01/06/2012

2012: quelques Twittos branchouilles redécouvrent les joies du blog collaboratif.

dyn002_original_128_128_jpeg_30318_7cc5193c0b75346659608ed027e08bcc.jpgQuelques Twittos, de la race de ceux qui ont (ou pensent avoir) un avis (parfois éclairé) sur tout, et aiment le faire savoir, ont décidé de lancer une expérience: l'ultra-gonzo 2.0.

L'envie est sans doute née de la frustration de la limite des 140 caractères imposée par Twitter. Poussés par l'envie d'écrire plus, d'en dire plus, de pouvoir étaler une vision plus panoramique d'une réalité (parfois fantasmée), de servir son opinion au delà du slogan, de tenir le crachoir juste un peu plus longtemps avant d'aller au corps à corps de la confrontation des commentaires.

Leur site: Ultra gonzo 2.0 nous promet l'ultra-gonzo ou le journalisme de l'ultrasubjectivité.

L'idée fondatrice du journalisme gonzo est de se plonger (physiquement) au cœur d'une réalité, se confronter à elle, dans ce qu'elle a de pire et de meilleur (de préférence ce qu'elle a de pire, sinon c'est moins drôle) et de montrer la réalité en assumant, voire en revendiquant la subjectivité découlant de la vision intérieure. C'est un travail d'immersion, d'infiltration, au contraire du journalisme d'investigation qui se veut factuel, mais auquel on pourrait reprocher de ne faire qu'égratigner la surface des choses. Devenir membre d'une secte, se droguer, devenir alcoolique, anorexique, se prostituer ... et raconter son vécu "brut de décoffrage" sont des exemples parmi d'autres. 

J'ai été très déçu. Pour être honnête, je n'ai pas lu beaucoup d'articles jusqu'au bout. Au delà des soucis de syntaxe, de concordance de temps, d'accumulation de formules, qui ne sont que des soucis de cosmétique, j'ai tiqué sur la succession de phrases-slogans (l'effet de Twitter ?), de clichés et de poncifs qui font genre, sans parler des soucis d'équilibres dans les récits entre le descriptif et le narratif. Je n'y trouve pas mon compte. Je passe du "où veut-il en venir ?" à "mais encore ?" pour en "arriver à tout ça pour ça ?".

Ce n'est ni meilleur, ni pire que ce que je lis ailleurs, du coup l'ambition affichée tombe à plat.

C'est mignon, mais pas 2.0. pour un sou, je me retrouve en 2.008, quand les blogs collaboratifs fleurissent, des lieux où divers auteurs, avec des plumes plus ou moins heureuses parlent de la réalité, de l'actualité, de la vie, ou de leur vie en jouant à l'apprenti-nouvelliste.

Un des effets de Twitter et du microbloguing en général a amené les blogueurs a revoir leur style: plus concis, plus direct, plus efficace, plus rythmé (je me dois de citer quelques exceptions: les juristes, les emo-quinquas, les mamans-fleurs et fleuves, certains journalistes blogueurs, ainsi que quelques auto-satisfaits comme moi qui s'écoutent écrire et continuent à faire dans la tartine).

Pour réinventer une chose, il faut faire cette chose et il faut une part d'invention. Or, ce n'est pas du journalisme dans l'idée, ce n'est pas du gonzo dans l'acte, et ce n'est rien de nouveau dans la forme.

Ce n'est pas du journalisme, ni du néo-journalisme, la seule volonté étant de (se) divertir en jouant de loin d'une forme journalistique. Certes ce sont des sujets de société ou d'actualité, mais alors la moindre salle des profs ou la cantine de l'usine, pour peu qu'un parle et que deux écoutent, serait le laboratoire du néo-débat journalistique.

Ce n'est pas du gonzo, l'implication de l'auteur étant anecdotique par rapport au sujet. L'interdiction faite aux auteurs de se critiquer les uns les autres publiquement souligne la tiédeur de l'exercice. Tu ne fais pas du gonzo sans mettre tes couilles sur la table. De l'idée du gonzo il ne reste que ce mode de production de masse, à la truelle, vite et mal mais-on-s'en-fiche-on-assume, qu'on retrouve dans le porno estampillé gonzo plutôt que dans le gonzo-journalisme.

