• Les hétéros vs les enfants des homos ...

    Les hétéros disent que les homos peuvent pas avoir d'enfants, parce que ceux-ci souffriront de leur homophobie d'hétéro, c'est concept.

    N'ayez pas d'enfant, sinon on les fera souffrir ... ?!?

    (lu sur Twitter, mais-je-sais-plus-où-et-qui).


  • Lemmy ...

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  • Un petit "Devinez c'est quoi ?"


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    C'est une chose que, encore enfant, j'avais imagine et dessiné, sur une veste d'uniforme ...

    Il y a un indice dans un article plus ancien ... 

  • Pourquoi je continue à démentir les hoax ?

    yes-no-buttons.jpgC'est qu'un mail - Je pouvais pas savoir - Si c'est faux, il y a pas grand mal de fait - Ca ne coute rien de tenter de faire le bien - Ouais mais toi, tu t'y connais (non, je réfléchis) - Oui, mais toi t'aime pas rendre service.

    Un mec donne 52 chevaux à Bamersville (Belgique). Une fillette attend un don de moëlle. Un homme touche une boite de coca et meurt 4 heures après, dévoré par une bactérie. La vérité sur le WTC. 

    Chaque message pèse environ 19Ko. Les personnes qui reçoivent le message le transmettent par ex. à 20 de leurs contacts. 

    • 500 naïfs qui transmettent un message = 500 X 20 = 10.000 messages
    • Deux heures après 10.000 X 20 = 200.000 messages
    • Quatre heures après 200.000 X 20 = 4.000.000 messages
    • Six heures après 4.000.000 X 20 = 80.000.000 messages
    • Huit heures après 80.000.000 X 20 = 1.600.000.000 messages
    • Dans une journée circule donc environ 1,7 Milliards de messages inutiles.
    • Soit plus de 32 Millions de Go (soit environ 45 Millions de Films téléchargés.)

    Imaginez 50 ou 100 contacts au lieu des 20 pris en exemple

    Vous ne pouvez pas à la fois vous plaindre que le net soit lent et transmettre ce genre de couillonnades. 

    La règle de conduite est simple:

    TOUS LES MESSAGES SONT DES FAUX. (TOUS !)

    Certains sont émis de bonne foi, et tournent encore des années. Par ex, après le décès de la petite fille qui attendait son don de moëlle, les parents subissent toujours des douloureuses vagues de mail. D'autres mentionnent un numéro de téléphone pour nuire à une entreprise ou une personne. Certains ont des objectifs politiques ou commerciaux (nuire à un concurrent). Un message sans coordonnées vérifiables ou sans date (de début ou de fin) est inutile.

    CES MESSAGES SONT INUTILES !

    L'aide de la masse de gens ne dépassera généralement pas le fait de trasnmettre le message.

    NE TRANSMETTEZ AUCUN MESSAGE QUI DEMANDE D'ËTRE TRANSMIS A TOUS VOS CONTACTS.

    Si vraiment ça vous démange, prenez le temps d'une vérification: en quelques secondes Hoaxbuster ou une simple recherche Google vous confirmeront que vraiment *tous* ces messages sont faux ou inutiles, sans exception. 

  • Où c'est que j'ai mis mon flingue (de self-défense )?

    glock.jpgParfois une voix s'élève pour réclamer le droit de détenir une arme pour tous. Il y a des bonnes raisons pour aimer et détenir les armes: le sport, la collection, la chasse. La self-défense ne fait pas partie de ces bonnes raisons. Une arme de self-défense pose plus de problèmes qu'elle n'offre de solutions.

    1. une arme servira rarement 

    La probablité d'être attaqué chez soi dans des conditions où l'usage de l'arme sera possible est faible, mais vous devrez la stocker, l'entretenir et vous entraîner en permanence. Une arme négligée, mal stockée, fonctionne mal et est dangereuse. De plus, lors de la plupart des cambriolages, les propriétaires sont absents. Puisque vous devrez la stocker dans un endroit accessible, votre arme sera dérobée.

    Souriez, vous venez d'armer un criminel ... à vos frais (en plus d'avoir été cambriolé).

