En 2013 on peut rire avec tout le monde, mais pas de n'importe qui

art-de-rue-panneau-sens-interdit.jpgAvant, il était bien vu d'être politiquement incorrect ...

Un brin de causticité, du sarcasme, du second degré, un regard critique sur les choses ... selon la formule consacrée: 

On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui !

(je me sens souvent obligé de préciser "... à condition de ne pas oublier d'être drôle")

... maintenant il est malvenu d'être politiquement correct.

Il est malvenu de pratiquer un discours consensuel, lénifiant, entre langue de bois et populisme. Il vaut mieux un peu de franc parler, un regard critique, au risque de paraître caustique, ce qui peut passer avec un peu de second degré ...

Ah ben non, finalement rien n'a changé ... tout est donc permis ?

Non, car un paramètre important de l'équation à changé.

Le numérateur à augmenté, rendant le dénominateur commun négligeable, autrement dit, le public auquel on s'adresse s'est élargi sur les réseaux sociaux, et surtout diversifié.

Le fameux "n'importe qui" cher à Desproges, fait désormais partie des gens auxquels on s'adresse, volontairement ou involontairement, ce qui nous amène à une mise à jour indispensable de la fameuse formule:

 

On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui !

devient

On peut rire avec tout le monde, mais pas de n'importe qui !

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