24.03.2011

Mon Avis sur tout: Radioactivité dans l'air.

dyn006_original_128_128_jpeg_30318_52e7c0a98b9743f8556cbc88c5f4b39b.jpgCes jours-ci, le débat sur la radioactivité et le nucléaire est dans l'air, si j'ose dire.

Personnellement, je trouve que le discours écologiste d'il y a vingt ans de ne pas entrer dans le nucléaire était cohérent. Je suis plus méfiant avec le message politique, émotionnel et un peu opportuniste d'en sortir vite, si ce discours n'est pas accompagné de propositions.

Il faut sortir du nucléaire, c'est une certitude. Parce que les paris sur la sécurité et la technique ont été tenus en échec (faute des investissements adéquats ?).

Parce que si la probabilité d'accident est faible, les conséquences des accidents sont énormes en impact et dans la durée.

Il faut en sortir d'une manière déterminée et rapide, sans précipitation.

La plupart des énergies alternatives ont un gros défaut, elles répondent difficilement aux pics de consommation, là où les centrales électriques sont en surproduction permanente.

Il faut donc agir sur une série d'axes:

- réduire, rationnaliser la consommation individuelle (chacun de nos gestes et de nos achats implique notre responsabilité)
- réduire, rationnaliser la consommation collective
- investir dans des solutions en rejettant l'idée que le nucléaire est un mal nécessaire
- imputer le démantelement des centrales et les recherches de solutions techniques en fin de vie sur les bénéfices des producteurs ... on verra si le nucléaire est si rentable
- intégrer notre agriculture et son modèle de PAC en souffrance dans la production de bio-carburants et de biomasse
- ne pas s'éngouffrer dans des solutions uniques (tout-éolien, tout solaire, ... )
- considérer l'indépendance énergétique au niveau européen pour bénéficier de spécificités géographiques ... pour tirer le meilleur de chaque opportunité en

14.02.2011

Lettre à la Belgique

Chère Belgique,

Comment en sommes nous arrivés là ?

Mon grand-père paternel portait des cageots de fruits dans le port dPlume.jpg'Anvers et tenait boutique dans le quartier juif, ... sans l'être vraiment. 

Mon grand père maternel était instituteur venu du Nord, et a épousé une fille de menuisier ardennais, ... sans l'être vraiment.

Son uniforme pend dans mon grenier ... officier, chasseur ardennais, la fourragère à l'épaule, une décoration pour quelques années dans les camps. Lui fera connaissance avec ma mère, sa fille déjà grande, au retour de captivité. Je le connaitrai brièvement avant qu'un cancer l'emporte (le pain moisi et les pommes de terres germées des camps sont un poison lent mais mortel). Il avait un air sévère, mais je me souviens d'une voix et d'un rire, sur ses genoux dans une cuisine. Puis, la famille rassemblée dans un petit cimetière à flanc de colline que le vent et la tristesse glace. Il fait toujours froid et venteux dans ce cimetière. J'y retournerai pour l'enterrement de ma grand-mère et me souvient de cette phrase entendue à 6 ans, on y "tomberait malade, la mort vient tâter les suivants".

Hasard de la vie, en répondant à une offre d'emploi, mes parents se sont installés dans la région germanophone, sans l'être vraiment ... ils ont appris la langue sur le tas. Dans la cour de récré, j'ai bien connu quelques soucis de ne pas être "de souche", "natif du coin". J'ai été dans une école francophone ensuite, où la première année j'étais logiquement "un boche", sans l'être vraiment. Puis le brassage et l'amitié ont fini par effacer tout ça.

Grandir, étudier, vivre à Liège, devenir liégeois, sans l'être vraiment ... travailler à Bruxelles sans devenir bruxellois. Parler 2 ou 3, parfois 4 langues, un peu par hasard, par curiosité de l'autre. Être bien partout, s'accommoder d'un rien, aller vers l'autre.

Pour moi être belge, c'était le cadeau de ne pas pouvoir se contenter de sa nationalité. Un belge doit toujours être plus, sous peine d'être insuffisamment. Contrairement à nos voisins, c'est une nationalité sans suffisance.