    2. se servir correctement d'une arme est difficile

    Contrairement à ce que nous montre le cinéma, viser, tirer et atteindre sa cible est compliqué et nécessite de l'entrainement. C'est déjà dur en condition idéales, mais si on ajoute un peu de confusion nocturne et de stress, vous allez blesser quelqu'un, mais pas forcément votre voleur. A courte distance, un couteau vous blessera mortellement, malgré votre arme.

    Souriez, vous venez de rater votre cible, qui ne vous a pas raté.

    3. les rencontres ne se passent jamais comme prévu

    Vous tombez sur le voleur en allant pisser ! (Vous prenez toujours votre flingue pour aller pisser ?). Vous rentrez par la porte d'entrée, et c'est le cambrioleur qui tient votre arme. Vous descendez dans l'escalier, et il vous fait chuter. Un chien vous aurait été plus utile. Si, pour des raisons de sécurité, vous mettez votre arme sous clé avec un cadenas et les munitions à part, votre temps de préparation rend votre arme inutile. Le bruit fera fuir le voleur, au mieux, au pire il vous devancera. Ils sont 3 ou 4 !

    Et si vous stockez une arme prête à servir à portée de main, vous êtes en danger, et vos proches sont en danger en permanence. 

    Souriez, vous êtes au WC et votre pistolet est dans la table de chevet à côté de votre lit.

    4. Si on a une arme, il faut s'en servir pour tuer

    Vous devez être prêt à tuer quelqu'un: un adulte, un enfant, une connaissance, un voisin, un policier alerté par les voisins qui ont vu un homme armé se diriger vers les WC. Le doute n'est pas permis, l'hésitation n'est pas permise. Même en voulant blesser, il arrive qu'on tue. N'oubliez pas que vous êtes rarement la cible directe ou l'objectif d'un cambrioleur. 

    Souriez, le temps de comprendre vous avez tué votre beau-père.

    A moins que vous soyez bijoutier ou banquier et que votre présence et collaboration soient nécessaires, ce que le cambrioleur souhaite, c'est se tirer discretos avec des objets de valeur. Vous pouvez même imaginer laisser les clés de la voiture de société bien assurée dans l'entrée de la maison ... et dormir tranquille.

    5. Vous venez de tuer quelqu'un 

    Vous êtes entrainés, vous avez pris la décision ... et maintenant ? Vous devrez avoir des certitudes au moment de tirer, et plus tard, quand vous devrez justifier vos actes.

    Le fait que quelqu'un soit en train de voler votre voiture ne justifiera pas de lui coller une balle dans le buffet (et salira vos sièges). Si il sort de votre voiture, il sera compliqué de justifier de l'abattre. Si vous le tenez en joue et qu'il s'enfuit, vous ne pouvez pas tirer. Si il vous attaque, la riposte devra être proportionnelle par les moyens mis en oeuvre (il vous attaque à mains nues, vous avez une arme). 

    Quant à posséder deux armes pour lui en glisser une dans la main (oui, elle est connue ton histoire), vous multipliez les problèmes mentionnés ici par deux. Imaginons que vous ayez du sang sur les chaussures, il faudra aller chercher l'autre arme, tout nettoyer, etc. Évidemment, on est pas dans les experts, mais tout de même, la moindre gaffe vous coûtera très cher. Initialement, le gentil c'était vous. Mais on arrive tout doucement à l'idée que c'est un crime prémédité car tout était soigneusement préparé.

    6. Les cas de self-défense sont difficiles ... à défendre.

    Imaginez, le prix d'un procès, le coup de canif à votre réputation ... ou simplement remplacer une serrure, racheter un nouveau télévisieur ou une voiture. Un weekend pourri et un passage chez le marchand de télés contre quelques mois de préventive, pour moi le calcul est vite fait.

    Souriez, vous vivez en Belgique ... et la question des armes pour tous n'est pas à l'ordre du jour.

  • Ray Bradbury est mort ... et l'enfant en moi aussi un peu.