Ce n'est rien de neuf, le résultat est un blog collaboratif. Le blog est mort, vive le blog ! Comme sur la plupart des blogs d'écrivailleurs, dans un cadre plus ou moins contraint de forme ou de fond, on fait étalage d'égos inégaux, sans oser l'indécence de l'exhibitionnisme 2.0. Par la suppression du débat entre auteurs, et ce j'm'enfoutisme affiché, il manque finalement même la notion de collectif de créateurs cherchant l'émulation et l'escalade qualitative en se confrontant à la critique. Parce qu'il sera facile d'ignorer les cris de la plèbe criant à l'imposture, mais les coups de griffes entre pairs devront se digérer.

Ils diront qu'on ne les a pas compris, que nous n'avons pas la même définition du journalisme, du gonzo ou du blog, et qu'on ne les aime pas personnellement, qu'on aime pas ce qui est nouveau et qu'on a voulu les classer dans un genre, parce qu'ils dérangent l'ordre établi. Petite précision: bloguer n'est pas une insulte. Ils ont choisi eux même d'afficher une certaine ambition ... et sans doute que l'important est qu'on se parle et qu'on en parle (et qu'on parle d'eux), notamment via Twitter, ce qui est sans doute le seul véritable aspect 2.0 de la chose.

Enfin, contrairement au Gonzo dont l'exercice se revendique, l'écriture se fait depuis un fauteuil sur un joli macbook gris entre une tasse de thé fumant et un apéro sur une terrasse où l'on glose sur sa prose. C'est l'histoire du chien écrasé racontée depuis une voiture garée de l'autre côté du boulevard. C'est de la colère propre sur elle, de l'indignation de salon, de la crasse propre.

Une sort de gonzo-chic un peu bling-bling, qui n'a pas mouillé sa chemise ou sa culotte. Et ce manque de sueur transpire de tous côtés.

13:52 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mon avis sur tout, ultra gonzo 2.0, gonzo, blog collaboratif, ego, écrire, journalisme, fantasme | |  Facebook |

Commentaires

Que notre initiative ne t'ait pas plu, c'est clair. Du début jusqu'à la fin. Je ne dirai pas "très bien", vu que le mépris affiché dans ton billet déforce les points que tu soulèves.

Mais répondre à un billet dont le titre commence par "2012 : quelques Twittos branchouilles..." Vraiment, ça t'étonne que personne ne cherche à te répondre ?

Non, nous n'avons pas reçu la consigne de ne pas nous critiquer les uns les autres. Il est vrai que je n'ai pas aimé tout ce que j'ai lu (à commencer chez moi) ; je ne crois pas que c'était l'objectif non plus. Une certitude : les critiques cornichonnes ont certainement fait autant pour le collectif que notre participation à un projet commun.

Écrit par : airdefilm | 25/06/2012

Il y a bcp plus de déception par rapport à l'ambition que de mépris ... j'ai remarqué rapidement que vous étiez assez méprisants par rapport à tout ce qui se blogue depuis 10 ans à la même sauce, ni plus ni moins. Pour ma part, j'ai cherché la valeur ajoutée, en méthodologie et/ou en contenu, ... et ne l'ai pas trouvée (j'ai mal cherché et je n'ai pas tout lu, certes).

Le "branchouille" répondait à la prétention de révolutionner le genre journalistique en mode 2.0 et avait pour objectif de troller un peu, je n'en disconviens pas. Vu la masse critique d’ego et les processus d'auto-congratulation mis sur la balance, c'était un mal nécessaire. Quand la grenouille enfle, faut sortir les aiguillons.

