blog collaboratif

  • 2012: quelques Twittos branchouilles redécouvrent les joies du blog collaboratif.

    dyn002_original_128_128_jpeg_30318_7cc5193c0b75346659608ed027e08bcc.jpgQuelques Twittos, de la race de ceux qui ont (ou pensent avoir) un avis (parfois éclairé) sur tout, et aiment le faire savoir, ont décidé de lancer une expérience: l'ultra-gonzo 2.0.

    L'envie est sans doute née de la frustration de la limite des 140 caractères imposée par Twitter. Poussés par l'envie d'écrire plus, d'en dire plus, de pouvoir étaler une vision plus panoramique d'une réalité (parfois fantasmée), de servir son opinion au delà du slogan, de tenir le crachoir juste un peu plus longtemps avant d'aller au corps à corps de la confrontation des commentaires.

    Leur site: Ultra gonzo 2.0 nous promet l'ultra-gonzo ou le journalisme de l'ultrasubjectivité.

    L'idée fondatrice du journalisme gonzo est de se plonger (physiquement) au cœur d'une réalité, se confronter à elle, dans ce qu'elle a de pire et de meilleur (de préférence ce qu'elle a de pire, sinon c'est moins drôle) et de montrer la réalité en assumant, voire en revendiquant la subjectivité découlant de la vision intérieure. C'est un travail d'immersion, d'infiltration, au contraire du journalisme d'investigation qui se veut factuel, mais auquel on pourrait reprocher de ne faire qu'égratigner la surface des choses. Devenir membre d'une secte, se droguer, devenir alcoolique, anorexique, se prostituer ... et raconter son vécu "brut de décoffrage" sont des exemples parmi d'autres. 

    J'ai été très déçu. Pour être honnête, je n'ai pas lu beaucoup d'articles jusqu'au bout. Au delà des soucis de syntaxe, de concordance de temps, d'accumulation de formules, qui ne sont que des soucis de cosmétique, j'ai tiqué sur la succession de phrases-slogans (l'effet de Twitter ?), de clichés et de poncifs qui font genre, sans parler des soucis d'équilibres dans les récits entre le descriptif et le narratif. Je n'y trouve pas mon compte. Je passe du "où veut-il en venir ?" à "mais encore ?" pour en "arriver à tout ça pour ça ?".

    Ce n'est ni meilleur, ni pire que ce que je lis ailleurs, du coup l'ambition affichée tombe à plat.

    C'est mignon, mais pas 2.0. pour un sou, je me retrouve en 2.008, quand les blogs collaboratifs fleurissent, des lieux où divers auteurs, avec des plumes plus ou moins heureuses parlent de la réalité, de l'actualité, de la vie, ou de leur vie en jouant à l'apprenti-nouvelliste.

    Un des effets de Twitter et du microbloguing en général a amené les blogueurs a revoir leur style: plus concis, plus direct, plus efficace, plus rythmé (je me dois de citer quelques exceptions: les juristes, les emo-quinquas, les mamans-fleurs et fleuves, certains journalistes blogueurs, ainsi que quelques auto-satisfaits comme moi qui s'écoutent écrire et continuent à faire dans la tartine).

    Pour réinventer une chose, il faut faire cette chose et il faut une part d'invention. Or, ce n'est pas du journalisme dans l'idée, ce n'est pas du gonzo dans l'acte, et ce n'est rien de nouveau dans la forme.

    Ce n'est pas du journalisme, ni du néo-journalisme, la seule volonté étant de (se) divertir en jouant de loin d'une forme journalistique. Certes ce sont des sujets de société ou d'actualité, mais alors la moindre salle des profs ou la cantine de l'usine, pour peu qu'un parle et que deux écoutent, serait le laboratoire du néo-débat journalistique.

    Ce n'est pas du gonzo, l'implication de l'auteur étant anecdotique par rapport au sujet. L'interdiction faite aux auteurs de se critiquer les uns les autres publiquement souligne la tiédeur de l'exercice. Tu ne fais pas du gonzo sans mettre tes couilles sur la table. De l'idée du gonzo il ne reste que ce mode de production de masse, à la truelle, vite et mal mais-on-s'en-fiche-on-assume, qu'on retrouve dans le porno estampillé gonzo plutôt que dans le gonzo-journalisme.

