debat

  • Mon Avis sur tout: Radioactivité dans l'air.

    dyn006_original_128_128_jpeg_30318_52e7c0a98b9743f8556cbc88c5f4b39b.jpgCes jours-ci, le débat sur la radioactivité et le nucléaire est dans l'air, si j'ose dire.

    Personnellement, je trouve que le discours écologiste d'il y a vingt ans de ne pas entrer dans le nucléaire était cohérent. Je suis plus méfiant avec le message politique, émotionnel et un peu opportuniste d'en sortir vite, si ce discours n'est pas accompagné de propositions.

    Il faut sortir du nucléaire, c'est une certitude. Parce que les paris sur la sécurité et la technique ont été tenus en échec (faute des investissements adéquats ?).

    Parce que si la probabilité d'accident est faible, les conséquences des accidents sont énormes en impact et dans la durée.

    Il faut en sortir d'une manière déterminée et rapide, sans précipitation.

    La plupart des énergies alternatives ont un gros défaut, elles répondent difficilement aux pics de consommation, là où les centrales électriques sont en surproduction permanente.

    Il faut donc agir sur une série d'axes:

    - réduire, rationnaliser la consommation individuelle (chacun de nos gestes et de nos achats implique notre responsabilité)
    - réduire, rationnaliser la consommation collective
    - investir dans des solutions en rejettant l'idée que le nucléaire est un mal nécessaire
    - imputer le démantelement des centrales et les recherches de solutions techniques en fin de vie sur les bénéfices des producteurs ... on verra si le nucléaire est si rentable
    - intégrer notre agriculture et son modèle de PAC en souffrance dans la production de bio-carburants et de biomasse
    - ne pas s'éngouffrer dans des solutions uniques (tout-éolien, tout solaire, ... )
    - considérer l'indépendance énergétique au niveau européen pour bénéficier de spécificités géographiques ... pour tirer le meilleur de chaque opportunité en

  • Ma planète: merde à l'écologie ?

    0225290_sUn petit billet inspiré par un dialogue de sourds autour de l'article suivant: Merde à l'écologie.

    Lisez-ça puis revenez me voir, comme disait le surveillant quand j'étais collé.

    En soi, l'article en dit long sur l'âge du capitaine. Le discours de toute une génération de quinquas est là: ne changeons rien, on va pas nous emmerder, les emmerdeurs c'est nous.

    Finalement, le rejet de la religion et du pouvoir, si post-68 est surtout une attitude libertaire, qui n'a rien à voir avec le fond. Le fond, on le décore si nécessaire, en s'inventant des outrages à la liberté, en parlant des dérives, du dogmatisme (pourtant si bien accepté jusqu'il y a peu en économie par ailleurs).

    Faisant même appel à Dieu, soyons fous, qui n'aurait pas dit de "ne pas polluer la planète".

    Je cite:

    Observons l'évolution de la lutte antitabac. Quel a été l'argument fondamental qui a réglé le destin de nos frères fumeurs martyrisés ? Le tabagisme passif. Le fumeur tue. L'homme au clopeau constitue un danger pour autrui, passant passif inhalateur de volutes. C'est la révélation de la responsabilité collective du futur cancéreux qui a eu la peau de son filtre.

    Attention, on n'a pas interdit de fumer, mais d'enfumer en tout lieu et toute heure. Fumer devient un vrai choix pour celui qui le décide. (Pour mémoire, aux US, il a fallu payer des millions à des gens qui ont commencé à fumer sans êttre informé des dangers du tabac et de sa dépendance). On fume moins de nos jours en prétendant que c'est par hasard, par erreur, par ignorance ou parce que les parents fumaient. Fumer est devenu un vrai acte revendiqué.

    Je cite encore:

    Ils pensent que le quidam est aussi dangereux qu'une usine nucléaire. C'est sur lui que tous les efforts doivent porter par une rééducation purifiante.

    Cette dérive est le résultat d'un monde où le marché est loi. Le politique bâillonné au nom de la liberté économique, il reste la force individuelle d'influer sur le marché et sur la politique, en éduquant et en sensibilisant.

    Re-sic:

    Moi, ils m'attristent ces concernés par le futur. Ils croient dur comme fer que la pollution est leur ennemie. Verts de trouille, les écolos, et engagés à coeur battant pour la protection de la nature. Comme si nous la menacions, la nature. J'ai lu qu'à Tchernobyl, poussaient des champignons noirs qui transformaient les radiations en substance organique, qu'une requine blanche, dans un zoo, célibataire depuis trois ans avait accouché d'un bébé requin sans père.

    Les champignons qui prolifèrent malgré la radiation ne résolvent pas le problème, la radiation ne disparaît pas pour autant, sa source est continue, ce n'est pas quelque chose qui est consommé. Que la nature s'adapte, n'en doutons pas. Que nous ayons la capacité de le faire est moins sûr. La planète n'est pas menacée, nous le sommes.

    Re-re-sic:

    J'ai toujours pensé que c'était la nature qui nous polluait, pas l'inverse. Elle aura notre peau, l'ingénue. D'ailleurs, elle a commencé, la pollution la plus menaçante pour l'atmosphère terrestre est la plus naturelle de toutes, les flatulences méthanisées de nos soeurs bovines.

    Et l'homme et son "tout au boeuf" n'y serait pas allé de son facteur aggravant sans doute ?

    Enfin, faire dans la caricature est un bon moyen d'être lu et de susciter le débat. Pour se faire remarquer, on peut aussi péter bruyamment en public.

    Bien sûr, tout n'est pas clair dans les discours et les arguments des écologistes, mais rationnaliser un peu notre usage des ressources, avec une peu d'humilité ne peut pas nous faire de mal, si même nous ne sommes pas en danger (ce qui reste autant à prouver que l'inverse, n'oublions pas que démontrer qu'une chose est inexacte, ne démontre pas automatiquement son contraire). De nos jours au moins, on essaye d'y réfléchir et d'en débattre, à la place de pousser sur l'accélérateur sans savoir où on va.

    Dans le brouillard, ralentir est l'attitude la plus raisonnable.