culture

  • Les choses que le porno doit arrêter de faire, a-bso-lu-ment.

    cine porno.jpgCycliquement le porno a des périodes où il devient fréquentable, voire chic. Mais même quand il s'invite dans les soirées, il garde ses habitudes de bad boy.

    Quelques vilaines habitudes à perdre au plus vite.

    Jouer la carte de la culture du viol

    Le porno joue souvent sur l’ambiguïté des violences sexuelles et du viol. Mais non, ... c'est non ! Même dans un porno. Il n'est pas acceptable qu'une femme dise "non, laissez moi tranquille", avant de subir une DP brutale dans la joie et l'allégresse, tout en semblant y prendre un profond plaisir.

    Si le refus est explicite, il doit être respecté, même dans une fiction. Il existe assez de ficelles scénaristiques pour différencier le fantasme du viol (qui doit être un fantasme de la victime absolument consentante de la mise en scène d'un "viol") et le refus. Cela doit bien être possible, tout en gardant l’ambiguïté souhaitée dans la scène.

    Ne jamais mettre les femmes aux commandes dans une scène

    Attention, prêt partez: fellation, déshabillage, fellation, cunnilingus symbolique, re-fellation, devant-derrière-devant, sodomie, entre les seins, éjaculation faciale, fini. Changement de décors et d'acteurs et on remet ça. L'homme conquérant propose et dispose.

    Pourquoi ne pas mélanger les rôles en étant un peu moins stéréotypé, pour un peu de diversité ?

    Mentir

    La vilaine petite habitude: mentir à propos du casting ... certaines actrices ont acquis un statut de star, leur nom et leur corps fait vendre. Elles ont une belle présence web et des choses à raconter hors-tournage.

    Leur talent d'actrice donnent du relief au moindre morceau de scénario. Mais parfois elle ne font que passer dans une scène pour prendre une bouteille de champagne dans un placard avant de retourner tourner un autre film dans la pièce à côté.

    D'autres ont pris leur retraite et font de la figuration dans un public de boite de nuit. Alors pourquoi étaler leur nom et leur photo comme si elles avaient participé à toutes les scènes du film ?

    Parfois tant par le casting annoncé que par l'ambiance des pochettes, le décalage est tel qu'on se demande si quelqu'un ne s'est pas trompé en rangeant les DVD dans les boites.

    Pire, parfois le même film est complètement différent entre la version payante digitale, le streaming online et le DVD. Scènes absentes, montage aberrant ou carrément un film différent proposé sous le même titre. On est dans la tromperie sur la marchandise, rien de moins. Le pire c'est que c'est le client ayant acheté ou loué légalement le film qui se retrouve volé.

    Arnaquer

    Un petit tour sur certains sites proposant du contenu X montre des pratiques commerciales douteuses. Techniques d'abonnement passant par des sites tiers qui s'évanouissent dans la nature au moment de résilier un abonnement. Contenu réel et vitrine sans rapport en qualité (par contre pour la quantité, on est en général servi). La confiance perdue ne reviendra pas.

    Après il y a toutes choses qui ne sont que question de goût, dont on ne discutera pas, mais vendre un contenu sulfureux ne donne pas le droit de mentir sur la marchandise. 

    Parce qu'on peut tromper mille fois, mille pers, euh non, on peut tromper une fois une pers ... euh non ...

  • Amélie Nothomb et le plombier homosexuel

    0225290_s.jpgCette histoire de plombier homosexuel remonte à mon adolescence. J'entendais une dame se plaindre (dans les travées du "GB") d'avoir dû changer de plombier, un excellent plombier par ailleurs, parce qu'elle avait eu vent de son homosexualité.

    Je m'étais dit alors que "peu m'importe que mon plombier soit homo (ou divorcé, ou que-sais-je-encore), du moment qu'il fasse du bon boulot". Après tout seul le résultat compte.

    Quel rapport avec Amelie Nothomb ? Patience, on y vient.

    En général, fidèle à ce credo d'ado, j'ai réussi a faire abstraction de la personne pour m'intéresser au produit. Amélie Nothomb fait exception. Je n'ai jamais vraiment réussi à effacer l'image du personnage fantasque, adulé ou abhorré et légèrement insupportable. Vu qu'il y a tant à lire et si peu de temps, j'ai toujours passé mon chemin.

