• Bonne année 2017 ! - jour 31 - #31bloggingdays

    Voilà, c'est le dernier #31bloggingdays, c'est la quille ! Trente-et-un jours de billets de blogs presque sans faillir. Il me reste à vous souhaiter une merveilleuse année 2017. D'autres stars que nous aimons vont mourir, c'est évident. Ils étaient jeunes adultes quand nous étions adolescents, et la mort nous sourit à tous. Nous ne pouvons que lui sourire en retour.

    La bonne nouvelle c'est que les méchants mourront aussi en nombre.

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    Désolé pour le cliché à deux balles ci-dessus, mais il reflète bien mon sentiment en cette fin d'année.

    Il parait que 2017 est l'année du coq. Espérons que la Wallonie, dont le coq est l’emblème, redressera un peu la crête. Je ne souhaite plus grand chose en politique pour 2017, j'ai perdu mes dernières illusions en 2016. Ni la droite, ni la gauche et encore moins l’extrême droite ou la gauche n'arrivent encore à me séduire. Et quand ils me surprennent, c'est en mal. Le centre manque de personnalité (ou n'en a qu'une). Et ce n'est ni le discours idéaliste des uns ou celui, idiot, des autres qui parviendra à me convaincre. Si j'étais un couple avec la politique, je demanderais un break de quelques mois pour réfléchir. Et après, j'irais devant le juge de paix pour récupérer ma part du pognon, il me semblait qu'on avait une sorte de contrat moral.

    En 2017, je vais continuer à haïr cordialement tous les cons et les connes, en les jugeant sur leurs actes et leurs paroles. Mais je veillerai à faire abstraction de leur race, de leur origine, de leur âge, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou politique et de leur profession sans y chercher une éventuelle causalité ou corrélation avec leur connerie. Quand on est con, on est con. Je tâcherai peut-être d'être plus patient.

    En 2017, je vais penser à mes parents, car comme les stars qu'ils sont pour moi, ils ne sont pas éternels. Avec l'âge, certains moments deviendront précieux et rares.

    En 2017, je tâcherai d'être celui avec qui Christelle, ma femme, pourra être femme, mère, fée du logis, maîtresse en sa demeure sans oublier d'être elle, tout simplement (voix niaise). En 2017, je la veux roadie et pom pom girl de tous mes projets. Je suis qu'un pauv'type, faut qu'on me tienne la main et qu'on m'encense pour chaque pas dans la bonne direction. "Good Job", comme dirait Hancock. Mais j'essaierai de lui rendre la pareille un peu plus souvent.

    En 2017, je vais regarder pousser mes enfants, en continuant le coaching en équipe avec ma femme. On les aidera à se faire une place dans ce monde en leur apprenant à se servir de leur tête et pas trop en jouant des coudes, tout en ne se laissant pas marcher sur les pieds sans entrer dans d'inutiles conflits. Vaste programme.

    En 2017 je vais encore essayer d'avancer sur mes projets musicaux. Sortir enfin mon CD et composer d'autres morceaux. J'ai quelques chouettes concert devant et mon pedalboard à finir.

    En 2017 je vais retourner cultiver le jardin de mes amitiés. A 20 ans l'amitié est un feu de broussaille indomptable qui court partout. A 30 ans, il reste une belle flambée forte qui se nourrit de tout ce qui passe à sa portée. A 40 ans passés, il reste de belles flammes et des bonnes bûches craquantes, mais il faut penser à remettre du bois régulièrement.

  • L'envie d'écrire - jour 30 - #31bloggingdays

    Voilà, avant-dernier billet de cet étrange calendrier de l’Avent des #31bloggingdays. Le challenge était d’écrire un billet par jour chaque jour du mois de décembre. J’aime les défis, et j’ai presque réussi à relever celui-ci. J’ai échoué deux fois, les jours où je n’étais pas chez moi. J’aurais dû programmer un billet la veille, mais c’est de la triche.