    61nSL33NbUL._SL500_.jpgPour dire vrai, j'ignorais qu'il fut encore en vie. Mais apprendre sa mort a réouvert une parenthèse de mon enfance.

    Pour ceux qui l'ignorent, j'allais à l'école dans une belle petite ville, où battait le coeur d'une rue neuve qui n'avait de neuve que le nom et dont chaque pavé semblait vouloir faire aller vos pieds dans une autre direction que vos genoux. Les trajets dans la DAF de ma grand-mère y prenaient des allures de montagnes russes. Cette rue déboulait non loin du choeur d'une cathédrale disparue dont il restait une tour carrée, inélégante, dans un petit parc aux statues creuses.

    Mon école était non loin de là, près de la clinique et des bâtiments de l'abbaye qui abritaient la petite bibliothèque communale. Nous n'allions pas en ville. A cette époque, on ne brossait pas, et on ne quittait pas la cour de l'école pendant les récréations à moins d'une raison valable, dûment motivée.

    Je n'étais pas un grand fan de la cour de récréation, surtout depuis qu'il n'était plus question d'y jouer à toutes sortes d'aventures épiques avec mes amis. Il fallait tuer le temps en attendant de grandir, au milieu des joueurs de foot slalomant entre des groupes d'élèves. J'avais d'excellents amis, mais la solitude me plaisait déjà. La solitude est un bon ami à qui il faut rendre visite de temps en temps, mais avec lequel il ne faut pas vivre.   

    La chose que je craignais par dessus était le moment où un ballon venait s'écraser sur une moitié de mon visage, causant une vive douleur accompagnée d'une fracture d'amour propre. L'impact détruisait inmanquablement mes lunettes, m'obligeant à me promener avec d'ignobles bouts de sparadrap le temps de commander une nouvelle paire. En ce temps, pas de montures flexibles, pas d'assurance ... et l'aplomb des pousseurs de ballons était tel qu'en général on se faisait enguirlander en prime pour avoir dévié un tir qui allait changer la physionomie du match (à défaut de la mienne).

    Les sorties étaient interdites. Et pourtant, je me faufilais, sur le temps de midi, par le bâtiment de l'école primaire jouxtant la mienne, école dont les couloirs étaient déserts car les récréations ne se passaient pas au même moment que nous. Il y avait 10-15 minutes de décalage dont il fallait profiter. Il fallait avancer plié en deux, à hauteur des portes-manteaux pour ne pas être vu d'un instituteur dans sa classe. Si la voix forte s'interrompait tout à coup et qu'on entendait un pas pesant descendre d'une estrade, il fallait courir, le coeur battant la chamade, pour tourner au bout du couloir, hors de vue. Pas vu, pas pris. Plus tard, j'ai découvert un passage au dessus d'un mur d'une cour où en se suspendant à un panneau de sens unique, puis en se laissant choir sur le trottoir, il était possible de quitter l'école par une petite ruelle.

    Ensuite, il fallait se glisser dans la rue neuve, en espérant ne pas croiser un prof. Au niveau des sorties principales, profs et surveillants guettaient, car certains élèves rentrant chez eux pour déjeuner, mais sortant d'une autre issue non gardée, il était commode de se glisser dans le flux, à condition de ne pas être reconnu. Ma destination était immanquablement la bibliothèque car nous pouvions sortir occasionnellement pour y aller mais pas assez souvent pour assouvir ma soif de livres.

    Pour ne pas être pris, il fallait suivre un chemin tortueux à l'intérieur de l'immense abbaye, et ses couloirs de pierre bleue glacés, été comme hiver. La puissante odeur de skaï des banquettes de la bibliothèque, la poussière de livres et l'odeur caractéristique des meubles en mélamine est encore présente dans ma mémoire. Perdu dans le plaisir de mon forfait, j'empruntais un livre, mentais consciencieusement à propos d'une vague autorisation qui m'avait été donnée de venir ce jour là.

