Remue-Méninges & Remue-Ménages - Page 3

  • Pourquoi j'ai cette écriture de fille … - jour 20 - #31bloggingdays

    On me dit parfois que j'ai une belle écriture. Je dirais "pas trop laide". Parfois on la confond avec une écriture féminine. Le jour où j'ai perdu un de mes carnets de notes lors d'une réunion, on a cherché désespérément à quelle nana du service il pouvait appartenir.

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    Avant toute chose, laissez moi ré-insister sur le fait que la graphologie c'est du pipeau. Les utilisateurs et les clients sont victimes de l'erreur de validation personnelle, dit aussi effet "Barnum" ou "Forer". Nous sommes tous volontiers victimes de cette illusion, car les analyses de personnalités sont construites à partir de propositions génériques. Notre besoin de conforter une certaine image de nous nous y pousse, couplée à la lecture sélective et aux biais de narrations et de corroboration. En ce qui me concerne, il n'y a pas débat. A moins de considérer que disserter sur des platitudes puisse être édifiant.

    Tout a fort mal commencé. A l'école primaire mon institutrice avait décrété que les médecins écrivaient mal. Et donc, par la mystérieuse logique de la génétique, son fils également. C'est ce qu'on appelle de nos jours une prophétie autoréalisatrice. Je me souviens d'avoir été giflé plus d'une fois en raison de ma piètre écriture. J'ai également perdu un nombre incalculable de points pour le "soin !" ou la prétendue illisibilité de ma plume. Ce fut un enfer. 

    Bic.jpgIl y avait peut-être une part de vrai dans tout ça, mais rien qui me semble avoir mérité un tel acharnement. Il faudrait que je retrouve un exemplaire de mon écriture d'enfant pour m'en assurer. 

    Une panne de stylo, l'encre qui tache le papier, un taille-crayon qui peinait à définir une pointe bien affûtée pour me donner un trait sec et ferme et l'humiliation publique devant la classe était au menu. 

    N'aimant rien de mieux que la paix et la tranquillité, j'ai décidé que l'obstacle devait être vaincu. J'ai réétudié et redéfini à ma sauce le tracé de mes lettres cursives. Vers la fin de mes primaires, j'ai cherché une forme belle et surtout efficace pour lier les lettres entre elles, j'ai commencé à écrire des phrases ridicules comme "Wolfgang Amadeus Mozart composa cette belle symphonie". Et puisque les filles étaient naturellement (et parfois injustement) encensées pour leur belle écriture, c'est vers elle que j'ai lorgné pour puiser l'inspiration. Certaines majuscules peu pratiques ont dérivé vers leur forme imprimée, d'autres sont restées cursives. Je cherchais une forme ne suscitant pas de commentaires.

    Cela tenait plus de l'exercice de dessin que de l'écriture. Le but était d'optimiser le dessin des lettres pour avoir un trait élégant et rapide à la plume comme au crayon. 

    Ma fascination pour les outils d'écriture et la papeterie me vient sans doute de là. J'aime les supports et les écritoires précis et fiables. Un papier lisse au grammage fort, un porte-mine sculpté comme un bistouri.

    Evidemment, les études et la prise de notes au kilomètre puis le travail au clavier ont abîmé mon écriture. Je regrette parfois d'écrire si peu à la main, car j'aime toujours tracer des lettres, dessiner des mots.

  • La boulette, l'oubli ou ... la fuite devant l'horreur ? - #31bloggingdays

    J'ai sauté le 19 décembre, jour de l'olive c'est mon premier ratage dans le #31bloggingdays ... grosse journée de réunions, un déplacement guitare au dos pour répéter pour le repas de Noël du boulot en janvier. Retrouvez la famille et débriefer la journée.

    Ensuite j'ai été happé par la télé avec l'émouvant et drôle "Intouchables" suivi de l'efficace "Taken", avant de plonger dans l'horreur de l'actualité en direct.

    Doit-on nous montrer la mort d'un ambassadeur en direct ? Le chaos de l'incident de Berlin ? Ces images sont-elles nécessaires ? Nous apportent-elles une meilleure compréhension de ce qui s'est passé. Je n'en suis pas sur. Nous sommes tous en choc poste-(de-télévision)-traumatique. Cette compréhension du simple fait me semble bien moins importante que l'analyse des conséquences de ces incidents.

    Devant l'effroi, l'horreur et le monceau de conneries haineuses qu'il m'a été donné de lire, j'ai fermé boutique et je suis allé (mal) dormir en oubliant de poster. Oubli réel, ou acte manqué ?

     

  • Du booking jusqu'au compte-rendu - jour 18 - #31bloggingdays

    Difficile de publier quelque chose hier pour les #31bloggingdays. J’étais sur scène au Village de Noël de Liège pour un showcase, suivi d’un pot avec des amis. Ensuite j’ai enchaîné avec le verre de l’amitié du Comité de mon quartier pendant que les enfants étaient à leur souper de Noël d’unité scoute. Un bon samedi bien rempli comme on les aime.