    Ça m’a rappelé de bons souvenirs, de l’époque où après avoir rencontré quelques blogueurs et participé à quelques modestes actions "blog" le Vif m’avait classé 33e sur les 100 blogueurs les plus "influents" de Belgique. Un classement bien vain, dont les critères me paraissaient fumeux. Mais j’avoue avoir été flatté. Ensuite les people et les politiciens ont débarqué sur "notre" Internet, avec beaucoup de popularité et très peu de contenu, la visibilité est devenue payante, et j’ai disparu des écrans radars. Et le lent déclin des blogs m’a emporté avec les autres.

    Mais cela me plaisait, de parler de tout et de rien, librement. J'en ai même profité pour toiletter un peu ce blog, comme on rangerait un coin de son grenier. J’ai relu quelques vieux billets et revu des vieilles photos. Il y a à boire et à manger, du bon et du moins bon évidemment, je ne suis ni écrivain, ni philosophe et encore moins blogueuse mode ou lifestyle. Je n’ai jamais rêvé de devenir une vraie plume, je sais que le bel écrivain devant sa machine à écrire, pipe au bec est un mythe.

    Mais j’ai fini par avoir la chance d'écrire une courte biographie pour un artiste, et j’en suis un peu fier.

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    J’aurais sans doute aimé être lu pendant ces 31 jours. Je l'ai sans doute été, mais je n'en sais rien. J'ai écrit longtemps sans guetter le trop rare commentaire. Je continue à le faire. On s'habitue aux réactions à la façon de Facebook ou de Twitter. C'est même addictif. Mais pour tout vous avouer, ça m’a fait du bien d’écrire. Simplement écrire. On finit par écrire un peu pour les autres, en guettant les réactions, en les provoquant parfois. Sur mon blog je me suis repris à penser un peu plus ce que j’écris. Je me suis senti bien plus libre. D’autant que mon blog a un titre sans équivoque : Remue-Méninges & Remue-Ménages. Il s’agit de brainstormer sur des sujets qui me passent par la tête et de raconter ce qui se passe dans et autour de ma vie. Mais l’absence de l’immédiateté et de la concision si chère à Twitter et Facebook permet d’aller au-delà de la punchline dans la réflexion, d’ajuster un argumentaire, de soupeser plus longuement une conclusion. Et puis on croise beaucoup moins d'abrutis quand on est seul (un et un seul, tout au plus).

    Évidemment le rythme un peu fou d’un billet par jour n’est pas tenable. J’ai quelquefois été à la limite de la scène de ménage, quand je ne faisais "rien" devant mon ordi au lieu de me rendre utile dans la maison. Je me souviens m’être imposé le rythme plus réaliste d’un billet par semaine minimum, trois maximum quand je bloguais régulièrement. L'exercice reste intéressant, ça aiguise la plume et le cerveau.

    Ce qui a toujours manqué à ce blog, outre un design supportable, c’est une cohérence, un objet défini, une ligne éditoriale claire. Des choses que j’ai pu développer sur mon site/blog spécialisé consacré à la guitare acoustique.

    Je pense vaguement à refaire un blog, pour donner de l’air à mon envie d’écrire. Pour parfois m'échapper de Twitter et de Facebook qui m’imposent un format. Mais ce serait sur une autre plateforme, sans publicité, avec un graphisme mieux contrôlé. À mon rythme.

    Ou alors je vais continuer à passer ici de temps en temps, poser quelques pierres de mon sac à dos pour voyager plus léger. Ce sera notre petit coin secret à nous.

