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  • YouTube suspend (abusivement) une de mes compos pour atteinte au droit d’auteur !?

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    Article publié sur http://guitar.vanlochem.be

    Ce jeudi, j’ai eu la désagréable surprise de recevoir un courriel de YouTube me signalant qu’un de mes contenus vidéos portait atteinte au « Digital Millenium Coyright Act » et diffusait du contenu déposé sans autorisation des ayants-droits. Cette plainte a été déposée par « County class music », détenteur des droits des Eagles (rien que ça).

    Une petite recherche sur Google m’informe que County class music a lâché les chiens sur le net à large échelle pour faire valoir ses droits sur le catalogue des (excellents) titres du groupe, qui sont repris par des centaines de guitaristes sous forme de reprises, arrangements, cours payants ou gratuits.

    Tiens, aurais-je laissé trainer une vidéo de Hotel California en ligne ?

    Non, en fait, il s’agit d’une de mes compositions personnelles … une ballade inspirée par une anecdote: une personne m’avait déclaré un jour que « I don’t listen to any or play an instrument, for me Music is just wasted time« . Cet épisode m’a troublé, puis inspiré une compo, que j’ai logiquement baptisée « Wasted time » (temps perdu). Je précise qu’à part le titre, le contenu musical est bien différent de la chanson (vous pouvez vérifier, « Wasted time » des Eagles sur Google, pour ma part je ne met pas de lien, pour ne pas « aggraver » mon cas en diffusant du contenu illégal).  Pour ma part, il s’agit d’un morceau assez lent et rêveur sans grande prétention. Mais il est hors de question pour moi de changer le titre.

    Il faut préciser qu’un titre ne se dépose pas, surtout si il s’agit d’une expression courante (il existe des chansons sous ce titre de Iron Maiden, de Lionel Richie, etc.). On pourrait se prévaloir de la volonté de parasitisme (accrocher le succès en jouant sur les mots-clés, un nom de groupe proche, ex. « Motel California »), mais vu les différences de style, et de niveau et d’époque (!) ce n’est pas le cas.

    Ce qui est inquiétant, c’est que « County class music » dénonce le contenu sans le vérifier. Ensuite « YouTube » s’incline et supprime le contenu sans le vérifier (10 secondes d’écoute suffisent amplement pour se rendre compte). A « moi » maintenant de contester cette décision prise par deux « géants » (en remplissant des formulaires truffés de menaces de procès, de menaces de suspension de compte YouTube et de sous-entendus à propos de mon manque de respect des lois). A moi de subir un préjudice (léger, je le reconnais) en voyant la diffusion d’un de mes morceaux suspendue pour un temps indéterminé voire indéfiniment sous un prétexte fallacieux.

    Je ne suis pas convaincu de la pertinence de la chasse au sorcières à grande échelle en termes de copyright. Dans ce cas précis, il y a atteinte abusive à MON droit d’auteur.

    Après ma désillusion sur les services de production en ligne, de duplication de CD, je me dis que le Web 3.0 « privatisé » et le modèle économique musical 2.1 ne nous promettent pas de beaux jours à nous, les petits artisans de la musique.

    Comme disait un ami: « Ça t’en fera une bonne d’histoire à raconter en concert ! » – Mouais …  Selon que vous serez puissant ou misérable …

  • Mon Avis sur tout; Virée pour facebooking ??

    facebook_128La nouvelle fait le tour de la toile. Une employée est licenciée pour avoir utilisé Facebook durant son congé de maladie.

    Quelques pistes de réflexion supplémentaires doivent néanmoins être prises en compte, avant de crier à l'abus de position dominante:

    • il semble qu'il y avait un conflit préalable entre l'employeur et l'employée
    • il semble que Facebook soit déjà à l'origine d'un conflit
    • les prestations de l'employée étaient mises en question AVANT l'incident
    • le congé de maladie portait spécifiquement sur l'incapacité de se servir d'un ordinateur et le besoin de repos

    Ce serait comme prendre congé pour un mal de dos et en profiter pour faire son grand nettoyage.

    Faut pas se foutre de la gueule du monde, et essayer de faire le travail, pour lequel on est payé, dans la mesure des moyens alloués. Bienvenue dans le monde réel.

    Au nom de la liberté et de nos droits, on oublie parfois nos devoirs élémentaires.

    Par exemple, j'ai rédigé cette note pendant mon heure de table, entre quelques dossiers urgents ... clin.