art

  • Mes débuts dans le cinéma ... en voiture (loin) et mon omoplate droite (de dos) !

    Moleskine.jpgParfois je fais des trucs pour ne pas mourir idiot, comme manger une poignée de piments, descendre le mur d'une grange en rappel ou mettre ma langue sur un fil électrique (ce qui pourraît devenir un moyen idiot de mourir).

    Alors quand j'ai vu une annonce cherchant des figurants pour un film tourné dans ma ville, je me suis dit: "ah tiens, bah, pourquoi pas ?".

    Hop, un email, une photo de moi en portrait, en tronc et en pied, une lettre de motivation.

    Quelques semaines plus tard, un coup de téléphone pour m'informer que grâce à mon physique (de jeune premier) de simple quidam doté d'une voiture (sportive digne de James Bond) de simple quidam, j'étais retenue pour jouer le rôle du mec ... qui passe dans le fond de l'image en auto.

    Première chose, si vous pensez que c'est excitant et trépidant, passez votre chemin. Par contre avoir un aperçu de l'envers du décor est passionnant. Il faut se rendre compte du nombre de points de contrôles pour la moindre petite scène. Dans un petit rectangle, on construit une réalité contrôlée ... le cadre (sortez du cadre, marchez pas dans le cadre, t'es dans le cadre, ...).

    A 8h30, Alan (prénom d'emprunt) le responsable des figurants nous accueille. L'habilleuse inspecte nos tenues (nous avons tous prévu quelques tenues alternatives). J'ai hésité à prendre mon gilet jaune (trop voyant ?) mais finalement il est retenu, mon omoplate droite va percer l'écran dans un habit de lumière gilet jaune. Je suis content d'entendre que ma tenue normale de tous le jours sera "très bien" et "pas trop présente à l'image". C'est un peu le drame de ma vie ... :)

    Alors au "top", je fais le tour du pâté de maison, pendant que les acteurs font un truc à l'autre bout de la place. (Je ne regarde pas). Je me cale a 22 km/h pile pour passer tjs au même point. Je reviens, je me gare ... j'attends 15 (ou 30) minutes ... et on recommence.

    Alors, on décripte les messages des walkies-talkies:

    - silence (restent 5 minutes)

    - moteur (restent 3 minutes) sauf si on ajoute "euh" ... le "euh" renvoie à la case départ.

    - "Action" et ses variantes "AAAaaction" - "euh ... action" et "action ... euh" - le premier suit un problème technique, le second renvoie à la case départ. (je n'entends pas le couper, parce que je fais le tour du pâté de maisons.

    Je fais le tour du pâté de maison, pendant que les acteurs font un truc à l'autre bout de la place. Je me cale a 22 km/h pile pour passer tjs au même point. Je reviens, je me gare ... j'attends 15 minutes ... et on recommence.

    Je fais le tour du pâté de maison, pendant que les acteurs font un truc à l'autre bout de la place. Je me cale a 22 km/h pile pour passer tjs au même point. Je reviens, je me gare ... j'attends 15 minutes ... et on recommence.

    Je fais le tour du pâté de maison, pendant que les acteurs font un truc à l'autre bout de la place. Je me cale a 22 km/h pile pour passer tjs au même point. Je reviens, je me gare ... j'attends 15 minutes ... et on recommence.

    Une bonne dizaine de fois au total.

    On fait des prises "son seul" ... (je me suis tjs demandé comment ils faisaient). On refait tout, juste avec les micros.

    Il faut saluer la patience de l'équipe qui à longueur de temps fait circuler les curieux, empêche les voitures de passer. Raconter tous les abrutis grossier qui faisaient une crise parce qu'ils devaient faire un gauche droite pour contourner la place plutôt que d'aller tout droit prendrait trop de temps. Mention tout de même au livreur qui a dit "je bosse" avant de garer sa camionnette au milieu du jeu de quilles, ex-aequo avec le gars qui a coupé par le parking pour contourner les barrières nadar.

    Ensuite un très bon repas, on se détend un peu, on papote avec les autres figurants (on est très bien traité, chouchouté même).

    Puis une autre scène (en fait la même, vue sous un autre angle). Assis dans un café, j'attends ma bière en discutant avec la patronne (en fait c'est la patronne, mais elle joue une cliente parce que le patron est joué par une acteur. On parle sans émettre de son en faisant "mine que rien". Je fais un sms imaginaire à mon amoureuse qu'elle ne recevra jamais, mon gsm est éteint.

    Je passe l'après midi a regarder le patron me poser une bière sous le nez ... (EEeeet coouupez !) ... et la reprendre. Au début elle me faisait envie, finalement, elle ne me tente plus chaude et plate et flanquée d'un café froid qu'elle est.

    On ajuste, on dirige les acteurs, on répété, on change les filtres, les diaphragmes (en fonction des éclaircies). Le souci du détail est impressionnant.

    On recommence 21 fois au total. L'équipe se fatigue, les acteurs aussi, le ton reste très courtois, mais on sent une pointe d'exaspération chez certains ... mais il faut plusieurs "bonnes prises", c'est comme ça.

    Ensuite, le son ... (eeeh oui, c'est pas fini !).

    Au bout de 3 heures à faire semblant de parler, tout le monde chuchote ... du coup il faut recommencer. On ne sait pas trop quoi se dire - je ne raconte pas de blague, la dernière fois que j'ai fait ça pour un disque, on m'a entendu et ma blague à fait le "tour du monde" sur un CD.

    On remercie, on félicite, on signe le contrat de cession de droits à l'image, le paiement du cachet (défraiement) pour ma prestation artistique. Eh oui, faire le tour du pâté de maison en auto c'est un art.

