos sources ou de décrédibiliser les miennes, voir règle 1.
    • Règle 5 : vos critiques sur ma manière de mener le débat sont des attaques ad hominem, mes attaques ad hominem sont une manière de m'abaisser à votre niveau

    Attention, n'est pas cuistre qui veut ! Se veut cuistre celui qui n'est souvent qu'un simple troll qui suscite ou nourrit artificiellement la polémique. Quand le cuistre s'enfle au point de perdre ses pieds de vue, il n'argumente plus, s'abaisse à l'invective et n'est plus qu'un troll parmi d'autres.

    Le troll

    To troll, en anglais, consiste à pêcher à la cuillère (un leurre métallique de forme creuse et incurvée). Par passage sur l’internet, il s’agit de poster des messages ineptes (des leurres) en espérant obtenir d’autres messages. Certaines sources indiquent que le terme dériverait de to trawl, pêcher au chalut ou à la traîne. Dans certaines FAQ anglophones, on explique ainsi que troller équivaut à partir à la pêche aux messages incendiaires (« fishing for flames »).

    J'anticipe sur le cuistre francophile féru d'académisme franchouillard pour signaler que le verbe troller existe en ancien français: Troller, v. n. Terme de vénerie, quêter au hasard (in. Lexique de l’Ancien Français, Frédéric Godefroy, Paris, Honoré Champion, 1994). Le verbe « trôler », en français, serait issu du latin populaire trahere (« suivre à la trace ») et signifierait « aller de ça, de là », « mener, promener de tous côtés » et encore « tenir des propos inconsidérés ».

    Passant du scandinave au hollandais, puis du hollandais au français, le « tröll » serait devenu le « drolle », un être malfaisant jouant des tours, mais que l’on ne pouvait prendre au sérieux. Finalement, le sens et l’orthographe se sont fixés sur la version « drôle » que nous connaissons désormais. Signalons encore l’allemand : Troll (Kobold) lutin ; et la forme verbale sich trollen : décamper, déguerpir, détaler.

    Les comportements du troll sont aussi classables.

    • la provocation et l’insulte: hippie, khmer vert, communiste, capitaliste, syndicaliste, abruti, mongol
    • Les réponses rapide pour avoir le dernier mot en dérivant du sujet. 
    • faire durer les débats oiseux, chaque participant devenant troll à son tour. 
    • se focaliser sur la forme plutôt que le fond
    • se prétendre victime de censure, d'insulte, etc.

    Voici, à toutes fins utiles la liste des 18 moisissures argumentaires pour pourrir les débats.

    On distingue

    1. le troll persuadé d’avoir une opinion valable sur tout, d’être de bonne foi, et que sa diarrhée verbale intéresse quelqu’un d’autre que lui. Le troll bête revêt l’apparence d’un message véritable. C'est un cuistre paresseux. En général l'absence de recul sur soi donne une impression de bêtise crasse et de méchanceté. Petit joueur, les parties sont en général plutôt courtes.

    2. le troll joueur qui agit par amusement et par désœuvrement

    -  mauvaise foi à toute épreuve, 
    -  nullité conceptuelle, 
    -  autodérision de façade, 
    -  tics de langage et smileys,
    -  bassesse inimaginable.

    Plus fin que le premier, le second peut-être amusant pour qui pratique ce genre d'humour et sait lire entre les lignes.

    Allez, j'y retourne. A demain.

  • Le monde manque d'R : réduire, réparer, réutiliser, recycler - jour 2 #31bloggingdays

    Réduire-Réparer-Réutiliser-Récycler.jpgJe profite de ce second jour du défi #31bloggingdays pour vous parler d'un concept important: les 4R.

    L’abréviation 4R évoque quatre notions importantes pour la consommation de nos ressources: Réduire, Réparer, Réutiliser, Recycler. Le moment des fêtes c'est aussi le moment des bonnes résolutions. Pourquoi ne pas en profiter pour intégrer les 4R dans votre vie ? 