Je ne cite pas ma source - privilège de journaliste (huhu) - mais dans les premiers jours du projet, "on" m'a bien dit que (je cite):
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... après discussions avec certains participants au projet: tous les articles sont validés, quels qu'ils soient, si tu es un auteur validé, il n'y a pas donc vraiment de "redac", pas de relecture non plus vu les fautes dans certains billets. Un auteur du site ne peut pas critiquer un billet émis par un autre auteur en public, mais bien en DM.
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Donc pas d'info de première main, le compte officiel ne répondant pas aux messages tagués dans un premier temps (cause possible: absence de rôles définis).

Il ne faut pas confondre donner son avis et penser avoir raison. Ceci est un billet d'humeur, rédigé à chaud et assumé. Rien de plus agréable que de se faire démontrer qu'on a tort, mais personne n'a cherché à le faire (ma déficience mentale et argumentaire dans sa prose merdique ne le méritait sans doute pas).

Après, malgré l'un ou l'autre échange intéressant ou constructif, on est passé en mode: si t'aimes pas, passe ton chemin, rien à foutre de ton avis, t'as rien compris, tu te trompes, etc. Communiquer sans se préoccuper du destinataire, ni sur le fond, ni sur la forme, en prenant le bon com et en rejetant le mauvais com, c'est ce que font des milliers de blogs, on en revient à ça, pas d'analyse, pas d'expérience, si ce n'est celle de l'exercice d'écriture.

Le second degré a servi de paravent à l'absence de but à d'innombrables reprises: on est tellement second degré, tu vois, que tu peux pas comprendre, c'est pas du gonzo, c'est pas du journalisme, c'est pas une expérience, c'est pas ce que vous "croivez" ... nous on sait, vous pas. Toute demande d'éclaircissement à tourné à eau de boudin. Le ping pong entre le NOUS collectif et le JE était aussi. En fonction du point soulevé dans le débat, c'est le collectif du NOUS qui prime, ou le JE.

Le gonzo prétend s'immerger corps et âme dans la crasse de la réalité, celle qui colle aux doigts. Y aller du bout des doigts, sans affronter la critique en face (bonne, mauvaise, constructive ou pas), c'est le faire sans sueur et sans mouiller sa culotte.

Comme je l'ai dit sur Twitter, je voulais savoir si la veille, la métrique et la modération faisaient partie de l'expérience. Visiblement ce n'était pas le cas.

Écrit par : Davanlo | 25/06/2012

Pour ta question "je voulais savoir si la veille, la métrique et la modération faisaient partie de l'expérience" :

J'aimerais bien comprendre avant de tenter de te répondre...

De quelle veille parle-tu ? J'avoue ne pas saisir la portée de cette question.

La métrique, j'avoue je ne sais pas ce que c'est

la modération ? Des commentaires sous nos billlets ?
Il y avait modération pour le premier commentaire posté par quelqu'un, ensuite tous les autres commentaires de cette personne étaient automatiquement publiés sans "approbation" préalable.

Ceci dit, cette modération a servi uniquement à éviter les spams, en fait... ! (et il s'agit d'une option par défaut proposé par la plateforme Wordpress)
Maintenant, en ce qui me concerne, je ne recevais de notifications de commentaires que pour les billets dont j'étais l'auteur, je ne sais comment les autres ont fonctionné, mais je pense qu'ils ont fait cela de la même façon (c'est pas un sujet qu'on a mis sur la table, tant la liberté d'expressiion (dans les limites du légal) sont à la base de nos valeurs à tous.

J'apprécie que tu admettes dans ta réponse à Ana que ton titre et certaines de tes affirmations tenaient du "trolling".

Je te répète que, en ce qui me concerne, dans aucun des mails groupés, lors d'aucune des discussions sur notre forum ni des discussions en IRL, quelqu'un a dit que je ne pouvais pas critiquer les articles des autres.
J'aurais vu cela comme une atteinte à ma liberté d'expression et je n'aurais pas accepté de m'y conformer.

