Amour

  • Dix choses qu'un homme doit savoir faire en 2016 - jour 6 - #31bloggingdays

    En 2011 j'avais publié un billet sur les 6 choses qu'une femme 2.0 doit savoir entreprendre.

    Je disais que la dilution (bienvenue) de la barrière des genres devrait affecter également les activités que les femmes refilent "naturellement" au sexe dit "fort". L'inverse est tout aussi vrai.

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    De nombreuses femmes se plaignent que leur mec n'en fout pas une, et surtout qu'il fait tout de travers, mais il faut aussi laisser faire, tolérer les erreurs et l'apprentissage qui en résulte si elles souhaitent que les choses changent.

    "Laisse, moi faire (… t'es trop con)"

    Voici, pour le jour 6 du #31bloggindays, le pendant non-exhaustif de cette liste au masculin, j'y inclus pas mal de taches de parent, parce qu'être père ça s'apprend aussi, et ce n'est pas plus inné ou naturel que d'être une mère :

    • passer le torchon : ce n'est pas sale, enfin si, c'est parce que c'est sale qu'il faut savoir le faire
    • faire à manger: faire cuire un œuf sans cramer l'eau, non, non, pas seulement le grand repas souligné d'un bon vin qui frime devant les invités, mais la tambouille du quotidien, le frishti de tous les soirs
    • trier le linge, faire une machine, utiliser le séchoir, repasser, recoudre un bouton : je plaide coupable pour le repassage que je n'ai jamais réussi à maîtriser
    • changer bébé et donner le bain : ça parait évident comme ça, mais voir Papa tendre Bébé à Madame d'un air consterné accompagné d'un lapidaire "il a fait caca" c'est pas très 2016
    • faire faire les devoirs aux enfants : pas que le bricolage du cours de science
    • faire les courses : non, pas juste choisir le vin
    • habiller ses enfants et coiffer sa fille : sans mettre du vert et du bleu ensemble
    • aller à une réunion de parents : et connaitre les noms des profs
    • emmener ses enfants à un rendez-vous : logopède, coiffeur, dentiste, anniversaire 
    • choisir ses propres vêtements, et les assortir à la tenue de Madame : dis t'as quel âge Roger, tu sais toujours pas assortir slip et chaussettes ?

    Et un vrai mec 2.0 fait tout ça avec le sourire. 

    Je plaide coupable pour négliger au moins la moitié des points, par facilité, par habitude, par paresse. Jamais par fierté. Mais c'est la grande différence entre les hommes et les femmes. La femme le fait parce qu'il faut le faire. L'homme parce qu'il a le loisir de le faire. L'homme a souvent le choix et chaque petit geste mérite admiration et reconnaissance.

    "Je m'en occupe, (…t'es vraiment qu'un con !)"

    Pourtant, aucune de ces tâches n'a de caractéristique intrinsèque qui imposent que l'un des deux s'y colle plutôt que l'autre. Ne pas pouvoir le faire pour des raisons pratiques est une chose. Mais toujours considérer comme naturel que Madame s'y colle en est une autre. 

    J'en oublie sûrement, n'hésitez pas à commenter.

  • Bonne Saint-Valentin à tous !

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  • Mes 50 nuances à moi ...

    lèvres.jpgBon, tout le monde en parle ... et comme les frites, c'est sans doute ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.

    Sans surprise l'adaptation cinématographique du roman "50 nuances de Gray" est d'un ennui mortel si on en croit les premiers spectateurs (déjà le petit côté "prévente avec embargo sur la com" n'augurait rien de bon - qu'on nous prenne pour des cons, passe encore, mais il y a la manière, comme disait Brel). Mais bon, quand on crée des grandes attentes, les gens font des prédictions auto-réalisatrices, car ils s'attendent à être déçus, donc ils le sont.

    Mais je me posais la question de savoir ce qui était érotique finalement ... 50 choses ressenties comme étant érotiques, sympa comme sujet de billet. Mais comment en décliner 50 ? Moi qui ne blogue plus guère, voilà un défi intéressant à relever.

    Pour structurer un peu, et puisque nous jouissons littéralement de nos 5 sens, pourquoi ne pas faire le tour des chose érotiques sens par sens. 