    Après chaque concert, je fais un petit compte rendu sur mon site. C’est l’occasion de débriefer et de garder un souvenir en valorisant anecdotes et photos. Partant de là, je me suis dit que ça pourrait être amusant d’un peu raconter comment se passe l’avant et l’après depuis les coulisses.

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    La première étape, c’est évidemment le booking. Par l’envoi de mails, par des rencontres ou par le bouche-à-oreille un organisateur et moi tombons d’accord sur une opportunité de donner un concert. Ce n’est pas toujours facile quand on joue une musique de niche comme la guitare acoustique fingerpicking instrumentale. La musique doit convenir au lieu et vice-versa.

    La première étape pour moi, après être tombé d’accord sur les conditions, c’est de bloquer la date dans mon agenda sur le site. J’aime avoir des dates bookées à l’avance. C’est essentiel pour moi de pouvoir me projeter vers l’avenir, c’est structurant pour mon travail.

    D’après ma courte expérience, il existe divers types de concerts : le showcase ou la première partie, le concert à proprement parler, le récital. Je les aborde différemment dès la préparation. J’adapte la setlist en puisant dans un répertoire plus large, pour être le plus efficace possible.

    Pour un showcase, je vais essayer de mettre en avant mes compositions les plus représentatives en équilibrant morceaux dynamiques et balades. C’est une sorte de best-of en 30 ou 40 minutes.

    Pour un concert, je mélange compositions dynamiques et balades et arrangements de morceaux connus pour amener de la variété dans la longueur. En deux heures j’ai l’opportunité de visiter de plus grandes étendus de mon univers musical. En fonction du public, j’intègre quelques amuse-bouches au ukulélé dans le set. C’est aussi l’occasion de tester des nouveaux morceaux inédits dans de bonnes conditions d’écoute pour mesurer leur impact sur le public. Quand un morceau fonctionne, il rejoint la liste des morceaux à jouer.

    Pour une animation musicale, le public est généralement rassemblé pour une autre raison que la musique. Que ce soit un marché de Noël, un repas ou une fête d’entreprise, il faut respecter le rythme propre à l’événement et s’y intégrer. Il faut accrocher sans peser. Pour moi la recette passe tout d’abord par un contrôle du volume sonore qui permet à l’événement de suivre son cours sans que je sois perçu comme une nuisance. Ensuite, il faut un mélange musical agrémenté de morceaux plus pétillants. La qualité sonore et musicale doit être suffisamment bonne pour couler dans les oreilles sans les écorcher.

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    Je répète en général le set entier tel que je compte le jouer. C’est une bonne manière de vérifier la durée du set. Cela me permet de vérifier si les morceaux fonctionnent dans l’ordre que j’ai imaginé. Parfois les rythmes, les tonalités, des morceaux trop proches ou trop éloignés ne fonctionnent pas bien entre eux et il faut faire des ajustements. Il faut aussi prévoir les changements d’instruments et les chants. J’aime bien varier un peu le déroulement des concerts. J’aimerais avoir l’aisance de certains artistes qui improvisent leur setlist au fur et à mesure de la soirée, mais j’aime avoir un plan.

    IMG_7422.JPGParallèlement à ce travail, je m’occupe de la promotion du concert. Les affiches se font plus rares, je fais ma promotion via les réseaux sociaux. Pour les plus grosses dates, je fais un mailing. Je me sers de ma page Facebook à quelques jours, mais aussi mon compte Twitter, puis parfois sur Instagram le jour précédant le concert. Je dépense peu en promotion active, à mon échelle, le retour sur investissement est assez faible, et le montant des cachets ne justifie pas d’investir. Le plus souvent, je documente tout simplement les préparatifs. C’est ce qui me semble le plus naturel, rien n’est posé ou calculé. Je pense que le live Facebook va me servir plus souvent justement pour ce côté naturel.

    La veille du concert, je prépare le matériel. J’affûte la guitare, je change les cordes et vérifie que tout est en ordre. Je sélectionne le matériel à emporter : guitare, ukulélé, ampli, petite sono, pieds de micros, table de mixage, parfois même scène démontable et éclairages. Je checke piles et câbles. J’affûte aussi l’artiste en choisissant mes vêtements et en vérifiant que doigts et ongles sont ok. Entraînement léger pour éviter les blessures d’avant-match.

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    Malheureusement pour moi (ou heureusement ?) "the drugs don’t work"… je dois être sobre, bien hydraté et bien reposé avant un concert. L’alcool ne me permet pas d’améliorer mes prestations. Je n’ai d’ailleurs que rarement constaté que les gens jouaient vraiment mieux bourrés. Ça augmente le culot, rarement le talent. Je n’ai pas de grand trac, plutôt un stress positif et une furieuse envie de bien jouer. Mes angoisses sont essentiellement liées à la présence du public, au matériel et à la sonorisation. Le soundcheck est un moment de stress, mais un moment important auquel je consacre beaucoup d’énergie si j’en ai le temps, car il détermine souvent la suite des événements.