    Réduire 

    Dés l'achat on peut optimiser les quantités pour éviter le gaspillage. On peut réduire:

    • éviter les achats inutiles
    • le gaspillage en évitant l'achat d'objets à usage unique ou de piètre qualité (ce qui revient parfois au même)
    • le gaspillage alimentaire, en faisant des menus à l'avance qui définiront les achats
    • la consommation de carburant, en adoptant une conduite souple et en évitant les accélérations inutiles
    • la consommation d'eau, en prenant des douches pas trop longues à la place d'un bain
    • la consommation d'électricité, en veillant à éteindre les lumières et les appareils en veille
    • ...

    Il est important de penser aux autres "R" dés le moment de l'achat ... l'objet est-il réparable, réutilisable ou recyclable ?

    Réparer

    Les fabricants n'aiment pas qu'on répare ce qui est cassé. L'assemblage peut être confié à une main-d'oeuvre distante peu qualifiée. La réparation nécessite des connaissances et le transport en aller-retour vers le lieu de réparation pèse lourd sur la facture de réparation.

    Les fabricants découragent les réparations de multiples façons. Le moyen le plus simple est de facturer la réparation hors-garantie à un prix exorbitant. Ils calculent la fin de vie des objets qu'ils nous vendent. Parfois l'obsolescence est littéralement programmée, ce qui serait condamnable, mais le plus souvent elle résulte d'économies sur la conception et les matériaux qui débouchent sur une usure considérée comme acceptable.

    On peut anticiper les réparations en vérifiant et en entretenant les objets en notre possession. Resserrer une vis, lubrifier un point de contact. Il faut parfois chercher un peu pour retrouver les consommables d'un produit qui n'est plus sur le marché, mais on fait parfois de très bonnes affaires avec des lots d'invendus.

    Ce n'est plus du tout naturel de nos jours, mais avec un peu de colle et d'inventivité ou en s'adressant à des professionnels, on peut réparer ou faire réparer de nombreux objets.

    • réparer et faire vêtements et chaussures
    • avoir de la colle à bois, de la superglu, du dégrippant et du ruban autocollant solide à la maison
    • se rendre à un repair-café
    • soutenir les initiatives citoyennes qui exigent des fabricants le droit à la réparation
    • ...

    Réutiliser

    Internet regorge d'idées pour réutiliser toutes sortes d'objets: emballages, meubles, vêtements, restes de tissu, morceaux de bois. Soyez créatifs.

    Le but n'est pas d'entasser des objets en attendant le prochain vide-grenier mais de les transformer pour les réintégrer à votre intérieur. Un coup de génie, un coup de peinture, un coup de scie suffisent parfois à faire d'un "Bof" un "Wow, il fallait y penser". Il y a des sites entiers consacrés à ce sujet, et on trouve pas mal d'idées sur des réseaux sociaux comme Pinterest.

    Juste un petit exemple ... c'est pas la frime ça ? :

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    Recycler

    Avant de balancer un objet dans le sac-poubelle, démontez-le. Enlevez les piles, le papier, le carton, le bois. Préférez le parc à conteneurs ou chaque déchet prendra la meilleure destination possible que ce soit la valorisation thermique avec production d'énergie, ou la réinjection en tant que matière première dans les processus de production. Au pire ils finiront leur vie dans un environnement contrôlé et sécurisé plutôt que sur un talus au coin d'un bois.

    La perfection n'est pas de ce monde, et chaque effort compte. Le mieux est l’ennemi du bien. Nous ne vivons pas en théorie. Plutôt que de pointer un doigt accusateur sur, au hasard, la bagnole dont on pourrait "très bien" se passer, la goinfrerie consommatrice, la toilette pas sèche et la maison pas si économe, je préfère conclure par cette jolie fable.

    La part du Colibri

    Un immense incendie ravage la jungle.
    Affolés, les animaux fuient en tous sens.
    Seul un colibri, sans relâche,
    fait l’aller-retour de la rivière au brasier,
    une minuscule goutte d’eau dans son bec,
    pour l’y déposer sur le feu.
    Un toucan à l’énorme bec l’interpelle :
    “Tu es fou, colibri, tu vois bien que cela ne sert à rien !”.
    “Oui, je sais” réponds le colibri, “mais je fais ma part”…

  • C'est reparti pour 31 jours de blog ... ma liste de cadeaux pour le 1er #31bloggingdays.