    Voilà qu'elle se fait étriller par une critique française, et certains amis des lettres montent au créneau pour prendre sa défense. Du sang, des boyaux, de la rate et pas mal de cerveaux, me voilà intrigué. Il ne me reste plus d'autre choix que de lire un de ses romans. Et puisqu'on évoque une baisse de qualité indigne depuis les premiers romans, il faudrait en lire deux. Pour pouvoir comparer. ("Bonne idée !" disait Jacques Mercier sur Twitter).

    Vouloir toujours se forger sa propre opinion, quel réflexe salutaire - me flattai-je, in peto.

    Ne rien recevoir pour acquis. Lutter contre le confort de se conformer. Ceux qui encensaient Amélie Nothomb, une coupette à la main, après avoir parcouru une critique de 25 lignes doivent être les mêmes à la traîner dans la boue, pendant qu'ils glissent un autre nacho dans la guacamole qui leur sert de cerveau.

    Oh, sans doute que la critique est fondée. Qui peut prétendre avoir une production égale, toujours constante en qualité. Mais combien vont re-bêler au lieu de se faire leur avis.

    Se faire sa propre idée, sans doute maladroite, bancale, boiteuse, peu ou mal informée reste le meilleur moyen d'être prêt à en changer.

    C'est mon opinion, j'en change si je veux. Si vous n'aimez pas mes opinions, j'en ai d'autres. Car débattre, remettre en cause, penser, adhérer, user de notre capacité d'analyse et de réflexion à l'échelle de notre petit univers personnelle est peut-être l'essence de notre humanité .

    Rien à foutre de "La" culture, ce qui compte c'est de me cultiver au sens le plus agraire du terme. Labourer, planter, arroser d'idées neuves, faire tourner des semailles différentes.

    Et changer d'avis encore, ... et encore.

  • Ne disez pas: ça coûte la peau des c ...

    Plume
    Je ne suis pas sûr qu'elle est vraie, mais je la trouve irresistible ! Et je l'ai piquée ici.

    Par un beau jour d'automne 1820, le duc de Mirnouf, passionné par la chasse mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux.

    Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.
    A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Écouille, se présenta au château clamant à qui veut l'entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.
    Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.

    Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (un appeau) et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.

    A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.

    Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors des ses futures chasses.
    Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :

    - Combien cela va-t-il me coûter?

    Martin Écouille, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.
    Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.
    La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché.

    Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc qui en paya le coût sans broncher.

    On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années mais cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix :

    « Ca coûte l'appeau d'Écouille ».

  • Mon Avis sur tout: Liège capitale européenne de la culture (ou pas)

    DoNotDisturbBon, le PS était contre (Mons avant tout).

    Le CDh était, en bon Janus, "contre" mais "pour" Liège (considérant que la candidature avait fait l'objet d'un accord préalable en 2004 qu'il convenait de ne pas remettre en question "inutilement"). Liège et Mons peuvent se donner la main, les wallons gagnants, blabla. Liège a des atouts, blabla ... n'oublions pas qu'à Liège la présence du CDh dépend du bon vouloir du PS, depuis longtemps l'électeur a fait un autre choix.

    J'avoue avoir signé la pétition par esprit principautaire et chauvin avant tout. Pour moi Liège est DEJA une sorte de capitale de la culture avec ses cinéma, son opéra et d'autres choses qui m'échappent.

    J'espère que les fonds de ses institutions ne se tariront pas au profit de Mons. Pourquoi devoir construire de toutes pièces ailleurs, pour bien cher, un tissu culturel qui existe ici.

    La culture, une des choses qui se délocalise mal.

    MISE A JOUR: Ah tiens, je pense que je suis plus ou moins du même avis que ce site, mais l'analyse y est bien plus poussée.

    MISE A JOUR 2: je ne parle pas du MR, simplement parce que je n'ai pas réussi à vraiment définir la position du MR qui semblait fait d'une constellations d'avis plus que d'une position tranchée. Ce qui n'est guère rassurant avouons-le.