Ceci étant dit, tu ne trouveras aucune critique de ma part, ni concernant un article UG, ni concernant rien du tout (mais bien sûr il doit bien y avoir une ou deux exceptions confirmant cette règle) car j'ai pour principe d'encourager les initiatives que j'apprécie, et de ne dire mot sur celles que je n'apprécie pas, et même d'oublier leur existence. Si les protagonistes me posent la question, je répondrai honnêtement mais sans être méprisante à l'égard des personnes que j'ai en face de moi.

La discussion reste possible, mais quand les critiques consistent à catégoriser les gens, et non à parler du contenu de ce qui est écrit, je ne vois pas l'intérêt. Tu admets toi-même n'avoir pas tout lu, donc impossible pour toi, par définition, d'amener un argument sur le fond..

Maintenant, il y a, de ton côté, bcp d'énergie consacrée à critiquer le "projet" encadrant les écrits... c'est donner bcp d'importance à un concept, et par là même, reléguer les auteurs qui ont fourni un véritable travail à un plan inexistant.

Traiter les gens de "twittos", alors que Twitter est un mode (non exclusif) de communication pour certains, et que d'autres n'y sont même pas : c'est mettre un groupe de gens qui ne se connaissent même pas sous une étiquette qui ne leur correspond pas

Traiter les gens "d'écrivailleurs" : c'est insulter leur travail d'écriture. C'est leur dire que leur écriture n'est que scribouillage sans qualité, en plus d'être un mensonge (pour certains), c'est insultant et blessant pour certaines sensibilités.

Ecrire "ils diront que..." : c'est déjà répondre à notre place (sans nous connaître) et c'est fermer la porte à toute réponse.

Je suis disponible pour discuter des idées, des articles, mais pas pour répondre aux critiques personnelles de gens qui ne m'ont jamais rencontrée (et même de ceux qui me connaissent IRL, d'ailleurs).

C'est une habitude qui manque tout simplement de respect envers les personnes. Respect qui est à mes yeux, bien plus important que tous les concepts que l'on peut inventer, réinventer, se réapproprier et qui décevront forcément des gens quelque part...

Le manque de respect, les attaques personnelles, elles, ne décoivent pas. Elles blessent les sensibilités de gens qui ne l'ont absoulment pas mérité.


PS : je n'ai pas de MacBook.

Écrit par : Yelyam | 26/06/2012

La veille, c'est pour faire très simple: être à l'écoute de l'impact et de la portée du projet. Parce que prétendre faire du journalisme (ou en faire) tout seul dans son coin sans se tracasser de son lectorat, c'est un peu comme faire du sexe tout seul, ... ou bloguer "comme tout le monde le fait".

La métrique, à nouveau pour faire simple, ce sont les statistiques qui permettent d'investiguer des pistes, à défaut d'avoir des certitudes, sur certains points par rapport à la pertinence. Si (les gens lisent uniquement les articles sur la première page, ou si ils lisent autre chose. Le temps passé sur le site semble indiquer qu'ils lisent tout l'article ou seulement une partie).

La modération, c'est la manière de traiter les réactions dans et hors du site. Ignorer, répondre, recadrer, etc ... cela fait partie d'un projet censé fonder une communauté même éphémère autour d'un projet basé sur le web (surtout revendiqué 2.0).

Pour moi, un projet interrogeant le journalisme, le web, les réseaux sociaux, le lectorat du web qui ne prend pas en compte ces trois points n'est pas sérieux dans sa démarche. C'est peut-être l'ancien modèle de l'ancien monde, ou une grille médiocre, mais au moins c'est une grille. et il y a un point de comparaison.

En ce qui concerne la provoc, la prétention inouïe qui transpirait des messages du compte officiel et les discussions telles que https://www.facebook.com/UltraGonzo2dot0/posts/384236151613956 n'étaient pas en reste.