Nous étions bien moins prisonniers de notre naissance que d'autres. Nous avions mis le seul prisonnier de naissance à la tête du pays pour nous libérer du fardeau d'appartenance. Il a fallu que quelqu'un réinvente cette maudite fierté d'être, d'être vraiment, de naissance, de sol, sans aucun doute. Ce besoin de s'accrocher à des lieux, des noms. Ce besoin de tracer des lignes et les baptiser frontières. Cette fierté d'être qui est le creuset des disputes et parfois des guerres. 

Quand avons perdu le goût de cette exception ? Cette capacité d'être, ... sans être vraiment ? Ce talent d'y croire avec suffisamment de légèreté pour ne pas trainer un boulet ou un bagage trop pesant de belgitude. Finalement, aujourd'hui, certains nous renvoient cette légèreté comme une gifle, avec obligation de choisir son camp.

Belges du bout du monde ou Belges du bout de la Belgique, nous voilà, malgré nous, aliénés de notre liberté d'être ce que nous voulons, où nous le souhaitons.

D'après une idée glanée ici sur le blog "Carnival". 

D'autres ont écrit:

Charles Bricman:  Reste ce que tu es http://blog.charlesbricman.be/reste-ce-que-tu-es/

Marie Véja:  Lettre d’amour et de fierté http://www.lafillede1973.com/1442-lettre-damour-et-de-fie...

Marcel Sel: Saint-Valenthaine  http://blog.marcelsel.com/archive/2011/02/14/saint-valent...

Soirée sex toys pour la Belgique: http://monbopetitmonde.canalblog.com/

Denis Balencourt: Lettre à la Belgique: http://www.balencourt.com/blog/2011/02/14/lettre-a-la-bel...

Regis Warmont: Belgique, je t’aime comme une pizza 4 fromages:http://warmont.blogspot.com/2011/02/belgique-comme-une-pi...

A.Plennevaux Le pays de l’Autre http://plennevaux.be/alexandre/le-pays-de-lautre-belgian-...

14:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mon avis sur tout, belgique, politique, lettre | |  Facebook |

23.04.2010

Jeter le bébé avec l'eau du bain, mon avis sur tous (Politique).

DoNotDisturb

Marre des amalgames ! Sur Facebook ou sur Twitter, le raccourci pousse à l'amalgame. Voici un billet politique (et sans doute polémique) pour quelques petites mises au point (qui sont des opinions personnelles). Sans citer de noms, en étant conscient que je généralise abusivement (surtout par rapport aux militants de base).

Un avis sur tout, et surtout sur tous ! Marre qu'on jette le bébé avec l'eau du bain !

Religion chrétienne/Eglise:

Je reproche à titre individuel à certains d'avoir abusé de la confiance et de la proximité de personnes fragiles pour assouvir de vils instincts. Je reproche à d'autres d'avoir sciemment ou par négligence tenté de minimiser ou diminuer les faits. Je ne remets pas en cause l'institution et ses valeurs ou les fondements de la foi, ce sont des choses différentes.

Libéralisme/libéraux

Je reproche à titre individuel à certains de se grandir par l'opposition et la confrontation, jusqu'au sein de leur parti. Je reproche à d'autres d'avoir sciemment ou par négligence tenté de minimiser ou dissimuler les faits délictueux commis au sein de leur parti ou ailleurs. Je ne mélange pas les valeurs fondatrices du libéralisme avec la gloutonnerie irresponsable de certains individus et de certaines pratiques érigées en institutions sans foi ni loi.

Socialisme/Socialistes:

Je reproche aux socialistes d'avoir par leur mauvaise gestion et des choix discutables subi l'enlisement la Belgique dans certaines matières. Je reproche à titre individuel à certaines personnes d'avoir abusé de leur présence au pouvoir pour commettre des faits délictueux ou inacceptable d'un point de vue éthique. Je reproche à d'autres d'avoir sciemment ou par négligence tenté de minimiser ou dissimuler ces faits. Je reproche aux socialistes de s'approprier le socialisme qui devrait être chose universelle. Je ne remets pas en cause le socialisme et ses valeurs, ce sont des choses différentes.

