• Top 10 des activités que j'aime faire quand les enfants ne sont pas là

    Prendre congé quand les enfants sont à l'école, quelle drôle d'idée. Si j'étais une femme, je me sentirais sans doute un peu coupable, heureusement, l'égoïsme des hommes subit moins de pression sociale et éducative.  

    Voici la liste des 10 choses que j'aime faire quand ils ne sont pas "dans mes pieds". 

    1. dormir (un peu plus) tard 
    2. aller aux toilettes sans être dérangé
    3. choisir n'importe quel programme télé sans devoir être attentif au contenu ou au vocabulaire 
    4. donner un coup de fil important sans devoir leur demander de se taire et de quitter la pièce (ou devoir quitter la pièce moi-même)
    5. faire de la musique en m'enregistrant
    6. profiter du silence (ah, les enfants, ce bruit qui court)
    7. ne pas devoir penser à donner le bon exemple
    8. ranger sans avoir l'impression de ramer à contre courant
    9. prendre un truc et le manger sans devoir estimer la quantité restante à partager
    10. m'arrêter à chaque trace de l'existence de mes enfants et m'attendrir un peu (avant de continuer à ranger)

    Je dois en oublier ... 

     

  • Vire moi cet opercule, tu me dégoûtes !

    En cette période pré-electorale, il me semble important de parler des vrais problèmes des gens !

    Bouteilles de lait, beurres "frigotartinables", fromages frais et pâtes à tartiner diverses ont un point commun. Sous le couvercle refermable se cache souvent un opercule hermétique en aluminium. Ce objet anodin est source de tensions au sein de certains couples. Que doit il advenir de lui, une fois son rôle de fermeture hermétique accompli ?

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    Je suis catégorique ... il faut le retirer entièrement, pour un ensemble de raisons dont chacune suffit à elle-même. Qui connait un peu les bactéries et les levures sait qu'il ne faut pas trop les tenter et elles sont déjà bien installées longtemps avant qu'on ne les voie.

    Oh bien sur, on n'en meurt pas, mais pourquoi badiner avec l'hygiène, quand c'est aussi simple.

    • Une fois ouvert, les petits résidus de nourriture collés à l'opercule se décomposent plus rapidement que la masse intacte du pot qui est moins exposéee à l'air, à l'humidité et aux variations de température.
    • L'aluminium sorti du frigo se réchauffe rapidement, lors du retour dans le froid, il se forme des gouttelettes de condensation qui transportent bactéries et levures de l'opercule en tombant dans le pot.
    • La manipulation de cet hasardeux couvercle avec les mains contamine la nourriture, à la fois les résidus restant sur l'opercule et la nourriture dans le pot qui peut être mise au contact si on l'ajuste mal.
    • Enfin, l'opercule mal réajusté empêche le couvercle refermable de bien remplir son office.

    On retire donc soigneusement et entièrement l'opercule à la première utilisation (il n'est pas interdit de le lécher, pour ne pas gaspiller, uniquement du côté intérieur, si il était scellé d'un côté et protégé par un couvercle de l'autre, mais on peut le gratter avec un ustensile de cuisine si on préfère).

    Ensuite, direction la poubelle. On replace le couvercle en vérifiant qu'il est bien ajusté.

    Les aliments ne présentant pas de couvercle en plus de l'opercule sont habituellement prévus pour être consommés entièrement ou rapidement. On peut remplacer l'opercule par une morceau de film alimentaire ou de feuille d'aluminium propre qu'on remplacera à chaque utilisation.

  • Le problème n'est pas Facebook, le problème c'est les connards ...

    Le choc initial

    Il y a quelques mois, lors d'un montage à Batibouw, je me roule sur l'arrière du pied droit avec un gros coffre rempli de matériel pesant. Un choc, suivi de l'écrasement de l'arrière de mon pied, évidemment tordu par la même occasion. Heureusement, j'ai la manie de mettre des grosses bottines et des gants pour ce genre de travail hautement intellectuel.

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    Sur le moment, j'ai l'impression que je me suis cassé un truc, et que je ne vais pas pouvoir marcher. Au bout de quelques minutes, la douleur initiale s'atténue un peu, je peux marcher en boitant et finir le montage. 

    Déboires et Conséquences

    En enlevant ma chaussure le soir, je constate que la marche est très douloureuse au niveau du talon et la palpation du côté latéral du pied est douloureuse. Le médecin confirme: entorse du pied (pas de la cheville), suspicion de petits arrachements des attaches ligamentaires. Des examens complémentaires s'imposent, radio et échographie. Nous sommes mercredi.

    Le souci est que je suis supposé assurer une permanence dans un stand à Batibouw le surlendemain. Cela implique une journée de 10 heures debout derrière un comptoir. Veto et "niet !" catégorique et logique du médecin qui ne souhaite pas que j'aggrave ce truc.

    Je suis donc forfait et sous certificat médical pour accident du travail. J'informe le boulot qu'il faut me remplacer. Je peux néanmoins bosser sur mes dossiers et après deux jours de télétravail forcé, et le repos du weekend, je reprends le boulot et j'assure même une permanence le mardi sur ce salon avec un taping du pied.

    Fin de l'histoire ?

    De retour au bureau, c'est la soupe à la grimace.

