22.10.2011

Mais où est mon casque ?

Bon, je vous ai parlé de ma trottinette, il manquait encore un élément essentiel, un bon casque.

La question du ridicule est balayée depuis longtemps avec ma trottinette (j'ai touché le fond et je creuse). Le port du casque qui s'est tout de même généralisé ces dernières années n'est pas un problème (je me souviens à mes 15 ans, que le port du casque aurait été la source inéluctable de la fin de toute vie sociale).

Par ailleurs, le casque de vélo n'est pas encore obligatoire, mais, en cas d'accident, il diminue le risque de lésion cérébrale de 85%, ce qui est énorme. 

Après une brève étude, j'ai fait la constation que vélo et roller/trottinette/skate ne partagent pas les mêmes protections car les chutes sont différentes. Il faut un casque "bol" plus enveloppant pour la base du crâne et les tempes. J'ai opté pour un standard du genre, validé par toutes sortes de labels et de tests, le "Bell Faction Paul Frank", commandé sur eBay. Il est neuf. On déconseille l'achat de casques d'occasion, car on ne sait rien de leur passé et un casque ayant subi un choc doit être remplacé (ou revendu sur eBay, hum).

J'ai hésité avec un noir mat complet, mais les stickers blanc ont l'avantage (ou l'inconvénient) d'être visibles ... de loin. Sécurité avant tout.

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12.10.2011

Premier trajet "long" en trottinette !

trottinette, urbainJusqu'à présent j'ai utilisé ma trottinette (une Oxelo Town 5 XL) pour le plus petit des trajets, de mon domicile à la gare de Sclessin, soit environ 1,2 kilomètre.

Hier, j'ai parcouru mon premier trajet court de la journée, puis je me suis rendu de la gare du Nord au site de Tour et Taxis, où se tenait le salon Digital Marketing First 2011 ... trajet aller-retour assez lent, car itinéraire inconnu et nombreux obstacles en cours de route (ex: chemins terreux dans un par). Le petit moment amusant : mettre ma trottinette au vestiaire du salon sous le regard mi-étonné/mi-amusé des employés.

Malheureusement, il faisait un peu moite, encore une de ces journées où l'adéquation météo et garde-robe est difficile à doser et, tout comme pour les déplacements en vélo, le fait de transpirer un peu est assez désagréable pour une journée de travail. Je ne me sentais pas hyper à l'aise lors des entretiens professionnels sur le salon. Je dois encore apprendre à ne pas "foncer" et gérer mon effort, et peut-être carrément emporter un T-shirt de rechange.

J'ai trouvé une solution simple au problème des roues sales pour le portage de la trottinette repliée ... un petit sac en coton (qui contenait des échantillons) enfilé sur la roue, je serre le petit cordon et l'affaire est ... dans le sac. Je ne dois protéger qu'une seule roue, l'autre est dirigée vers l'extérieur plus haut que l'épaule et ne risque pas de toucher.

Un des objectifs de l'achat de cette trottinette est de zapper mon second train en correspondance. En fin de journée, j'ai donc entamé le trajet du retour … le plus long.

Première difficulté et mauvaise nouvelle ... une partie de l'itinéraire que j'avais défini en consultant google maps est un bourbier ... la route est arrachée, la terre battue et détrempée rend la conduite hasardeuse, je trouve finalement une ornière tassée par le passage des voitures et je glisse sur 500 mètres. La présence de garde-boues est un plus non-négligeable, mais ma trottinette est dégueu !  Je vais devoir adapter mon itinéraire et passer par une place très fréquentée, ce qui ne m’arrange pas : voitures en double file, garées sur les trottoirs, ivrognes titubant entre les aubettes des arrêts de bus. Je serai sans doute à pied pour éviter les ennuis.

Arrivé sur la route, je profite d’une légère descente pour prendre de la vitesse. La position debout à l’avantage de donner une vision très ouverte pour gérer sa trajectoire et comme pour le vélo, porter le regard un peu plus loin donne de la stabilité. Je m'inquiète pour ma visibilité, mais les automobilistes gèrent ma présence assez courtoisement, je suis étonné. Je n'ai pas droit à tant d'égards en tant que piéton.

Je cherche à alterner la jambe de poussée, 2-3 fois à gauche, 2-3 fois à droite et les pieds parallèles à l’avant de la plateforme pour glisser, parfois le pied droit sur le frein arrière. Je sens que c’est vraiment un sport de glisse car le contrôle et la stabilité se cherchent vraiment avec une position genou souple et un travail sur le transfert des masses jambes/bras qui permet de faire des belles courbes souples sans perte de vitesse.

Quelques mauvais tronçons de trottoir plus tard, je m’engouffre dans un petit passage souterrain qui permet de passer sous les voies de chemin de fer. Descente, virage à 90 degrés, remontée en quelques poussées et je suis à la surface.