    Pendant le concert, le plus dur c’est de trouver l’équilibre entre la concentration et une forme de lâcher-prise. L’esprit doit flotter au-dessus de l’instant "t". Si l’esprit divague devant ou derrière le présent, distrait par la musique ou ce qui se passe devant la scène ou au bar, la faute est au tournant. Et parfois malgré la faute, une porte qui claque ou un verre qui casse, il faut reprendre le fil de l’eau au milieu du torrent d’un morceau rapide, ou plus difficilement dans le clapot d’une ballade, sans faire de vagues.

    Dans les concerts, j’aime faire une interruption au milieu pour saluer les amis, boire un verre et qui sait, peut-être un jour vendre des CD. À la fin du concert, je démonte plutôt rapidement sans quitter le matériel des yeux. C’est le moment où on se fait facilement voler un instrument, un micro ; des effets, un ampli. Une fois replié et rangé, c’est plus facile de garder un œil sur le tout. J’en profite pour voir si j’ai des bonnes photos pour la communication d’après concert.

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    Le lendemain, j’inspecte, trie et range le matériel. Je n’ai pas toujours le temps de bien ranger au démontage, mais j’aime que tout soit prêt à servir pour la fois suivante. Ma Roadie me trouve un peu maniaque. J’uploade les photos dans les galeries du site et si j'en ai une belle, je la mets aussi sur mon Instagram. Et j’en profite pour remercier les amis présents et les organisateurs qui le méritent.

    C’est le moment que je choisis pour rédiger mon compte rendu en utilisant les photos et souvenirs de la veille. Je n'aime pas traîner avec l'écriture. Je suis conscient que le temps perdu ne se rattrape pas. Je sais aussi que si j'avais la vraie vie d'un musicien en tournée, je n'aurais pas le temps de raconter tout ça par le menu.

    Voilà, le rideau retombe sur l'obscurité des coulisses et leur silence. Je me réjouis d'entrer à nouveau sous la lumière des regards bienveillants du public, guitare à la main pour parler de mon univers musical. 

  • Et le dix-septième jour il ne se reposa point - Jour 17 - #31bloggingdays

    J'ai passé mon jour 17 du #31bloggingdays sur le podium du Village de Noël. J'ai vraiment passé un bon moment, un peu froid, mais pas trop. Pass de billet aujourd'hui. Je vous raconte ça demain :)

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  • The very guitar moment - jour 16 - #31bloggingdays

    Déjà le 16e jour du #31bloggingdays, je vois que So Fille est toujours dans la course. Ceci dit, j’ai un peu l’impression de crier dans le désert, ce blog n’est plus lu depuis longtemps. Laissez-moi un commentaire, ça fait toujours plaisir.

    Demain je serai sur scène avec ma guitare acoustique, en solo. Sur le podium (prononcez pod-j-um) du Village (villach') de Noël (Noyel) de Liège (Liech') à 14 heures. L’obligation de publier un billet par jour m’offre une belle occasion de vous parler de ma passion pour la guitare.

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    Un matin d’adolescence je me suis regardé dans la glace. Entre deux poils, un bouton d’acné me fixait de son œil unique au milieu de ma moustache de puceau. Lucide malgré mon jeune âge, je me suis dit que mon physique ne ferait pas l’affaire pour les filles.

    Il me faudrait être drôlement intelligent, intelligemment drôle, charmant à ma façon… et aussi un peu guitariste, juste au cas où (improbable) où je ne serai pas assez drôle ou intelligent.

    Finalement c'est l'approche guitare qui s'est révélé payante. Cela fait maintenant quelques années que je joue de la guitare, j'ai renoncé à être intelligent et drôle faute de talent en la matière.

    J’ai commencé vers 15 ans avec un peu d’accompagnement. On m’a offert des cours pour apprendre les bases (et moins casser les oreilles à mon entourage).

    849_001.jpgPuis vinrent les années "chansonnier scout" en évitant les chansons avec des accords compliqués, sans parler de toutes celles avec des accords "étranges" sans réel rapport avec la chanson originale. Je jouais sur la guitare de ma Maman, une classique cordes nylon.

    Je voulais faire du rock, mais comme tant de jeunes, on m’a baratiné et convaincu que la guitare acoustique était la voie royale pour apprendre à jouer. Haha… c’est faux ! (lire : "Par la guitare acoustique commencer tu dois jeune Padawan !").