    Assez rapidement, on se rend compte que la nuance est l'aspect important, la beauté dans le détail subtil qu'on ne fait qu'effleurer avec un de ses sens.

    Evidemment, c'est éminemment personnel, ce qui attise la flamme de l'un est un étouffoir pour l'autre, parfois banal, parfois bancal, mais pour moi les choses érotiques qui me viennent à l'esprit sont :

    La vue

    • un regard intriguant
    • un jeu de transparences vestimentaires
    • un vêtement fluide qui marque furtivement les courbes d'un corps
    • une robe pull
    • la courbe d'un sein et de manière générale le délicat entrelacs des courbes d'un corps féminin 
    • une jolie bouche délicatement dessinée légèrement entrouverte
    • le bord d'un bas entraperçu sous une jupe fendue 
    • l'espace de peau délicate entre le cou et la nuque quand il n'est pas couvert par les cheveux
    • un pied galbé par une jolie chaussure
    • la lingerie quand est elle jolie

    L’ouïe

    • des musiques associées à des moments tendres
    • des musiques propices aux moments tendres
    • certains instruments de musique (par ex: le violoncelle, le oud)
    • certains timbres de voix 
    • le bruit d'une fermeture éclair
    • le glissement des vêtements sur la peau
    • le crissement des ongles sur du tissu
    • les mots tendres, les mots d'amours, les mots du désir
    • un souffle quand la respiration devient plus marquée et profonde suite à une stimulation sexuelle
    • la plupart des manifestations orales du désir et du plaisir (gémissements, soupirs ou cris)

    L'odorat

    • l'odeur des cheveux d'une fille, dans l'espace entre son cou et sa nuque
    • les odeurs d'épices 
    • certains parfums 
    • une trace de parfum dans le creux d'un poignet
    • l'odeur de l'herbe d'un sous-bois un soir d'été
    • l'odeur d'une pluie d'orage
    • une légère odeur animale sur une peau
    • une délicate haleine de champagne
    • l'odeur de draps de lits propres et frais
    • une odeur de croissants, de jus d'orange et de café après une belle nuit d'amour

    Le goût 

    • un bon repas
    • les fraises
    • le jus de tomate
    • les raisins
    • le petit goût légèrement salé de la peau
    • le chocolat avec du vin rouge
    • le champagne
    • les plats relevés d'épices 
    • le goût du baiser (surtout si les bouches sont à des températures différentes)
    • le goût d'un sexe (cf. ce conte érotique)

    Le toucher

    • le cuir
    • la main des papiers de luxe
    • les bois nobles
    • les mains et les doigts
    • les cheveux
    • la peau de manière générale
    • sentir les muscles jouer sous la peau
    • les seins 
    • les fesses 
    • le sexe 

    Voilà une idée pour la Saint Valentin, s'interroger sur ses 50 nuances à soi, pour en savoir plus et mieux se connaître pour mieux jouir de l'autre.

  • Il pleut, je relève mon col et je ne cours pas. Et toi ?

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    Il pleut.

    Dans le petit bout de rue qui sépare l'immeuble où je bosse de la gare du midi, j'observe les stratégies de ceux qui traversent la rue noyée sous une brutale averse.

    Certains relèvent leur col et marchent, la tête droite. D'autres ont un parapluie et s'en servent. D'aucuns en ont un et ne s'en servent pas. Il tape la semelle sous la colonnade, elle attend que la pluie s'interrompe.

    Certains ont un manteau et relèvent leur capuchon. Parmi ceux qui mettent leur capuchon, il en est qui baissent la tête, d'autres qui la gardent haute. J'en vois un qui a un capuchon, mais ne le relève pas.

    Certains se font un parapluie symbolique d'une main tenue en éventail au-dessus de leur tête. Il tient une enveloppe, elle s'abrite sous son sac. Ils courent.

    Il en est qui pressent le pas. Il en est enfin qui prétendent ignorer la pluie qui bat la rue.

    Je sais que comparaison n'est pas raison, mais pourquoi devrions nous réagir de la même façon aux aléas de la vie. Tous patrons, ou tous ouvrier, tous fonctionnaires ou employé, tous créateur de valeur, tous courageux, tous avec les mêmes besoins et les mêmes envies, tous empathiques, tous honnêtes, tous en bonne santé, tous malin.