    Puis, j'allais me'asseoir sur un banc derrière un buisson qui me permettait de voir sans être vu avec mon bout de trésor que je dévorais. J'en ai lu des livres assis là, par tous les temps. Parfois je me faisais prendre, parfois mon mensonge était cru, d'autres fois j'étais puni et parfois j'étais en retenue. Jamais je n'ai été au café ou à la boulangerie (où on se faisait systématiquement prendre d'ailleurs).

    J'ai lu 1984, j'ai lu Jean Ray, je me souviens surtout d'avoir lu et relu Ray Bradbury et son Farenheit 451 et Les chroniques martiennes. J'étais sur Mars, ou j'étais Montag le pompier. Un jour, je lisais "Les chroniques martiennes", et un prof m'a pris, regardant par dessus son éapule, il m'a vu, aussi surpris que moi:

    - Qu'est ce que tu fais là ? - Je lis ... - Tu lis quoi ? - "Les chroniques martiennes" de Ray Bradbury - C'est un bon livre, tu l'aimes ? - Je le relis pour la seconde fois cette année ... - Pourquoi tu ne restes pas dans la cour ? - Parce que je ne sais pas y lire, il y a trop de bruit, et si mes lunettes sont cassées par un ballon de foot, je ne sais plus lire pendant une semaine au moins. - Tu sais que tu seras puni, ... car si un seul élève peut le faire, 600 peuvent le faire ? - Oui, c'est la seconde fois cette année et je serai sans doute en retenue ... - Ça t'es égal ? - Non, ça m'ennuie, mais venir ici pour lire au calme valait la peine et ce livre en valait la peine. - Et tu sors par où ? - C'est un secret ! - Bon, je retourne à l'école - Je serai là quand ça sonne.

    Je n'ai jamais été puni ... on en a jamais reparlé.

  • Quand un journaliste tient un politique par les couilles ...

    3438553591.11.jpgDoit elle lâcher sa carrière ? Ou les couilles en question ? Ou ne le tient elle pas ? Pourquoi dans ce sens ?

    Pourquoi il ne démissionnerait pas, le poste de ministre/président/élu étant incompatible avec le métier de son épouse ?

    Je n'ai pas encore réussi à me faire une opinion définitive sur la question de la démission ou pas d'une femme journaliste ayant épousé (ou concubinant avec) un homme politique (et vice-versa).

    Quid des autres métiers ? Un PDG, un banquier, un journaliste sportif époux d'une ministre subiraient-ils les mêmes pressions ?

    De prime abord, je serais d'avis de laisser le choix.

    Par contre, comme souvent, les opinions en disent long sur ceux qui les émettent.

    > Les confrères jaloux:

    En étant à la source, une journaliste disposera forcément d'un avantage, d'un délit d'initié. (se mettre en réseau est un peu la base du métier, elle ne fait que réussir à faire ce que d'autres tentent).

    > Les féministes:

    Une femme doit pouvoir exercer son métier, peu importe celui exercé par leur conjoint. (le conflit d'intérêt n'existe pas dans un couple en principe).

    > Les naïfs:

    On peut exercer son métier déontologiqement, sans céder à la tentation de la manipulation ou du scoop facile. (d'autant que la situation est connue, alors que certaines amitiés - ou liaisons - sont discrètes).

    > Les tenants de la théorie du complot:

    Via un média, une épouse journaliste pourra manipuler l'opinion. LA fameuse opinion qui regardait dans le frigo pendant que nous parlions du problème. (A partir du moment où une situation écorne la - soi-disant - neutralité d'une personne exercant son métier, à chacun d'en tirer ses conclusions). 

    > les machos:

    Elle à une rôle à exercer aux côtés de son mari. (Certes, un boulot de potiche à temps plein où on lui reprochera à la fois ses interventions, et sa prise de distance - une femme moderne ne devrait plus être contrainte à accepter le poste de faire-valoir en talons).

    > les légalistes

    Il faut une loi pour régler la question. (Je vous regarde faire une loi limitant la liberté d'un conjoint).

    > les passionnés

    Etre journaliste est une passion, il est dur d'y renoncer, surtout si on a une certaine réussite et qu'un retour dans le milieu est improbable. (Pas mieux).

    Les gens qui ont des couilles en main, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?

    Et vous, un avis ?