Critiquer les textes, traiter les gens d'écrivailleur ou de plumitif, c'est peut-être vexant, mais pour certains, c'est la stricte vérité, c'est plat et mal torché. C'est p-e blessant, mais hey-hey, le journalisme, n'est-ce pas une sorte de métier à la base. On a bcp remis en question l'objectivité ou l'angle, ou l’intérêt du sujet, mais le produit fini, le délivrable est un écrit qui sera jugé comme tel. Pour celui qui a connu les grandes batailles de blogs, où on se faisait allumer en règle pour un billet mal coulé (ou pas), ce n'est rien de nouveau, ni d'inattendu.
Beaucoup semblent avoir connu FB et Twitter, mais pas la vague des blogs persos et c'est sans pour cela que ma conclusion de "rien de neuf" peut surprendre.

La définition d'écrivailleur ou plumitif est "écrivain médiocre qui se disperse" et cette dispersion est exactement ce que je ressentais en lisant les textes. Ça partait dans tous les sens, sans construction, et souvent à la fin, je ne me sentais ni informé, ni instruit, ni diverti, ni séduit ... mais là aussi ce n'était rien de neuf.

Par contre, Twittos n'est pas insultant, ou n'était pas supposé l'être, juste une sorte de terme générique comme "les gars qui twittent". Twits est une insulte par contre et je ne m'en suis pas servi.

Pour "Ils diront ..." c'est juste fermer la porte aux réponses faciles ... relis le compte officiel: C'est du journalisme, ce n'est pas du journalisme, c'est du gonzo, non de l'ultra-gonzo, mais ce n'est pas du gonzo. C'est un projet, c'est un concept, mais on a pas de règles. Ensuite, on enfonce le clou par "tu n'as pas compris le second degré", puis "tu te trompes" et enfin "tu n'est pas obligé de tout lire" ou "tu consacres bcp d'énergie à critiquer". Merveilleuse machine d'autosuffisance qui a tourné pendant des jours vis à vis de plusieurs personnes qui osaient émettait une critique ou poser des questions. C'est de la manipulation, c'est peu respectueux, c'est certes intellectuel, mais malhonnête, ... de la malhonnêteté intellectuelle.

Il est facile de jouer la litanies de: Tu poses les mauvaises questions ! - Explique ? - Oui, tu vois tu ne comprends pas, c'est le problème ... etc. Ce n'est pas faute d'avoir essayé (et je ne suis pas le seul). Mais parfois le dialogue a été possible, surtout en DM pour ne pas se faire pourrir par la ritournelle. Il n'est pas impossible que ça reprenne ici, ou sur Twitter dés la publication de ma réponse.

Quand on produit quelque chose de créatif (et là je parle en tant que musicien du dimanche) et qu'on la soumet au public, à moins de faire du sexe tout seul, ou de faire le bruit d'une seule main qui applaudit, on cherche, bon an mal an, à en avoir un retour, une critique. La critique positive sert peu, c'est un gentil moteur pour la motivation. mais un créateur cherche l'excellence (qui est un leurre, nous le savons) mais que cela n’empêche pas de progresser. C'est dur, mais c'est le jeu ma pauvre Lucette, ou alors ne joue pas.

Et on EST pas son oeuvre ! Je ne te connais pas, mais j'ai lu ton texte et c'est ton texte que je juge. Forcément on met de soi dedans, mais on doit pouvoir s'en détacher. Il y a de la critique utilisable dans ce que je dis: je parle de longueur, de rythme, de concordances de temps, d'indigestion de slogans ... on peut se demander si il y a du vrai, au lieu de se draper dans son indignation vexée. Au créateur de donner tort à la critique (sans se sentir néanmoins obligé de plaire à tout le monde au point de se perdre). Rester soi et interroger la critique pour progresser, c'est la bonne attitude. "Je suis ce que je suis, je fais ce que fais, et je vous merde" est la réponse dans l'air du temps, mais c'est une impasse et un aveu de faiblesse.

Sans doute que la plupart des participants étaient de bonne foi, et ont fait l'exercice humblement, mais vu du dehors, la com donnait une autre image, celles de rebelles révolutionnaires prêts à rénover un genre et réinventer un métier dont visiblement ils ne comprenaient pas un iota.

P.S.: un iphone ? c'est le minimum syndical :)

Écrit par : Davanlo | 26/06/2012

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