  • Carnet rose : portrait "officiel" - jour 29 - #31bloggingdays

    Je profite de notre petite balade à Forestia pour déterrer cette bonne vieille rubrique de mon blog, le "carnet rose" avec les photos de la famille qui s'agrandit puis grandit. Toujours ce cliché clin d'oeil du "portrait officiel de la marmaille".

    carnet rose, famille

  • La religion, l'apathéisme et moi - jour 28 - #31bloggingdays

    Puisqu’il faut choisir son camp, je suis agnostique tendance chrétien avec un fond d’apathéisme (*), plutôt tolérant et adepte de la laïcité "à la belge". Celle-là même qui ne serait pas laïque selon certains, mais que je préfère à la laïcité "moderne" qui revêt pas mal des défauts d’une croyance autoritaire et aveugle, surtout quand elle est utilisée en paravent de l'intolérance.

    *L’apathéisme : qui considère que la question de l’existence ou de l’inexistence de divinités ne possède pas d’intérêt ni d’utilité pratique. Un exemple est la célèbre réponse du mathématicien Pierre Simon de Laplace interrogé par Napoléon sur l’absence de Dieu dans son système du monde : « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

    J’ai reçu une éducation et une scolarité où la religion avait une place, une place que je ne rejette pas. Et je suis conscient que notre construction sociale et culturelle toute entière est empreinte de principes puisés dans les religions monothéistes historiquement dominantes. Et ces principes affectent, par adhésion ou opposition, les vies et les pensées du dernier des laïcs ou du plus irréductible des mécréants, ne leur déplaise.

    Ces principes ont eu le mérite de prétendre assurer une certaine cohésion et un ordre social. Cet ordre social imparfait a bien entendu bien des défauts qui se sont reflétés notamment dans les actes des représentants des institutions religieuses, ainsi que dans les agissements ou non-agissements de ces institutions dans les événements de notre temps.

    On pourra constater que d’autres modèles d’organisation sociale construits sur des croyances, comme la finance et la politique ne font guère mieux, toujours par le biais des actes de leurs représentants.

    Finalement, au-delà de la croyance, la question porte sur le besoin d’imposer un système de cohésion sociale, de la construction plus ou moins artificielle d’un ordre social. Un ordre bien imparfait dont les problèmes ne seraient pas non plus résolus par une désorganisation anarchique. Dans tous les cas, les problèmes naissent de l’ambition personnelle, de la prise de bénéfice et de l’abus de pouvoir.

    La question de l'existence ou de la non-existence de Dieu n'est une réponse à aucun de ces problèmes.

  • Alors, les cadeaux ? - Jour 26 - #31bloggingdays

    Bon, n'y allons pas par 4 chemins, j'ai zappé l'article d'hier. Finalement bloguer c'est un bon métier à exercer à domicile, mais dès que tu sors de la maison ça devient plus dur. Le 25 c'est la traditionnelle tournée des chapelles de famille en famille ... 

    J'ai reçu des chouettes moments en famille. J'ai bien (et trop) mangé, et je me traîne une petite gueule de bois chronique. Pour les cadeaux bassement matérialistes. J'ai reçu des gants de ski avec sous-gants, une journée aux thermes, des euros, et un pedalboard.

    Ce dernier cadeau va m'occuper un moment ... il va falloir choisir une alimentation, câbler les pédales, ajouter des effets. J'aime assez l'idée d'un projet avec une vision sur le moyen terme. Et vu que je viens de booker un concert dés le 7 janvier, je suis d'autant plus motivé pour me lancer dans quelque chose de bien fichu.

    A suivre...

  • Conte : l'arbre généreux - jour 24 - #31bloggingdays

    Pour ce jour 24, je vous livre ce petit conte à propos de la vie et de la générosité. C'est une de mes histoires préférées, pourtant elle est triste. Qui serait capable de cette admirable générosité, pour un proche ou un enfant ? Au final, qui est le plus heureux ? 

    Qui connait l'histoire de l'arbre généreux ?

    Il était une fois un arbre… Qui aimait un garçon.