Je prends la partie rectiligne de mon trajet en essayant d’adopter un rythme régulier, mais l’état des trottoirs et de la route m’oblige à pousser régulièrement. J’en profite pour tester un petit « saut » pour descendre du trottoir, ça se passe très bien. Idem pour monter sur un trottoir, mais il faut que le trottoir soit surbaissé, sinon le châssis risque de toucher et c’est la chute.

Dans les tronçons en asphalte lisse, ou sur pavés en béton, je glisse sur des dizaines de mètres sans effort, mais dans les passages empierrés ou pavés de manière inégale, je dois pousser souvent pour garder de l’élan. Je crains de toucher un obstacle (pierre ou trou) qui bloquerait brutalement ma roue avant et me ferait chuter, mais les roues surdimensionnées de la trottinette s’en sortent très bien. En raison de la conduite sportive, je rentre en nage à la maison (où la babysitter se fout de ma gueule, mais si on écoutait les femmes pour oser innover, on mangerait encore de la viande crue à poil dans une grotte).

J’ai eu la présence d’esprit de démarrer le tracking GPS de mon smartphone : pour un trajet de 3.9km, ma vitesse maximum était de 12.6 km/h, ma vitesse moyenne de 9.25 km/h, le trajet a pris 20 min et j’ai un dénivelé de 55m, presque imperceptible.

Mon train arrive habituellement à H:00, ma correspondance arrive à H:26 et j’ai franchi la porte de chez moi à H:28 alors que d'habitude il est H:50 … le gain est indéniable.

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10.10.2011

Permier trajet urbain en trottinette

trottinette,urbain,environnementPremière fois, toute toute première fois ... j'ai inauguré ma trottinette ce matin.

Il faisait un peu gris, humide, et pas très clair. J'ai hésité un moment puis je me suis dit qu'il ne faut jamais rentrer dans la spirale du "je le fais demain" avec ce genre de choses et la pression de mon entourage est sensible, "cap ou pas cap". Sac en bandoulière, trottinette dépliée et "zou !". Première descente souple jusqu'au coin du carrefour en T, et première traversée des travaux du bas de ma rue, déjà à pied, trottinette à la main, au bout de 30 mètres.

La plupart des trottoirs sont faits en pavés de béton, à part quelques segments en petit granit. Le long trottoir défile rue Côte d'or, je peste sur les voitures qui se mettent à cheval sur le trottoir. Je rêve de maitriser assez ma monture pour pouvoir balancer mon pied dans un rétro au passage (nan, ... je ferais jamais une chose pareille). Rouler sur la route serait sans doute une alternative plus confortable (parce que ceux qui se plaignent de l'état des routes devraient essayer les trottoirs !).  Mais c'est encore un peu dangereux et le code de la route assimile les trottinettes aux piétons (n'en déplaise à ce vieux monsieur qui râle).

Moyennant un drift involontaire, de la roue arrière, je mange les obstacles ... je constate que le plus dangereux est le combo "taque d'égout avec trottoir affaissé en couronne" qui fait un petit saut de déséquilibre avant d'aborder la savonnette. Un groupe  de quelques personnes me regarde glisser à côté d’eux, ils se marrent mais ont l’obligeance de s’écarter sur mon passage et de refermer une portière … merci les gens !

Je dois encore apprivoiser le frein de roue arrière (j'ai tendance à freiner du pied de poussée, ce qui ne permet pas de doser le freinage).

Je m'attendais à quelque chose de souple, mais en fait il faut être attentif, et la conduite est assez nerveuse. Entre les tronçons en petit granit, les taques d'égout ultra-glissantes, et les piétons (jeunes étonnés et vieux effrayés). La vitesse est appréciable et c'est plaisant, même si assez dynamique. J'étais même un peu habillé trop chaudement et j'ai eu une bonne bouffée de chaleur, entre la peur du ridicule (faut admettre que vu certains regards, j'ai l'impression de me promener en tutu rose avec un gyrophare sur la tête), s'ajoutant au stress de la conduite et l'effort de la poussée.

L'idée est de passer outre ma première correspondance, mais pour un premier test je me rends simplement à ma gare habituelle. En termes de vitesse de déplacement, le contrat est rempli, je suis bien en avance. J'ai plein de temps pour savourer mon retard de train et ma correspondance ratée. Toute solution de mobilité est dépendante de son maillon le plus faible, ici la SNCB. Je manque encore de trajets de reconnaissance pour me lancer à vue dans le trajet vers les Guillemins (mais je compte explorer cet itinéraire sur le trajet du retour).

A destination, une fois repliée, la trottinette ne pèse pas trop lourd et quand on la saisit par la barre, elle est bien équilibrée. En bandoulière, j’ai un peur de salir mes vêtements contre les roues. Dans le train, je la glisse sous le siège sans souci particulier.

Je n'ai pas l'impression de faire du bien à la planète, car je remplace un trajet à pied ou en train par la trottinette ... mais je me fais sans doute du bien à moi !

La suite au retour ... 

11:20 Publié dans Mobilité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trottinette, urbain, environnement | |  Facebook |