    Houla, ça fait un moment que je n'étais plus passé ici. Ma dernière publication date du mois d'août. J'ai eu du mal à me souvenir de mon mot de passe.

    Quelques blogueurs ont décidé de lancer une sorte de calendrier de l'avent des blogs. Mais comme on est généreux, ce sont les 31 jours du mois qui seront pourvus d'un billet. Le billet quotidien, c'est un beau challenge qui me rappelle ma période de blogueur prolifique. Maintenant je me partage entre mon blog consacré à la guitare acoustique guitar.vanlochem.be, Facebook et Twitter. C'est un autre rythme, une approche plus instantanée.

    Évidemment je fais ça sur un coup de tête, évidemment je ne suis pas prêt, évidemment je vais commencer par un truc un peu facile genre une shopping list de trucs à mettre sous le sapin.

    Sélection de deux coups de cœur ... 

    25 Acoustic Music Years de Jacques Stotzem

    (Musique : Jacques Stotzem, Livret : David "fan" Lochem)

    Cette année, j'ai eu le plaisir et l'honneur d'écrire mon tout premier "livre" sous la forme d'un livret biographique. Il raconte 25 années de carrière d'un artiste qui me tient à cœur. C'est mon maître, et il est devenu un ami au fil du temps. J'avoue que tenir en main mon exemplaire imprimé a été une émotion très particulière. J'espère revivre le même frisson avec mon CD si j'arrive un jour à le finaliser.

    Nous avons passé quelques heures ensemble à choisir des photos issues de ses archives et à choisir les anecdotes qui jalonnent ce livret. 

    Le récit se focalise sur la genèse des 14 albums parus sur son label "Acoustic Music Records" et sur les rencontres déterminantes dans la carrière de Jacques Stotzem. Un CD contenant un extrait (remasterisé) de chaque album permet de mettre des notes sur les mots. Le texte est traduit en allemand et en anglais.

    A déguster avec : un verre de vin, une soirée au calme, la musique en fond et le livret en main.

    Il est disponible sur le label de Jacques Stotzem www.acoustic-music.de ou lors de ses concerts.

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    Le livre qui m'occupe actuellement est d'une autre nature ...

    Jamais en carafe: Tout savoir sur le vin avec La Pinardothèque 

    Sandrine Goeyvaerts

    J'imagine que tout le monde l'a déjà. Sinon il vous manque. Je suis le blog de Sandrine depuis un moment. J'aime son écriture impertinente dans le ton et pertinente sur le fond. Ce livre est marrant et érudit à la fois. Il est construit comme une succession de fiches sur le vin où se croisent vocabulaire, fun facts et conseils de consommation. Si vous n'y connaissez rien, c'est le livre parfait et si vous croyez connaître le vin ce livre ouvrira quelques portes moins connue. Les petites illustrations sont sympathiques et bien dosées.

    L'auteure pourrait s'en offusquer mais c'est le livre parfait à laisser traîner au petit coin pour s'y distraire et distraire vos invités qui risquent d'en revenir moins bête et avec le sourire.

    A déguster avec : l'esprit ouvert et la soif d'apprendre.

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    Voilà qui clôt ma première intervention pour ce #31bloggingdays. Tout à coup je me dis que j'aurais dû scinder ce billet en deux pour en mettre un de côté. Mais ce serait de la triche.

    A demain pour la suite.

  • Quand on se la raconte sur le net.

    Mon corps et ma vésicule biliaire n’étaient plus d’accord que sur un point, la rupture. Il n’y a pas de traitement médicamenteux pour ça (arrête, tu m’emmerdes avec ton jus d’herbe et ton curcuma, et tu fais perdre du temps à tout le monde) … tôt ou tard on finit par l’enlever. Le mieux c’est encore de choisir son moment avant de devoir y passer en urgence plié en quatre par la douleur. Choisir son moment c’est aussi un moyen pour ne pas peser trop sur le boulot et la famille. Par exemple une semaine comme celle-ci comportant déjà des jours de congés, en dehors des examens scolaires.

