curtius

  • Causez correct : le Vif raconte des salades

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    Il y a quelques temps sur le blog « langue sauce piquante » (le blog des correcteurs du monde) j’ai lu une critique d’un plaidoyer de BHL (oui, « le » BHL) pour l’abandon du terme francisé « roquette » auquel il faut préférer le terme « rocket » ou « missile » à cause du rapprochement entre la « roquette », armement autopropulsé et la roquette, … une simple salade. Ce rapprochement serait une banalisation de la violence, par rapprochement sémantique, avec l’anodine croquette. 

    clin 

    Pour ma part, je sais de fort longue date ce qu’est une roquette. Mais sa forme comestible n’a fait irruption que depuis peu dans ma vie (avec le fooding, et le finger-food, le snacking et la nourriture bio). Il existe d’autre sens à ce mot, comme le fait remarquer la sauce : un castelet, une salade, et un projectile incendiaire et enfin le projectile autopropulsé.

    Va pour la sauce, je suis bien d’accord avec eux. Mais la moutarde me monte au nez quand je vois dans le Vif l’Express qu’un journaliste se saisit de cette salade de croquettes et l’assaisonne dans un article concernant le grand Curtius. Ce nouveau musée, où on peut voir "une histoire de la fabrication des armes, des boulets aux rockets".

    Le terme roquette, né du mot germanique rukka, est pourtant simple et adéquat pour désigner un armement (surtout cerné qu'il est d'armes et de boulets). Autant que l’est le terme « rockets », né pendant la seconde guerre mondiale, est francisé comme son ancêtre roquette, mais le terme anglais désigne également une fusée qui n'est pas nécessairement envoyée en l'air dans un but de destruction, il n'est donc pas moins ambigu sur la question.

    Ces manières de pète-cul n’arrangent pas une langue tiraillée entre je-m'en-foutisme et poil-de-cul-tage. 

    faché

    Et que devient le superbe « lance-rockets » interrogation