    Après avoir rassemblé mes économies je m’en vais donc acheter ma première guitare. Direction "Guitare dans la Note" rue sur la Fontaine à Liège. Dans la boutique, un jeune homme aux cheveux longs donne des cours. Jean-Matthieu Vassen, le luthier, lui a demandé de me montrer quelques guitares. J’ai pris une immense claque musicale, puis une guitare coréenne. Je venais de croiser la route de Jacques Stotzem.

    Ensuite, j’ai pris des cours de fingerpicking avec lui. Le Fingerpicking fait de la guitare un instrument soliste, en mêlant mélodie et accompagnement. Mon premier cours a eu lieu au château d’Andrimont, où se trouvaient les studios de Radiolène, si ma mémoire est bonne. Je me souviens d’un bâtiment désert, monter des volées d’escaliers en suivant le son d’une guitare à l’oreille. Trouver le seul local éclairé en haut d’une tour. En poussant la porte, j’ai trouvé un gars, sa guitare sur les genoux. "Euh… Jacques… Stotzem ?" - "Pourquoi je n’en ai pas l’air ?".

    Pendant de longues années, les cours, les stages et les concerts ont occupé mes loisirs. Au début mon frère était de la partie, puis il a lâché l’affaire. Évidemment je la ramenais beaucoup et je bossais peu. Si le voyage dans le temps existait, c’est la chose que je voudrais me dire : sois plus modeste et travaille plus. Mais je dois admettre que je suis encore toujours plus culotté que talentueux.

    Mes études m’ont rapproché du monde et éloigné de la musique. Mais à la fin de mes études, j’ai rouvert la parenthèse là où je l’avais laissée. Mon premier stage d'une semaine m’a valu des cloches aux doigts, faute d’entraînement, mais j’étais de retour.

    Quand ma femme attendait notre premier enfant, une berceuse m’est venue aux doigts. Être parent, ça vous fait des choses inattendues. Après mûre réflexion le morceau fut baptisé "One". Premier morceau, premier enfant… et puis d’autres compositions ont suivi.

    Mon tout premier concert en soliste a lieu à Bruxelles, le 16/09. Un ami guitariste organise une soirée dédiée à la guitare. J’ai encore le compte rendu de cette soirée dans mes archives. J’ai d’ailleurs gardé l'habitude de faire le compte rendu de mes concerts.

    Pendant cette soirée, à la fin de mon morceau "Caravansérail", il se passe un truc magique. Le silence se fait, l’air s’épaissit et la dernière note vibre un temps qui me semble interminable. Et le temps reste encore suspendu une fraction de seconde dans le silence avant les applaudissements. C’est mon premier trip sous musique. Le moment de silence le plus musical de ma vie. C’est puissant comme un orgasme, je suis accro.

    J’avais une revanche à prendre. Bien des années plus tôt, à la fin d’un concert de Jacques dans un café à Virton, les amis bien intentionnés m’ont poussé sur scène pendant qu’on buvait un verre. Mon culot et une vague envie d’impressionner ma petite amie de l’époque ont bien entendu suffi pour que j’y aille… mais pas mon travail. J’ai débuté et raté 8 à 10 morceaux en trois minutes chrono avant de jeter l’éponge, humilié. Je suis monté sur scène deux ou trois fois depuis, pour accompagner des chanteurs ou d’autres musiciens. Mais pas en solo.

    Après avoir travaillé un répertoire solo plus étoffé, je m’offre un concert pour mon anniversaire. Cette fois-ci je suis prêt. Mon ami harmoniciste Olivier Poumay est même venu jammer un peu à l’incruste et à l’improviste avec moi. Ca reste un superbe souvenir.

    Les concerts se succèdent depuis. Je réalise une petite démo de quatre titres sur CD pour faciliter le démarchage et permettre aux gens d’emporter un souvenir du concert. J’en fais 200 exemplaires, pas un de plus, avec la ferme intention de ne plus en produire au-delà de ce nombre.

    Pendant ce temps, Internet change : mon site consacré à la guitare prend peu à peu le pas sur mon blog, les forums disparaissent, les réseaux sociaux naissent et meurent. Le site guitar.vanlochem.be tourne bien et il regroupe les annonces et les souvenirs des concerts, des avis sur la musique en général et la guitare en particulier ainsi que des tests de matériel. L'indispensable page Facebook et le compte Twitter sont évidemment de la partie, ainsi que Youtube et Instagram, ce dernier que je ne réserve pas exclusivement à la guitare.

    Entre-temps, je suis devenu ami avec Jacques Stotzem. Il me demande de réaliser quelques vidéos promotionnelles et quelques vidéos live pour Youtube. Éternel dilettante passionné, j’apprends énormément. Le culot et la débrouille restent des alliés précieux.

    Vu que je suis sa carrière depuis de nombreuses années et qu’il apprécie ma plume il m’a demandé de rédiger le livret biographique pour les 25 années passées sur son label. C’est mon premier projet d’écriture "sérieux". J’ai adoré le faire, j’ai adoré tenir mon premier exemplaire en main. L’accueil du public est très bon, principalement grâce à l’extraordinaire talent musical de Jacques, mais l’écriture a été appréciée également.