    Et le garçon venait le voir tous les jours. Il cueillait ses feuilles et il s’en faisait des couronnes pour jouer au roi de la forêt. Il grimpait à son tronc et se balançait à ses branches et mangeait ses pommes. Et puis ils jouaient à cache-cache. Quand il était fatigué il dormait dans son ombre. Et le garçon aimait l’arbre… énormément.

    Et l’arbre était heureux.

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    Mais le temps passa. Et le garçon grandit. Et l’arbre resta souvent seul. Puis un jour le garçon vint voir l’arbre et l’arbre lui dit : « Approche-toi, mon garçon, grimpe à mon tronc et balance-toi à mes branches et mange mes pommes et joue dans mon ombre et sois heureux. » « Je suis trop grand pour grimper aux arbres et pour jouer », dit le garçon. « Je veux acheter des trucs et m’amuser. Je veux de l’argent. Peux-tu me donner de l’argent ? » « Je regrette », dit l’arbre, « mais je n’ai pas d’argent. Je n’ai que des feuilles et des pommes. Prends mes pommes, mon garçon, et va les vendre en ville. Ainsi tu auras de l’argent et tu seras heureux. » Alors le garçon grimpa dans l’arbre, cueillit les pommes et les emporta.

    Et l’arbre fut heureux.

    Mais le garçon resta longtemps sans revenir… Et l’arbre devint triste. Puis un jour le garçon revint ; l’arbre trembla de joie et dit : « Approche-toi, mon garçon, grimpe à mon tronc et balance-toi à mes branches et sois heureux. » « J’ai trop à faire pour grimper aux arbres », dit le garçon. « Je veux une maison qui me tienne chaud », dit-il. « Je veux une femme et je veux des enfants, j’ai donc besoin d’une maison. Peux-tu me donner une maison ? » - « Je n’ai pas de maison », dit l’arbre. « C’est la forêt ma maison, mais tu peux couper mes branches et bâtir une maison. Alors tu seras heureux. » Le garçon lui coupa donc ses branches et les emporta pour construire sa maison.

    Et l’arbre fut heureux.

    Mais le garçon resta longtemps sans revenir. Et quand il revint l’arbre fut tellement heureux qu’il put à peine parler. « Approche-toi, mon garçon », murmura-t-il, « viens jouer. » « Je suis trop vieux et trop triste pour jouer », dit le garçon. « Je veux un bateau qui m’emmènera loin d’ici. Peux-tu me donner un bateau ? » « Coupe mon tronc et fais un bateau », dit l’arbre. « Ensuite tu pourras t’en aller… et être heureux. » Alors le garçon lui coupa le tronc et en fit un bateau pour s’en aller.

    Et l’arbre fut heureux… mais pas tout à fait.

    Et très longtemps après, le garçon revint encore. «Je regrette, mon garçon», dit l’arbre, «mais il ne me reste plus rien à te donner…» «Je n’ai plus de pommes.» «Mes dents sont trop faibles pour des pommes», dit le garçon. «Je n’ai plus de branches», dit l'arbre. «Tu ne peux plus t'y balancer.» «Je suis trop vieux pour me balancer aux branches», dit le garçon. «Je n’ai plus de tronc», dit l'arbre. «Tu ne peux pas grimper.» «Je suis trop fatigué pour grimper aux arbres», dit le garçon. «Je suis navré», soupira l'arbre. «J'aimerais bien te donner quelque chose... mais je n'ai plus rien.» Je ne suis plus qu'une vieille souche. Je suis navré...» - «Je n’ai plus besoin de grand-chose maintenant», dit le garçon, «juste un endroit tranquille pour m’asseoir et me reposer. Je suis très fatigué.» «Eh bien», dit l'arbre, en se redressant autant qu'il le put, «Eh bien, une vieille souche c'est bien pour s'asseoir et se reposer. Approche-toi, mon garçon, assieds-toi. Assieds-toi et repose-toi.» Ainsi fit le garçon.

    Et l’arbre fut heureux.

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    Shel Silverstein (The giving tree).