    Ce n'est rien de neuf, le résultat est un blog collaboratif. Le blog est mort, vive le blog ! Comme sur la plupart des blogs d'écrivailleurs, dans un cadre plus ou moins contraint de forme ou de fond, on fait étalage d'égos inégaux, sans oser l'indécence de l'exhibitionnisme 2.0. Par la suppression du débat entre auteurs, et ce j'm'enfoutisme affiché, il manque finalement même la notion de collectif de créateurs cherchant l'émulation et l'escalade qualitative en se confrontant à la critique. Parce qu'il sera facile d'ignorer les cris de la plèbe criant à l'imposture, mais les coups de griffes entre pairs devront se digérer.

    Ils diront qu'on ne les a pas compris, que nous n'avons pas la même définition du journalisme, du gonzo ou du blog, et qu'on ne les aime pas personnellement, qu'on aime pas ce qui est nouveau et qu'on a voulu les classer dans un genre, parce qu'ils dérangent l'ordre établi. Petite précision: bloguer n'est pas une insulte. Ils ont choisi eux même d'afficher une certaine ambition ... et sans doute que l'important est qu'on se parle et qu'on en parle (et qu'on parle d'eux), notamment via Twitter, ce qui est sans doute le seul véritable aspect 2.0 de la chose.

    Enfin, contrairement au Gonzo dont l'exercice se revendique, l'écriture se fait depuis un fauteuil sur un joli macbook gris entre une tasse de thé fumant et un apéro sur une terrasse où l'on glose sur sa prose. C'est l'histoire du chien écrasé racontée depuis une voiture garée de l'autre côté du boulevard. C'est de la colère propre sur elle, de l'indignation de salon, de la crasse propre.

    Une sort de gonzo-chic un peu bling-bling, qui n'a pas mouillé sa chemise ou sa culotte. Et ce manque de sueur transpire de tous côtés.

  • Photo: les feuilles mortes ... d'autres vues.

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  • Photo: 2ème place, concours nos-regards "les feuilles mortes"

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    (Olympus e400 14-45mm f4 avec bagues allonges)

    Je suis sorti dans la cour, j'ai posé quelques feuilles sur mon bureau et j'ai cherché des textures dans mon viseur. Je voulais quelque chose qui évoque la terre et le cuir ou le bois.

    Je ne suis pas convaincu à 100% par la tige de la feuille que je trouve trop présente et pas très interessante, mais elle répond aux nervures de la feuille en dessous.

    Félicitations au gagnant ! Bienvenue aux nouveaux participants ...

  • Photo: concours nos-regards "les feuilles mortes"

    e400Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ...

    Demain, les résultats du concours sur le blog collaboratif "nos-regards".

    J'ai trouvé le temps de faire quelques images (après avoir vainement fouillé dans mes archives).

    Le but du jeu, retrouver mon image :) Nan, je rigole ... Mais je me demande si ma photo aura quelques votes.

    Ah, la vanité ... mon incorrigible défaut.

  • Photos: Nos regards, la mer ...

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    Quelques photos plus anciennes sont publiées sur Nos-regards, thème du mois: "la mer".

  • Musique: invité du weekend sur Tricot-passion

    CassetteFrançoise (de madeinfrançoise) m'a fait l'honner de sa rubrique "invité du week-end sur le blog "Tricot passion". J'ai décidé de parler de la guitare.

    Quel lien avec le tricot ?

    Celui de la passion, ... et ne dit-on pas d'un guitariste qui joue vite qu'il "tricote" ?

    Françoise anime aussi le blog collaboratif nos-regards et son concours thématique consacré à la rose ce mois-çi.

     

  • Photo: nos-regards, conccours thématique "La Rose"

    e400Voilà, une nouvelle édition du concours thématique "Nos-regards" sur le thème de "la Rose".

    Visitez http://nos-regards.skynetblogs.be/.

    Rendez-vous dans quelques jours pour les résultats et les commentaires.