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    Présentation en vidéo et making-of : (ça ferait un beau cadeau pour les fêtes, ça, non ?)


    Il me reste à franchir la prochaine étape, réaliser mon propre CD. Mais une chose à la fois, demain il y a concert.

    Rappel : demain je serai sur scène avec ma guitare acoustique, en solo. Sur le podium  du Village de Noël de Liège à 14 heures. 

  • Aucun crime ne ressemble à un autre - jour 15 - #31bloggingdays

    Pour ce jour 15 des #31bloggingdays, je suis tombé sur cette intéressante rubrique d'opinion sur les mass-médias et la criminalité de Thomas Fischer.

    Un meurtre a eu lieu à Friburg, la victime est une jeune allemande, le suspect est un migrant. La population est en émoi, parce que les médias "à la solde de l'état bisounours cachant l'échec de sa politique migratoire" n'en ont pas parlé.

    Cette non-annonce a déclenché une déferlante d'annonces. La crise médiatique secoue l'Allemagne.

    Thomas Fischer est un juge fédéral à Karlsruhe et il tient une rubrique juridique dans le ZEIT.

    Pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue allemande je vous livre une version traduite et condensée de ce que j'en ai retenu. J'invite les autres à lire l'original, je ne suis pas traducteur, j'ai traduit ça au burin ... et j'ai mes biais.

    Je ne suis pas d'accord avec tout, mais l'analyse par un homme confronté au crime sous toutes ses formes mérite un coup d'oeil.

    http://www.zeit.de/gesellschaft/2016-12/kriminalitaet-massenmedien-freiburg-berichterstattung-tagesschau-fischer-im-recht/komplettansicht

    Dans la suite, le "JE" exprime l'opinion de l'auteur, pas la mienne ...

    L'année 2016 se termine comme elle a commencé. A nouveau on évoque, discute et constate une "étape" franchie. On parle de l'échec de la politique d'asile, on demande la modification des codes de déontologie journalistiques. Les redacteurs en chefs, les analystes parlent de meurtres liés à l'immigration, de viols, de la liberté de la presse et de la signification de la vérité.

    A Friburg une personne est décédée, à Bochum deux personnes ont été agressées sexuellement. Des suspects ont été arrêtés. Le néologisme élu mot de l'année "postfaktisch" (litt. "au-delà des faits") arrive à point, comme pour souligner ironiquement que "les faits ne comptent pas".

    Thomas Richter livre 11 réflexions à propos de cette affaire sérieuse:

    Premièrement : 

    "Imaginez si un Allemand avait violé une migrante mineure avant de la tuer. N'en aurait on pas parlé au journal ? Voila !" cette question formulée sérieusement vient du forum du journal. La réponse qui semble évidente à son auteur serait que l'émoi aurait été considérable jusqu'à ce que le dernier des abrutis en Allemagne comprenne ce qui importe, à savoir un "auteur allemand", et une "migrante victime".

    Si on y réfléchit même brièvement, un doute survient. Je ne puis qu'appuyer ce doute: de tous les cas de viols, de meurtres, de coups et blessures et d’agressions commis sur les migrants mineurs, tout comme sur les mineurs non-migrants le journal ne parle pas une seule seconde. Vérifiez vous-même: prenez une feuille et listez de mémoire les faits parus dans la presse ou commenté au journal qui vous viennent.

    Deuxièmement :

    Cette semaine, il est de bon ton d'évoquer le code de déontologie journalistique et les mensonges téléguidés dans les médias par l'État. Car si cela n'était pas évoqué, on pourrait donner l'impression qu'on a déjà écrit assez sur ce sujet. Or tout le monde n'a pas encore livré ce qu'il trouve bien ou mal, ce que les autres ont dit, et surtout pas dit, pourquoi ils l'ont dit, comment ils auraient du en parler si ils l'avaient fait. Mais après avoir évoqué pourquoi ils n'en ont pas parlé, il faut dire comment ils auraient du en parler et pourquoi si ils en parlent maintenant, il est trop tard. On en parle pas, puis on explique pourquoi on n'en parle pas, puis on en parle en disant pourquoi on en parle, puis comment on aurait du en parler et on recommence.

    Troisièemement :

    L'Afghan vient d’Afghanistan, et selon le rédacteur en chef du journal Cicero, il subit un choc culturel, par exemple en voyant l'affiche d'un salon érotique, qu'il ne verrait pas à Kaboul. Si il a l'age de s'intéresser à la sexualité, c'est problématique. Il n'a pas encore été déterminé pourquoi ce choc culturel touche précisément les jeunes afghans et les dégâts spécifiques causés dans leur cerveau. Je ne me souviens pas des sentiments, pensées, fantasmes, désirs et peurs causées par ma première confrontation avec la pornographie (et cette évocation de ma puberté me semble déplacée ici), mais je reconnais que l'une ou l'autre image m'a conduit à des pensées qui auraient été considérées comme inappropriées par mère, tantes et enseignants, si ce cercle de personnes en avait eu vent.