Ecologie/écologistes: 

Je reproche à certains de manquer de loyauté et de courage. Je reproche aux écologistes de s'approprier l'écologisme qui devrait être chose universelle. Je reproche à certains de manquer de recul intellectuel ou politique par rapport aux causes embrassées.

Humanisme/humanistes:

Je leur reproche d'être à la fois dans l'opposition de tout et aux affaires de tout. Le vrai courage, l'engagement véritable, ne choisit ni ses combats, ni ses moments. 

Nationalisme/nationalistes:

Je reproche à titre individuel à certains de se grandir par l'opposition et la confrontation, de faire passer des idées et des théories avant le bien être et l'entente, de choisir la victoire des idées au détriment de tout humanité, de perdre toute rationalité et d'idolâtrer des mythes. Je reproche à d'autres la faiblesse d'avoir, par opportunisme ou par faiblesse, épousé ces idées.

Je rejette le nationalisme. (comme le fascisme, le racisme, la xénophobie et toutes choses qui ne se nourrissent que de valeurs négatives).

23.02.2010

Mon Avis sur tout: voiture qui roule n'amousse pas mal.

DoNotDisturb
J'ai reçu un PV pour un (petit) excès de vitesse.

Je m'attendais à pire.

J'avais payé bien plus cher (soit le double) pour un stationnement sur un "trottoir" (une bande de terre de 40 cm qui tourne à rien le long d'un talus quelques mètres plus loin).

Apparemment, ma voiture est plus dangereuse immobile qu'en mouvement ...

09:00 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : auto, mon avis sur tout | |  Facebook |

12.02.2010

Less is more: comment rater l'évolution d'un logo

decorationdevient         decoration

 

L'évolution inverse eut été préférable ... le "e" dans la fleur redondant avec la double mention du EU (en majuscules et en minuscules), la double mention du mot "ecolabel" et finalement le cadre.

Ce logo respire la crise d'identité et un travail maladroit de notoriété. Ça sent le client têtu, le compromis, le manque de courage, la peur, le repli sur soi.

Il fallait faire quelque chose de joli et d'interpellant et le faire connaître, sans se sentir obligé d'écrire en toutes lettres dessus ce dont il s'agit.

Les "less is more" et "zen garden" sont pourtant des concepts fondateurs.Votre travail est parfait quand vous ne pouvez plus rien enlever.


16:33 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fleur, logo, mon avis sur tout, ecolabel | |  Facebook |

16.12.2009

Blog: les conseils des pros ... aussi pour les amateurs !

0225290_sSur le web et dans les rayons des libraires, les titres racolent: écrivez pour le web, améliorez votre référencement. Quel intérêt au fond, pour un site personnel ?

En tant qu'individu, blogueur lambda, souvent on écrit pour écrire, seulement ensuite on caresse l'espoir d'être lu, et on rève secrètement d'être commenté. Je ne vends rien, je ne cherche ni valeur ajoutée, ni transformation de visites en revenus. Juste une envie d'une certaine qualité et une envie d'être lu.

C'est au niveau de la qualité et de l'envie d'être lu (donc lisible et accessible) que certains conseils peuvent tomber à point nommé. Comprendre la culture du net et les bonnes pratiques de rédaction de contenu n'est donc pas inutile, loin de là.

J'avais pris l'habitude d'identifier mes rubriques par une catégorie, reprise en début de titre. Ex: "Mon Avis sur tout: choisir son programme télé à 3 ans, une télécommande pour enfants". (avec une majuscule à Avis, en clin d'œil, pour souligner toute la prétention qu'il y a à se croire habilité à donner un avis "sur tout").

Le souci est que dans les flux RSS et sur les listes de Skynet, ainsi que dans les moteurs de recherches, ces titres sont automatiquement amputés et disséqués, donnant le résultat suivant:

Mon Avis sur tout: choisir son programme télé ...


L'essentiel de la spécificité du contenu de l'article est perdue. Pire, le titre donne des faux espoirs ou des fausses informations sur le contenu. Comme l'internaute procède par lecture rapide en balayage, j'ai raté l'occasion de transmettre le contenu dans les premiers mots de mon titre. J'ai loupé l'occasion, non pas de faire de l'audience, mais de fournir du contenu facile à identifier. Quand on surfe, il n'y a rien de pire que de croire trouver quelque chose et d'être déçu.

