04.03.2009
Entre deux lignes : le coût du redoublement
Le redoublement coûte 335 millions à la Communauté (française). (Metro, la Une du jour)
Voilà typiquement un mauvais éclairage sur un problème.
Combien coûte, à notre société, la médiocrité des jeunes adultes sortant de notre enseignement, qu’ils soient en décrochage ou non ? Des gens qu’il faudra former, coacher, accompagner et réintégrer socialement et professionnellement pour tout ou partie de leur vie.
Si le but est de raccourcir le parcours scolaire pour réaliser des économies, autant remettre en question l’obligation scolaire. L’enseignement est un luxe et une chance, mais une chance, il faut la saisir à bras-le-corps.
09:14 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : ecole, entre deux lignes, communaute francaise, redoublement |
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Commentaires
Il n'y pas la suite de l'article, mais c'est un fait "le redoublement coûte 335 Millions". Cà ne veut pas dire, il faut économiser 335 Millions en supprimant le redoublement... ç'est ton interprétation. Maintenant, il faut toujours se poser la question, si le redoublement bête et méchant est efficace...
Certes il faut inculquer la valeur de l'effort et du travail aux enfants, mais ça n'explique pas tout. On est une région qui dépense le plus par tête avec un résultat pas bon... Normal de se poser quelques questions.
Note aussi, que contrairement a ce qu'on pense, les écoles avec des élèves de niveau socio économique comparable au même écoles en Flandre font les même résultats PISA. Ce sont une série d'écoles "getho" qui tirent drastiquement la moyenne vers le bas. Mais cette information ne sort pas dans la presse...
Écrit par : Niko | 04.03.2009
[...] Bien sûr, c'est mon interprétation par rapport à un titre (ce blog reflète MES opinions, c'est dans le titre). Je ne pense pas détenir la vérité et je n'oblige personne à être d'accord avec moi (heureusement).
Ce titre m'a d'autant fait bondir qu'il donne un éclairage décalé par rapport au contenu de l'article.
L'article:
Le redoublement coûte 335 millions à la Communauté
BRUXELLES C’était déjà l’heure des bulletins hier pour l’enseignement en Communauté française. La troisième édition des indicateurs de l’enseignement laisse entrevoir un portrait encourageant pour l’école même si le taux de redoublement reste un point noir.
Le redoublement reste élevé dans l’enseignement francophone en Belgique. Son coût? 335 millions € par an à charge de la Communauté française, a indiqué le ministre de l’Enseignement obligatoire Christian Dupont sur base des indicateurs 2008 de l’enseignement, dont la 3e édition est parue hier. Un montant élevé qui préoccupe toujours autant les responsables de l’enseignement francophone même s’il faut le relativiser puisque le budget global de l’enseignement s’élève à plus de
5.800 millions €. On constate cependant dans l’enseignement secondaire ordinaire une hausse continue du taux de redoublement de 2004 à 2007. C’est en troisième (19,7%) et en cinquième année du secondaire que le taux est le plus élevé.
Le tableau de bord de l’enseignement en Communauté française ne propose pas une image totalement noire de l’école. Le taux de certification à la sortie de l’enseignement secondaire est plutôt rassurant. Il varie ainsi de 90% dans le général à 85% dans le technique. Par contre, il n’est que de 74% dans l’enseignement professionnel.
Parmi les points positifs, le ministre relève également l’amélioration de l’apprentissage des langues par les élèves, en particulier le développement de l’enseignement en immersion, des résultats «relativement positifs» des élèves aux évaluations externes ou encore le succès des études supérieures pour les futurs enseignants, «qui permettent de limiter le phénomène de pénurie». Il pointe aussi l’augmentation continue de l’encadrement des élèves depuis 2005.
Outre le redoublement, l’auteur du décret «Mixité sociale» relève dans les indicateurs les disparités et la ségrégation socio-économique «encore trop marquées dans certaines écoles secondaires et dans certaines filières de l’enseignement qualifiant».