    De bonnes petites machines produites en série, moulées à la chaine, jamais décevants, toujours performants. De bons petits avatars, des modèles théoriques d'aide à la décision, modèles dont on change selon la thématique abordée. 

    Une grande erreur de toutes les idéologies politiques et des grandes théories sur l'homme en général consiste, pour moi, à négliger cette diversité dans ce que nous sommes, dans l'expression de la somme de ce que nous faisons, dans nos incohérences parfois, mais aussi dans nos réactions face à la vie.

  • Top 10 des activités que j'aime faire quand les enfants ne sont pas là

    Prendre congé quand les enfants sont à l'école, quelle drôle d'idée. Si j'étais une femme, je me sentirais sans doute un peu coupable, heureusement, l'égoïsme des hommes subit moins de pression sociale et éducative.  

    Voici la liste des 10 choses que j'aime faire quand ils ne sont pas "dans mes pieds". 

    1. dormir (un peu plus) tard 
    2. aller aux toilettes sans être dérangé
    3. choisir n'importe quel programme télé sans devoir être attentif au contenu ou au vocabulaire 
    4. donner un coup de fil important sans devoir leur demander de se taire et de quitter la pièce (ou devoir quitter la pièce moi-même)
    5. faire de la musique en m'enregistrant
    6. profiter du silence (ah, les enfants, ce bruit qui court)
    7. ne pas devoir penser à donner le bon exemple
    8. ranger sans avoir l'impression de ramer à contre courant
    9. prendre un truc et le manger sans devoir estimer la quantité restante à partager
    10. m'arrêter à chaque trace de l'existence de mes enfants et m'attendrir un peu (avant de continuer à ranger)

    Je dois en oublier ... 

     

  • Avec l'age, la corde du puits s'allonge

    puirs.jpgUn proverbe africain dit qu'avec l'âge la corde du puits s'allonge. Toute notre vie, la distance entre nos espérances et notre plaisir grandit.

    Dans les premiers balbutiements de la vie, nous sommes nourris et transportés, nous n'avons pas à prendre la peine de respirer. Nous sommes le centre d'un monde qui nous contient. Un peu plus tard, il nous faut respirer, téter pour manger et nos déjections deviennent problématiques. Nous devons pleurer ou hurler pour nous faire aider.

    Notre espace grandit, tout s'éloigne, le bord de la table est loin, la chaise est haute, la nourriture tombe de notre cuillère qui est si malaisée à manier. Il nous faut communiquer de plus en plus précisément, la vie devient plus complexe.

    Ensuite, l'insouciance de l'enfance cède le pas à la vie d'adolescent, l'affection et l'amour physique nous nourrissent et nous font souffrir. L'age adulte enfin, peu de plaisirs sont encore immédiats. Il faut s'organiser, acheter, prendre le temps au risque de ne plus ressentir ni joie, ni peine, sourdement endolori.

    La vieillesse enfin, où tout est plus difficile, plus loin, le monde s'accélère autour de nous et nous abandonne.

    Toute notre vie, nous devons ainsi apprendre la patience, apprivoiser la lenteur. Nous devons appréhender le délai et l'effort qui existent entre notre désir d'une chose et sa réalisation. Et ce n'est pas le plaisir de l'aboutissement qui diminue, mais cette distance qui augmente, au point que parfois nous perdons de vue le moment où nous touchons au but. Si nous oublions de regarder en arrière, nous dirons "tout ça pour ça" avant de reprendre notre chemin. Nous mettons la barre plus haut, parce que c'est ce que notre monde attend de nous, et nous sommes éternellement frustrés et déçus.

    Il faut continuer à s'émerveiller de chaque petite réussite, de notre premier pas à une bonne journée au boulot. De notre première dent à un nœud de cravate bien tourné. Du premier baiser au premier baiser de chaque nouveau matin.

    Parce que ce sont ces moments pour lesquels la distance est la plus courte, et le plaisir le plus à portée de main. Des gouttes d’eau, sans doute. Mais pendant que nous descendons notre seau dans le puits pour y puiser du plaisir, nous oublions qu'il pleut peut-être juste à côté de notre seau.