Le titre reformulé de manière efficace:

Choisir son programme télé à 3 ans ? Mon avis !

Tout est dit !

Merci, le livre: Bien rédiger pour le web : Et améliorer son référencement naturel - Canivet Isabelle.

15.12.2009

Choisir son programme télé à 3 ans ? Mon avis !

b83d_imoteVoici la imote pour enfants.

Une télécommande programmable pour donner accès aux fonctions essentielles de la télé et 5 chaînes triées sur le volet.

Elle est fournie avec une centaine de stickers pour les chaînes préférées des enfants.

Elle résiste aux chutes et aux machouillages (mais le goût n'est pas garanti).

Vue sur thinkgeek.

L'occasion de relancer le débat:

- laisser les enfants regarder la télé seul ?

Je le fais, mais sur une ou deux chaîne payante dont les dessins-animés sont "garantis" sans violence.

Au point que, chez une connaissance, après un premier dessin animé "adéquat", Alex (mon ainé) tombe sur un second dessin un peu plus rude. Il a signalé à l'adulte responsable: "je ne veux  pas regarder ce dessin, ce n'est pas pour mon âge". Avec raison et les félicitations de ses parents.

Il ne s'agit pas de nier la violence: Je ne me jette pas sur la télé pour cacher l'actualité. La vraie violence fait partie de notre monde. La violence gratuite aussi. Mais ne la montrer "QUE" dans les dessins animés c'est nier sa nature "réelle et causale", ce qui me semble le pire des choix.

Mais, dans l'ensemble, je trouve les systèmes de codes parentaux et de limitations d'âge peu efficaces et la plupart des gens se contrefoutent des signalétiques. Pour un film ou un sujet un peu à la limite, je préfère accompagner de quelques explications.

- apprendre le zapping à un enfant ?

Je ne suis pas pour.

Évidemment, je suis un adepte du zapping. Mais apprendre à attendre le début (ou la fin) d'un dessin me semble une bonne chose. Apprendre que parfois on n'aime pas ce qu'on voit et préférer éteindre la télé, au lieu d'attendre que quelque chose se passe.

Une chose que moi même je dois encore m'obliger à faire trop souvent.

Faire des choix serait une option intéressante. De toute manière tant que je suis (légalement et socialement) responsable de ce que regarde mon enfant et des effets que ça produit sur lui, je peux aussi faire les choix et encadrer les choix de mon enfant.

- on regarde ou on éteint ?

Les interdits: allumer la télé sans la regarder, regarder en boucle le même dessin, mettre l'image et pas le son, manger devant la télé (hormis un en-cas ou un bonbon). Les interruptions: manger, les toilettes. La commande arrêt sur image de mon graveur est très utile dans ce cas.

La télé n'est ni un droit, ni une obligation. Il n'y a pas de quota minimum ou maximum. "Je n'ai pas eu mes x dessins ou x minutes/heures de télé" n'est pas acceptable pour moi. Parfois plus, parfois moins, l'arbitraire règne parfois, mais pour moi, TOUT LE RESTE prime sur la télé. On l'éteint et puis c'est tout.

Mais je suis tolérant avec les dernières minutes d'une chanson, ou d'un dessin. Moi aussi je déteste ne pas savoir comment ça se termine. Pour la même raison, je ne laisse, en règle générale pas regarder "juste le début" d'un long métrage. On prend le temps ou on a le temps de regarder tout, ou pas.

- quel âge pour la télé ?

Vaste débat ! Depuis peu, on tend à recommander "pas de télé avant 3 ans". Difficile avec deux enfants, dont un de moins de 3 ans, et un autre de 5 ans.

En tout cas le moins possible. Pour ma part: pas pour de trop longues périodes (mais j'avoue avoir déjà souvent fauté par paresse et par négligence).

Ceci constitue en quelques sorte mon manifeste, la ligne de conduite que j'impose et que je tente parfois (vainement) de m'imposer.

Votre avis ?