06/08/2012

Tiens, et moi, si j'étais une femme (pour 24 heures)

toilettes_homme_femme_1.gifUn blog interrogeait dernièrement un échantillonnage de femmes sur la question « Moi, si j’étais un homme … ». La curiosité des femmes se portait sur la carrière, la force ... et la sexualité dans une moindre mesure.

La question miroir posée aux hommes sautait aux yeux et était d’ailleurs suggérée dans les commentaires. J’ai pris sur moi d’y répondre (réponses qui n’engagent que moi et ma vision sexiste et étriquée de ce qu'est la femme).

Clarifions d’abord un point important. Quel genre de femme ?

Si c’est juste pour être moi, mais en femme, je ne vois pas l’intérêt. Je voudrais être une femme belle, charmante, sexy sans être trop bombasse. Je pense que le physique influe plus sur la vie d’une femme que sur celle d'un homme, et je doute que les femmes sondées se soient projetées dans la peau d’un comptable petit, chauve et ventru serré dans un blazer pantalon de velours verdasse et des mocassins à glands qui traine sa mallette en simili cuir dans un bureau rappellant l'ex-RDA.

Le look

Un sujet qui m’interpelle chez les femmes est l’immense liberté dont elles jouissent au niveau de leur apparence. Au point qu’elles s’inventent des limitations réelles ou arbitraires: je suis trop maigre/grosse/vieille/pro/classe pour mettre ça. Mais là où un homme a le choix d’aller en cravate ou en cravate, elles ont le choix des armes, même l’espadrille peut-être fashion, le foulard est négligemment claasse. Robes, pantalons, jupes, le choix est infini pour valoriser ou masquer ses atouts … je pense que comme tout le monde, je ne saurai pas quoi mettre.

Si on ajoute le nail-art et le makeup, c’est une troisième dimension qui vient s’ajouter aux autres.

Mais d’autre part, le confort de sortir de la douche de se coiffer le crane d'un coup d'essuie puis de se glisser dans quelques fringues, c’est bien aussi.

La carrière

Pouvoir user de ses charmes doit être plaisant. Pouvoir jouer l’atout de l’émotion, jouer la femme forte, la femme enfant, la complicité entre femmes selon son interlocuteur doit être une palette riche de moyens d’atteindre ses objectifs. Bénéficier de quotas de discrimination positive et d’un accès plus facile à certains domaines (principalement ceux qui combinent manque de vocation et souci de parité). Par ailleurs, devoir remettre à leurs places les mâles dominants qui oublient qu’ils sont mariés, et devoir gérer le fait que se plaindre pour des traits d’humour sexistes un peu lestes est considéré comme faire « une montagne pour pas grand-chose ».

La rue, la force, la violence

Je ne sais pas quelle serait ma stratégie en rue : fuite, évitement, affrontement ? Le cas exceptionnel est celui où on doit se sentir flattée. Pour ce qui est de la violence, je reste persuadé que la force ne fait pas tout, mais que c’est aussi la manière dont on utilise la force. Je suis toujours amusé de la force que « les femmes » (attention, cliché) mettent dans les poignets et les avant-bras, sans utiliser les épaules, le dos et le reste du corps pour gérer le déplacement des masses. Ce serait l’occasion de vérifier si en ayant cette expérience de la force, je m’en sortirais mieux.

Les règles, la sexualité J'ai regroupé "géographiquement", faute de mieux :)

Bon, pour 24 heures, je me passerai de règles, même si d’un point de vue humain et scientifique ce pourrait être intéressant d’expérimenter les effets de changements hormonaux affectant le physique et le mental de manière profonde. Mais là aussi la variabilité est immense, entre PMS forçant un alitement et « rien du tout ». Mais je pense que je serais plus tampon que serviette, plus moderne, pratique et plus « propre » à manipuler de prime abord (juste mon avis de mec). Hors du cadre des 24 heures, vivre une grossesse et le looooong congé qui suit doit être une expérience fondatrice.

Je ne sais pas si je pourrais vaincre mon hétérosexualité et mon androgonadophobie pour explorer la sexualité du côté féminin. Par contre, la masturbation (avec ou sans jouets) est déjà un bon point d’entrée au sujet. Pourquoi pas une homosexualité temporaire pour coucher avec une autre femme - je pense que sur ce point je diffère de tout ce que les femmes du sondage mentionné plus haut :) 

Pour le reste, je pense qu'on n'arrive pas a sortir des clichés dans ce genre d'exercice, et que la disparition du clivage (ou les efforts en ce sens) ajoutent les pressions propres à un genre sur l'autre, sans résoudre aucun de leurs problèmes ... on se trouve face à des clichés en miroir d'hommes coincés entre carrière et famille, des femmes qui dans la quarantaine regrettent d'avoir tout sacrifié sur l'autel de la réussite. 

Bon, voilà, vaste sujet … et sans doute une vision réductrice de la femme, ce serait rigolo que d’autres mecs s’y collent pour voir. 

Mesdames, Messieurs, vos commentaires ?

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Commentaires

Tel que tu l'abordes, c'est peu réaliste et ça s'appelle surtout une vie de femme fantasmée ^^

Écrit par : Marina | 07/08/2012

Je n'emploierais pas l'expression vision réductrice ; c'est juste votre façon de voir . Mais l'exercice est intéressant :-)
Et moi, si j'étais un homme ?
J'aurais envie d'être une femme , tout simplement , malgré le long chemin qu'il reste à faire pour une réelle égalité.

Écrit par : MayMay | 08/08/2012

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