colin-tampon

  • Causez correct: Colin-tampon, colle un tampon

    PlumeVus sur RTBf Info: Les Wallons se fichent des Bruxellois, estime Françoise Bertieaux, soulignant que Jean-Marc Nollet n'est pas bruxellois et "sait à peine où se trouve Schaerbeek", que Marie-Dominique Simonet est "tellement empêtrée dans son décret inscription que le manque d'écoles à Bruxelles semble lui passer haut au-dessus de la tête", et qu'André Antoine "se fiche de Bruxelles comme on colle un tampon".

    Ah ben c'est du joli !

    Non, "comme de Colin-tampon"

    Colin-tampon : (n.m.inv.) "se soucier de quelquechose comme de colin-tampon", n'y prêter aucune attention, s'en moquer.

    Le vent, je vous en réponds, S'en soucie, et c'est justic', comm' de Colin-tampon ..."
    Extrait de la chanson "Le vent" de Brassens

    Colin-Tampon désigne l'ancienne batterie de tambour des Suisses au service de la France, qui s'illustra pendant la bataille de Marignan (1515). Colin diminutif de Nicolas, signifie en langage paysan le nigaud et tampon représente le tambour. C'est aussi l'onomatopée d'un roulement de tambour.

    L'expression remonte à l'époque où l'on transmettait les ordres dans les casernements, avec des batteries de tambour codifiées. Le tambour des mercenaires suisses au service de la France, était plus gros que celui des troupes régulières. De ce fait, il rendait un son plus sourd et moins "sec" que le "rantanplan !" des gardes françaises, qui le laissaient donc retentir et donner ses ordres dans la plus parfaite indifférence.