    "Tais-toi donc ma femme, je suis un artiste du volant !".

    Expérience intéressante, mais il faut de la patience et de la concentration. Mine de rien je suis fatigué , même si en fait, je n'ai rien fait.

    Si tout va bien je remets ça encore deux fois. Bon mon épaule droite et mon auto sont célèbres, je tente la gauche et une main la prochaine fois.

  • Le blog vit toujours, ... et il a bougé ! le carnet rose

    bouton-carnetroseDepuis un moment, les photos de famille et les photos "tout court" cohabitent pacifiquement sur mon blog.

    N'étant pas photographe, ni artiste, ni penseur de l'image, ni technicien, je n'ai aucun remord à faire des photos de famille et des photos de vacances pour avoir des souvenirs (mais il faudrait que je me décide à monter des albums avec tout ça).

    J'ai depuis longtemps classé ces images avec le tag "carnet rose" comme un carnet de naissance ... les enfants grandissent, le tag reste. Portraits, moments choisis, anecdotes.

    Pour les amis, pour la famille ces photos sont importantes et je trouvais intéressant de pouvoir parcourir cette rubrique comme un blog en soi, via le nouveau bouton qui se trouve à gauche. 

    A l'une ou l'autre exception près (quand j'estimais que le portrait avait un interêt en tant qu'image autant qu'en tant que souvenir, j'ai tagué "photo" et "carnet rose" ... avec parfois un manque de discernement lié à un sujet qui m'est si proche.

    Mais ce blog est une somme de moments pris sur le vif, je ne remonte pas le temps pour trier mes souvenirs. Ce serait céder à la tentation de réécrire des instants, un mensonge. c'est valable aussi pour mes écrits: me reconnaitrais-je dans un billet d'il y a deux ans, pas sur. Mais je continue à l'assumer.

    Dans le futur, la frontière sera plus tranchée entre les photos et le carnet rose. 

  • Un moment de poèsie dans le courrier interne :)

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    Je cite (un anonyme)

    A un artiste méconnu parmi nous

    Depuis que je suis dans ces murs, je remarque toujours avec la même pointe d'étonnement voir d'incrédulité qu'une âme d'artiste dessine régulièrement des courbes et des virgules d'une belle envolée sur les miroirs des ascenseurs à l'aide de ses crottes de nez.

    Je tenais à saluer son style certes audacieux tout autant qu'à lui rappeler en cette période de grippe où on nous offre du gel désinfectant personnel - et ce sans vouloir brimer une si belle expression artistique naissante - que l'hygiène de base veut qu'on ne tartine pas ses sécrétions nasales qui plus est sanguignolantes sur les murs des lieux publics et ni les boutons d'ascenseur et que les mouchoirs ont été inventés.

    Bonne journée à lui et aux usagers des ascenseurs, aujourd'hui l'oeuvre est exposée dans celui de gauche.

  • Lecture: le plein de livres (encore).

    Nous avons ramené de Paris:

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    Euro Visions: The New Europeans by Ten "Magnum" Photographers

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    David Lachapelle, exhibition catalogue

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    DVD les Nouveaux Réalistes - Mode d'emploi

    ... et aussi ...

    • Les nouveaux médias d'expression artistique
    • Quand les cathédrales étaient peintes
    • Le centre Georges Pompidou en 150 chefs-d'oeuvres
    • Monogrpahie "Brancusi"
  • Photographie: l'Art ... et un blog.

    Certains défendent l'idée que l'Art résulte de la volonté seule de l'artiste de créer une œuvre dans son choix délibéré de créer.

    J'aime bien y associer la notion des représentations symboliques qui persistent quand l'œuvre est soustraite à mon regard. Une impression, une question, une émotion. Même le rire ou le sourire, peu importe que l'œuvre soit anecdotique ou triviale, n'en déplaise à ceux qui pincent les lèvres ou serrent les fesses quand on touche à l'Art (sans tomber dans le travers des provocations gratuites).

    J'ai vécu ce matin un moment agréable en parcourant le blog de Ines Stauffer-Bricks (découvert sur la Une de toutsurles.skynetblogs.be).

    La juxtaposition d'images très bien réalisées et apparemment banales avec des mots qui suggèrent un sens, sans donner de réponses claires, dans un concept bien maitrisé, me parle.

    J'aime d'autant plus quand le concept m'évoque un "mais bon sang, c'est génial, il suffisait d'y penser", par son élégante simplicité. Encore fallait-il le réaliser, avec brio, et c'est là qu'est le vrai talent.

    C'est fort, c'est bon, mangez-en, parce que le monde est trop plein d'images à lecture immédiate !

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    Et tant pis si je n'ai rien compris ou tout compris de travers, j'ai passé un bon moment, et ça ça n'a pas de prix ... (pour tout le reste il y a ma carte de crédit).

  • Entre2lignes: actes créatifs contestataires ?

    Lightbulb

    Que ce soit par adhésion ou contestation, chacun crée en communion avec son époque.

     J-C Bechet (Rédacteur à Réponse Photo)

  • Entre2lignes: Stolpersteine

    decorationUn artiste allemand, Günter Demnig plante des pavés dans les rues allemandes, avec les noms de personnes déportées et tuées sous le régime nazi: juifs, homosexuels, tziganes,  victimes d'euthanasie et d'eugénisme.

    Ici habitait "Untel" et quelques mots sur l'histoire de sa disparition.

    Il appelle ses œuvres des "Stolpersteine" des pierres qui font trébucher ou pierres d'achoppement ... (le site est en allemand, mais voici un article en français). Il en existe déjà 9000.

    Un beau travail de mémoire, tout en subtilité.

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