La religion, l'apathéisme et moi - jour 28 - #31bloggingdays

Puisqu’il faut choisir son camp, je suis agnostique tendance chrétien avec un fond d’apathéisme (*), plutôt tolérant et adepte de la laïcité "à la belge". Celle-là même qui ne serait pas laïque selon certains, mais que je préfère à la laïcité "moderne" qui revêt pas mal des défauts d’une croyance autoritaire et aveugle, surtout quand elle est utilisée en paravent de l'intolérance.

*L’apathéisme : qui considère que la question de l’existence ou de l’inexistence de divinités ne possède pas d’intérêt ni d’utilité pratique. Un exemple est la célèbre réponse du mathématicien Pierre Simon de Laplace interrogé par Napoléon sur l’absence de Dieu dans son système du monde : « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

J’ai reçu une éducation et une scolarité où la religion avait une place, une place que je ne rejette pas. Et je suis conscient que notre construction sociale et culturelle toute entière est empreinte de principes puisés dans les religions monothéistes historiquement dominantes. Et ces principes affectent, par adhésion ou opposition, les vies et les pensées du dernier des laïcs ou du plus irréductible des mécréants, ne leur déplaise.

Ces principes ont eu le mérite de prétendre assurer une certaine cohésion et un ordre social. Cet ordre social imparfait a bien entendu bien des défauts qui se sont reflétés notamment dans les actes des représentants des institutions religieuses, ainsi que dans les agissements ou non-agissements de ces institutions dans les événements de notre temps.

On pourra constater que d’autres modèles d’organisation sociale construits sur des croyances, comme la finance et la politique ne font guère mieux, toujours par le biais des actes de leurs représentants.

Finalement, au-delà de la croyance, la question porte sur le besoin d’imposer un système de cohésion sociale, de la construction plus ou moins artificielle d’un ordre social. Un ordre bien imparfait dont les problèmes ne seraient pas non plus résolus par une désorganisation anarchique. Dans tous les cas, les problèmes naissent de l’ambition personnelle, de la prise de bénéfice et de l’abus de pouvoir.

La question de l'existence ou de la non-existence de Dieu n'est une réponse à aucun de ces problèmes.

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