    • un collègue a également du s'absenter pour un problème de santé grave d'un membre de sa famille
    • un collègue a "vu sur FaceBook" que je ne m'étais pas privé de faire la fête et que je n'étais pas blessé

    Première constatation: tu n'as pas le droit d'être malade si la maladie de ton collègue est plus grave que la tienne. Comme dans pierre-papier-ciseau, le cancer bat la grippe, la tumeur au cerveau annule ton entorse. Par ailleurs, les maladies des femmes battent les blessures des hommes d'une grande longueur, un PMS ou une migraine feraient passer ta bronchopneumonie pour un cas typique d'exagération masculine.

    A savoir aussi que les impressions des collègues estiment mieux l'ampleur d'une blessure qu'un certificat doublé de radios et d'une échographie, malgré l'intervention du médecin contrôle. 

    J'aurais mieux fait de profiter de mon certificat pour ne "vraiment" rien faire au lieu de télétravailler.

    Pour l'accusation d'avoir fait la bringue, je tombe un peu des nues ... il y avait bien la fête d'anniversaire du petit dimanche pour laquelle j'avais loué une animation de trois heures sur le thème des pirates. J'étais bien content d'avoir une animation d'ailleurs qui m'a permis de rester un max dans mon fauteuil, même si j'avais pris la peine de me déguiser. Et puis je comprends, en parcourant ma page que c'est cette photo où je "danse" qui pose problème.

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    Une petite photo souvenir de ma tenue de pirate ... notez la pose très naturelle de mon pied droit. Photo vue par quelqu'un avec qui je ne suis pas ami, chez quelqu'un avec qui j'étais ami, car par principe, je n'ai pas de collègues dans mes amis.

    Alors, faut-il se méfier de Facebook ?

    Non, il faut se méfier des connards.

    Ceux dont la curiosité les pousse à demander à voir le mur de gens avec lesquels ils ne sont pas amis (on s'en doute, dans un but bienveillant). Ceux qui voient ce qu'ils veulent voir, ceux qui racontent ce qu'ils pensent être la vérité au détriment des faits vérifiables, et surtout ceux qui donnent du crédit à ce que ces imbéciles racontent.

    Ah, au fait, mon pied va mieux, je te le mets où ?

  • Avec l'age, la corde du puits s'allonge

    puirs.jpgUn proverbe africain dit qu'avec l'âge la corde du puits s'allonge. Toute notre vie, la distance entre nos espérances et notre plaisir grandit.

    Dans les premiers balbutiements de la vie, nous sommes nourris et transportés, nous n'avons pas à prendre la peine de respirer. Nous sommes le centre d'un monde qui nous contient. Un peu plus tard, il nous faut respirer, téter pour manger et nos déjections deviennent problématiques. Nous devons pleurer ou hurler pour nous faire aider.

    Notre espace grandit, tout s'éloigne, le bord de la table est loin, la chaise est haute, la nourriture tombe de notre cuillère qui est si malaisée à manier. Il nous faut communiquer de plus en plus précisément, la vie devient plus complexe.

    Ensuite, l'insouciance de l'enfance cède le pas à la vie d'adolescent, l'affection et l'amour physique nous nourrissent et nous font souffrir. L'age adulte enfin, peu de plaisirs sont encore immédiats. Il faut s'organiser, acheter, prendre le temps au risque de ne plus ressentir ni joie, ni peine, sourdement endolori.

    La vieillesse enfin, où tout est plus difficile, plus loin, le monde s'accélère autour de nous et nous abandonne.

    Toute notre vie, nous devons ainsi apprendre la patience, apprivoiser la lenteur. Nous devons appréhender le délai et l'effort qui existent entre notre désir d'une chose et sa réalisation. Et ce n'est pas le plaisir de l'aboutissement qui diminue, mais cette distance qui augmente, au point que parfois nous perdons de vue le moment où nous touchons au but. Si nous oublions de regarder en arrière, nous dirons "tout ça pour ça" avant de reprendre notre chemin. Nous mettons la barre plus haut, parce que c'est ce que notre monde attend de nous, et nous sommes éternellement frustrés et déçus.

    Il faut continuer à s'émerveiller de chaque petite réussite, de notre premier pas à une bonne journée au boulot. De notre première dent à un nœud de cravate bien tourné. Du premier baiser au premier baiser de chaque nouveau matin.

    Parce que ce sont ces moments pour lesquels la distance est la plus courte, et le plaisir le plus à portée de main. Des gouttes d’eau, sans doute. Mais pendant que nous descendons notre seau dans le puits pour y puiser du plaisir, nous oublions qu'il pleut peut-être juste à côté de notre seau.

  • Le community management, un métier de transition ?

    web, community management, entrepriseJe me trompe sans doute mais, pour moi, le community management sous sa forme actuelle est un métier de transition. Une spécialisation qui durera une demi-génération.

    La nature du métier, le lien intime avec le contenu, la responsabilité en terme d'image et le ROI pas toujours clair appellent ce métier à s'ajouter au portefeuille des généralistes au sein de l'entreprise, si possible avec un niveau hiérarchique ou des responsabilités de contenu élevées.

    Et rares seront ceux qui dans le futur n'auront que cette seule qualification et occupation. Les petits et moyens clients intégreront cette tâche.

    Il restera évidemment une petite niche pour les freelance talentueux et volontaires, ceux qui se diversifient dans la formation, la définition stratégique et sur des missions à court et moyen terme pour de gros clients.

    Je ne dis pas que c'est le meilleur avenir, ni pour les personnes, ni pour la qualité de ce qui est produit.