    Ce que je comprends : l'Afghan n'a pas rarement une image archaïque de la femme. Ils débarque en quelque sorte de la campagne à la ville et y découvre salons érotiques et table-dance, silicone et ongles à paillettes. Il est choqué. Mais comment ? Il est content ? Dégoûté ? Autrement dit, qu'y a t'il d'afghan chez l'Afghan en Germanistan ?

    Ce que je ne comprends pas : Pourquoi penserait-il que la femme de ce pays des merveilles puisse ou doive être violée ? Le peut-on chez lui ? Je ne pense pas. Les jeunes afghans agressent-ils des jeunes filles comme si de rien n'était ? Existe-t'il un pays d'origine où le viol suivi du meurtre d'une femme passant par là est culturellement ancré ? 

    Ces questions semblent étranges. Pourtant il faut y répondre si et avant même qu'on puisse affirmer qu'il y a quelques chose de spécifique chez tous les migrants ayant conduit au crime de Friburg.

    Quatrièmement :

    La criminologie est passionnante et intègre des disciplines de recherche quantitative empirique et d'analyse qualitative. Sciences sociales, Sciences culturelles, Droit, Sciences politiques, Pédagogie et Psychologie se liguent pour répondre à la question de ce qu'est le crime. Comment et qui définit le crime ? Comment naît-il ? Comment est-il perçu ? Quelles sont les formes de crimes ? Comment on l'appréhende, le constate, le mesure ? Quels moyens pour reconnaître le comportement criminel, l'éviter ou l'empêcher.

    Au niveau micro on se consacre a des questions de détail, comme par exemple "étrangers et crimes liés à l'immigration". Il existe des centaines de mètres de littérature sur la question originaire de nombreux pays dans les instituts, facultés, commissions et ministères.

    Rien n'indique cependant qu'un rédacteur en chef ou un journaliste puisse avoir des connaissances qui seraient meilleures, plus récentes ou qualifiées ou qu'il aurait pris connaissance et assimilé intellectuellement l'état scientifique de la question. La même chose est valable pour les représentants des syndicats policiers et autres analystes.

    Cinquièmement :

    L’Allemagne se déchire sur la question de savoir si il s'agit d'un "meurtre comme un autre".

    Celui qui a sorti cette idée d'un "meurtre comme un autre" devrait avoir honte et se taire. Sans même parler de la qualification juridique du crime dont on ne sait pas encore si il s'agit d'un meurtre. Meurtre, assassinat, coups et blessures ayant entraîné la mort, ou viol ayant entraîné la mort ou un fait accidentel non punissable. La justice devra trancher.

    A ce stade, personne ne peut s'arroger le droit de parler du "meurtre de Friburg et de ses conséquences". Pire, en parlant d'un "meurtre comme un autre" et de là d'un "meurtre pas comme les autres" qu'on serait obligé de médiatiser on fait le lit d'une mentalité sans empathie et cynique. Combien de meurtres "comme les autres" connaissez-vous chez lecteur. Qu'est ce qu'un meurtre normal ? Le journal doit-il mentionner un SDF retrouvé le crâne écrasé et grignoté par les rats sur une décharge ? Faut-il évoquer les traces de piétinement sur la tête du jeune retrouvé inconscient, tels qu'ils sont évoqués quotidiennement dans les tribunaux de ce pays ? Vous voulez savoir combien d'enfants secoués finissent tués ou handicapés par le fait de parents surmenés, stressés, ivres ou en colère.

    Et surtout, de quand date la dernière fois que vous vous êtes plaints de ne pas être informés de ces faits ?

    Sixièmement :

    Qu'est ce que la vérité que tout le monde réclame ? Comment la définir ? Pouvez-vous écrire toute la vérité sur vous-même ? Qui le pourrait ? Avez vous déjà commis un acte délictueux (probabilité 100%). Si oui, lequel ? L'avez-vous communiqué ? Si oui, quelles réactions ? Si non, pourquoi ? De combien de crimes mentionnés à la télévision vous souvenez-vous ? Les derniers mois vous avez vu des images d'enfants se battant pour leur vie, affamés et malmenés. Avez vous exigé de savoir ce qu'il était advenu d'eux ?

    Septièmement : 

    Combien de délits sexuels sont commis en Allemagne par a) des catholiques b) des protestants c) des femmes d) des universitaires e) des médecins f) des célibataires g) intérimaires h) Bavarois. J'imagine que vous le savez. C'est un besoin légitime et naturel de la population allemande de décrire précisément les groupes à risques, pour savoir que penser et comment se comporter. Et surtout comment réduire le risque.