Mais le ministre fait remarquer que le Contrat pour l’école a permis de prendre des mesures de nature à remédier progressivement aux difficultés constatées. Il rappelle ainsi le recentrage sur les apprentissages de base et le renforcement de l’encadrement en 1e et 2e année de primaire et dans le 1er degré du secondaire, le soutien à la réintroduction du manuel scolaire et à la diffusion des outils pédagogiques.
Écrit par : Davanlo | 04.03.2009
[...] 2 Je pense qu'on se trompe de cible ... le problème n'est pas le redoublement, mais l'échec. Dans l'article il est présenté correctement comme un indicateur et relativisé en terme de problème budgétaire.
Le problème du "redoublement" n'est pas de donner une seconde chance de "réussir", mais une seconde chance "d'apprendre".
Ce n'est ni bête, ni méchant. Le système d'essai et erreur, recommencer, réussir (ou pas) a fait ses preuves depuis l'aube de l'humanité. A part quelques tordus, dans un entretien d'embauche, on évalue les aptitudes, pas l'age d'obtention du diplôme de secondaire (a moins qu'il soit vraiment exceptionnellement élevé).
Si la méthode est inadéquate, si la volonté d'apprendre n'existe pas, la cause de l'échec persiste et le redoublement ne constitue pas une solution.
Mais ce n'est pas dans une année supérieure, avec un programme construit sur des pré requis supposés acquis que l'apprentissage pourra se faire.
Quand je croise un mec de 17 ans qui dit à son pote: "Il y en a de ceux qui croive que ..." je suis un peu traumatisé, j'avoue.
Écrit par : Davanlo | 04.03.2009
http://www.enseignons.be/actualites/2009/02/24/la-fapeo-propose-un-plan-charlemagne-pour-lecole/
Quand je vois la portée libératrice du premier point... tout est extérieur à la famille et à l'enfant.
ROLAND SOYEURT, extrait de son ouvrage « Mes points dans la figure »(Didier Hatier, 1995)
« L’école est-elle inadaptée ? Inadaptée ? Qui oserait prétendre une chose pareille ? On ne fait que s’adapter ! Si c’est trop demander à un élève de connaître l’imparfait de cinq verbes sur dix, on se contente de quatre, puis de trois. On appelle ça « revoir son évaluation ». S’il devient impossible de tenir compte des fautes d’orthographe dans les copies, alors on finit par ne même plus souligner les fautes ou par ne plus rien faire écrire. On appelle ça « revoir ses objectifs ». Si les délibérations ne suffisent plus à transformer les échecs en réussite, on impose des performances-seuils » ridiculement basses à des conseils de classe que l’on continue évidemment de déclarer souverains. Si cela ne suffit pas, on supprimera les examens. On appellera ça « revoir les rythmes scolaires ». On continuera donc de la sorte à s’adapter au niveau des élèves, grand précepte démago-pédagogique de mouleurs d’enfants-rois auxquels il ne saurait être question de demander de consentir les efforts que leurs aînés pouvaient accepter, dans une autre société, il est vrai. Pour faire bonne mesure, on mènera alors campagne contre la sélection, soudain devenue synonyme d’élitisme, comme si tout élève était capable, et donc en droit, de décrocher son diplôme de secondaire général à dix-huit ans. On appellera ça l’école humaine, de la réussite pour tous. On oubliera de dire que la sélection qui interviendra forcément après le secondaire sera plus terrible et plus antisociale que tout ce qu’on a connu jusqu’ici : à côté de l’élite que triera l’université, on fabriquera une génération de chômeurs aussi peu qualifiés que ceux d’aujourd’hui, mais détenteurs d’un diplôme d’enseignement secondaire supérieur ! L’adaptation à l’élève est une nécessité, c’est vrai, mais il faudra lui imposer une limite, sous peine de devoir accepter le zéro comme note suffisante.
Écrit par : Davanlo | 04.03.2009
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