    J’ai grandi dans un milieu médical, et je suis plutôt rationnel par rapport à tout ça. Bref, si une opération n’est jamais quelque chose d’anodin et que le risque zéro n’existe pas, ce n’était pas grand-chose à mes yeux. J’en ai un peu parlé autour de moi surtout pour en savoir plus sur la vie sans vésicule.

    On se dit « tout » sur le net, alors une fois sorti d’affaire, après un lapidaire "à plus tard" il me semblait logique de poster une photo de moi « in situ » avec un bon vieux V de la victoire, que je voulais rassurant. Souvenir d’un moment « comme un autre », ou pas ?

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    Évidemment je n’étais pas à mon avantage sur la photo. Faut-il toujours l’être ? La vérité ne connaît guère de pudeur. Il ne faut jamais perdre de vue que nous voyons ce qu’on veut bien nous montrer. Le geste n’est finalement jamais gratuit. Même le vaguebooking poursuit le but de susciter des questions qui resteront souvent sans réponse.

    J’avoue avoir été surpris par le nombre de réactions inquiètes de mes amis. Pour moi, si je postais cette photo, c’est que j’allais bien. On voit tant de choses sur le net que j’étais persuadé que les gens seraient désensibilisés à force. Mais la sympathie et l’empathie vis-à-vis de personnes réelles est bien différente de ce que nous ressentons vis-à-vis du SDF/manifestant/policier/vieil homme seul/blessé/animal anonyme.

    Mais sinon, je vais bien. Les cicatrices sont très belles, mon chirurgien a bien bossé vu de l'extérieur, la douleur est acceptable (mon crédo : la douleur comme la peur sont des choses contre lesquelles il ne faut pas lutter mais qu'on apprivoise).

    Preuve s'il en est que nous ne devons jamais oublier que nous sommes les metteurs en scène de nos vies sur les réseaux sociaux. Selon notre humeur et notre tempérament nous partageons les bons moments, ou les mauvais. Nous construisons une image. Même choisir de ne pas figurer ou de nous retirer des réseaux sociaux façonne une empreinte en creux de nous-même.

    Était-ce maladroit de ma part ? Certainement. Involontaire ? Non ! Quel était mon but ?

    Il y a quelques temps, une vilaine entorse de la cheville m’avait retenu à la maison pour quelques jours, impossible de mettre des chaussures et de poser le pied à terre. Une photo de la fête d’anniversaire de mon fils avait suscité des commentaires de collègues mettant en doute le bien-fondé de mon absence pour maladie. Une entorse allait m’empêcher de me déguiser en pirate et de boiter de mon fauteuil à la table ? Cette histoire m'avait mis en rage ...

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    Depuis cette mésaventure j’ai viré TOUS mes collègues (ou presque) de mes amis Facebook, mais via-via une fuite est toujours possible. Considérant qu’une chose publiée est quasi-publique, si le système sert à charge, autant l’utiliser à décharge également pour lever le doute (et n’hésitez pas à m’envoyer le médecin contrôle). Le souci est que si la rumeur est toujours publique, le démenti respecte malheureusement strictement votre vie privée.

    Nous devons toujours garder à l’esprit ce filtre conscient que nous appliquons sur nos vies publiques. Et surtout garder cet aspect à l’esprit quand nous regardons la vie des autres. L’envie, la jalousie, le dégoût, la tristesse, l’inquiétude, l’empathie que nous ressentons sont le résultat d’une forme de manipulation. Le mot manipulation n’est pas à prendre comme une action malveillante, mais comme une forme de communication, de marketing de soi. Comment aimons-nous être perçu par les autres ? Nous jouons de notre image pour nous vendre comme fêtard, instruit, bon buveur/mangeur, penseur cynique, cinéphile, audiophile, libéral, altruiste, sportif …

    Nous nous résumons à une image, et ceux qui nous lisent n'en retiennent encore qu'une partie. N'oublions jamais que nous, nos actes et nos motivations sont des choses bien plus complexes qu'il n'y parait.