    J'imagine que tout le monde sait approximativement si les délits meurtriers sont plus élevés dans certaines populations, comme les afghans, les allemands de souche entre 15 et 30 ans, le tout rapporté à leur nombre absolu.

    Sinon toute cette agitation ne ferait pas sens. Lorsqu'un yaourt à la vanille est moisi, on ne peut en effet s’exciter sur la moisissure des yaourts à la vanille que si on sait, suppose ou accepte que la moisissure des yaourts à la fraise est moins fréquente. Sinon il faudrait considérer les yaourts dans leur ensemble et les comparer à d'autres produits laitiers. Si on ne peut toujours pas déterminer combien de produits moisissent, on peut toujours titrer que les "Yaourts sont empoissonnés" mais on se retrouve alors de facto au niveau d'intelligence de ces téléspectateurs qu'on abrutit depuis des années.

    Autrement dit: Il est important de dire sur quel degré d'abstraction repose le devoir de vérité vis à vis du crime de Friburg.

    Huitièmement :

    Un crime a été commis à Friburg. On ne sait pas si un autre suivra. Un suspect a été arrêté. Il ne s'est pas exprimé. La police a des sérieux indices sur le fait qu'il a commis le premier acte délictueux. C'est ainsi, ça se passe ainsi, ça a du sens d'un point de vue juridique.

    Ce qui ne fait pas sens, c'est que d'innombrables experts (en penaltys, crise mondiale, politique bancaire,  etc.) devisent des conclussions de politique mondiale qu'il faut tirer de cet événement. Animateurs, journalistes et commentateurs experts ne font guère mieux.

    Neuvièmement : 

    Le journal n'a pas parlé en prime-time de l'arrestation d'un mineur suspect. Impensable ? Impensable !

    Tout le monde se confond en excuses. Pourquoi ces excuses, alors que que ceci se passe plusieurs fois par an en Allemagne ? Les raisons de la colère et de l’exigence de publier la vérité ne sont pas à chercher du côté de l'empathie envers la victime ou sa famille mais dans le fait que le suspect appartient à une minorité qui rencontre dans notre pays la peur, la colère, la haine et le rejet. Je ne partage pas ces émotions irrationnelles, cette peur ignorante. Je les trouve repoussantes. Je ne suis pas responsable du bien-être et de l'adhésion du peuple, et pour cette raison je vous le dis, cher compatriote courroucé: allez-vous faire foutre !

    On pourrait pour remplir le vide post-factuel du spectateur faire une retransmission live d'une clinique pour enfants à Alep ou d'une maternité au Soudan ou d'un orphelinat à Kaboul. Pour le bien de l'empathie allemande et son droit de connaitre la vérité, toute la vérité.

    Dixièmement : 

    Pourquoi les journalistes professionnels tombent toujours dans le même piège ? Pourquoi une non-annonce devient une annonce dés lors que 20 millions de citoyens excités pensent que ça en est une ? Pourquoi ne parle-t'on pas en premier lieu des tentatives d'instrumentalisation ?

    Selon le président d'un parti populiste, il faudrait modifier le code déontologie pour pouvoir mentionner la nationalité d'un suspect. Actuellement, elle ne peut-être mentionnée que si cela à une importance pour la compréhension du délit. Selon eux, elle devrait donc être toujours mentionnée même si elle n'a pas de lien avec les faits. Traduisons-les : la nationalité d'un suspect a toujours une signification pour le compréhension du délit. 

    Affirmations stupides, mais applaudies.

    Si j’exigeais que pour chaque délit on mentionne la confession religieuse, l'appartenance politique, l'orientation sexuelle du suspect, je passerais pour fou. Ça ne signifie pas que ces informations ne soient pas pertinentes du point de vue de la criminologie. Elles sont tout aussi importantes que le parcours scolaire, le nombre de partenaires sexuels et les relations existant entre l'auteur et la victime.

    Onzièmement : 

    A la fin surnagent quelque questions: 1) les étrangers commettent ils plus de crimes ? Si oui, lesquels et pourquoi ? 2) les demandeurs d'asile commettent ils plus de délits ou d'autres délits que les autres migrants ? Si oui, lesquels et pourquoi ? 3) les autochtones commettent ils plus de crimes que les étrangers ? Si oui, lesquels et pourquoi ?

    Ces questions font l'objet d'études, en Allemagne comme ailleurs. Pas par ennui ou hasard, mais parce que la question migratoire est une sujet conflictuel depuis des générations.

    L'opinion que les crimes de Friburg et d'ailleurs soient les signes de l'échec de la politique migratoire et que le renvoi sélectif des demandeurs d'asile soit une solution pour réduire les menaces à notre sécurité est fausse. Elle ne devient pas plus vraie par sa constante répétition.

    "Peur et Anxiété" est l'état d'esprit des allemands fin 2016. Radio et télévision y consacrent des sujets quotidiens. Mais malgré la pays paralysé par la peur, les achats de Noël se passent bien. Personne n'a stocké 20 litres d'eau, des boites de conserves et des biscottes. Même l'imminence de la troisième guerre mondiale ne pourra rien contre les émissions de Noël.

    Conclusion :

    Celui qui ne peut vivre avec la migration est certes un citoyen inquiet, mais aussi un citoyen inquiétant car il n'a pas trouvé sa place dans le nouveau monde globalisé. Selon toutes les études criminologiques des 150 dernières années, il est en danger et dangereux, car il est désintégré, déçu, frustré et se sent du côté des perdants. Il tend d'une manière proportionnellement plus élevée au recul social, au comportement auto-destructeur et est tenté par la haine irrationnelle envers les faibles et les minorités, il est enclin aux actes violents ainsi qu'à l'adhésion aux groupes d'extrémistes politiques et/ou religieux.

    Les États-unis ont une longue expérience et quelques études sur la question. Certaines se concentrent sur la problématique des immigrés allemands. Les jeunes hommes isolés, migrants économiques illégaux issus de Berlin, Hamburg ou Dresden qui se sont rués vers le pays de leur rêves sans admettre qu'ils devaient laisser leur culture allemande dans le port de New-York City. L'un ou l'autre y aurait même violé une jeune femme américaine.

  • Et ton CD ? - jour 14 - #31bloggingdays

     

    triangle.jpgEncore un recyclage pour l'article du jour 14 de ce #31bloggingdays.

    Ceux qui me suivent depuis un moment savent sans doute que je joue de la guitare et que je compose de la musique instrumentale. Depuis un moment je pense enregistrer les compositions. Après un bon paquet de concerts, j'ai décidé d'enregistrer les compositions qui ont reçu le meilleur accueil du public.

    Force m'est d'admettre que je n'avance guère. Les raisons sont multiples : manque de temps, de concentration, de silence.

    Il y a des trucs qui avancent ?

    La liste des morceaux existe et les morceaux dont je suis content sont finis. Ils ont un titre (sauf un pour lequel j’hésite encore), une structure qui ne bouge plus, et un tempo stable. Je vous jure que ça n’a l’air de rien, mais c’est un paramètre important. En parallèle, j’ai bossé la tablature de certains titres. Je bosse à chaque répet sur les petits problèmes de doigté et sur le son de chaque note pour en tirer le meilleur. J’ai peut-être déjà dit ça une autre fois, mais maintenant il y a plus de morceau concernés.

    Il manque quoi ?

    Micros, instrument, DAW et plugins; j’ai tout ce qu’il faut, alors de quoi ai-je besoin ? J’ai besoin de rires, de sourires, d’amour (qui n’en a pas besoin), de confiance en moi et en ma musique, et j’ai surtout besoin de temps. Le genre de temps rare et précieux où je peux travailler, et me concentrer. Le genre de temps où on trouve de la force. J’ai besoin que pour quelques heures la musique redevienne la chose la plus importante au monde, loin devant toutes les autres choses les plus importantes du monde. Quand j’ai fini ce que je dois faire, il ne me reste plus de jus pour le reste.

    L’actualité proche et lointaine pèse avec la montée des radicalismes, les cris de haine et de peur s’affichent partout. Les incertitudes professionnelles et personnelles pèsent sur ma vie comme un sac à dos rempli de pierres. Et vu que je me sens tout petit au pied de la montagne, ça n’aide pas. 

    Parfois …

    Parfois je me dis que ça ne se fera pas, que c’est au-dessus de mes moyens ou de mes forces. L’instant d’après je me dis qu’il sera toujours temps d’arrêter après. Et enfin, un peu plus tard, le besoin de la musique revient. J’avais envie de remanier le lineup du groupe en prévision du CD. J’aimerais trouver un meilleur guitariste, mais vu que le guitariste c’est moi, ça va être compliqué. Peut-être que changer le nom du groupe ? Ah, mais j’ai pas de nom de groupe.

    La suite ?

    C’est compliqué de n’avoir rendez-vous qu’avec soi pour les répets et pour préparer les enregistrements. Peut-être que devenir un autre comme ce musicien qui se réinvente en changeant de nom serait une solution. Mais d’abord il faut finir de devenir soi avant de vouloir devenir un autre.

    Il ne me reste plus que quelques mois avec un jour de congé par semaine pour finir mon album. Du coup la pression monte un peu, ce qui n’est pas plus mal. Je travaille mieux quand je n’ai plus le choix. 

    Voilà, c’était la séquence atermoiement sur soi-même. Une fois de temps en temps, ça fait du bien.
    Je ne suis pas drôle ? Où t’as vu que la vie c’est drôle tous les jours ?
    La vie c’est la merde et après tu meurs.